Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Les fanstories de Sierra Jack-115 (Halo, Naruto, Evangelion et Warhammer 40.000)

Publicité

Raid sur Paris, chapitre 7

CHAPITRE SEPT
 
1631 heures, 19 Octobre 2548 (Calendrier militaire)/ complexe minier n°263, colonie de Paris IV, système Gamma Taurus.
            Cela faisait quatre heures que les ingénieurs travaillaient à dégager l’objet inconnu sous le regard attentif de Lord Terrence Hood. Au début, on aurait put croire qu’il ne s’agissait que d’une plaque de métal, mais l’emploi intensif de charges explosives n’avait toujours pas réussi à établir les limites de la découverte. Les spécialistes de l’ONI commençaient à croire qu’ils n’en verrait jamais le bout, et que la montagne s’effondrerait sur eux avant. De plus, pensa l’amiral, nous n’avons même pas réussit à l’érafler. C’est un métal qui ne correspond à rien de connu dont la résistance est supérieure à l’adamantium le plus pur. Et pourtant une civilisation a réussi à modeler ce matériaux…
            De nombreux symboles étranges étaient gravés à la surface de l’objet. Malgré le fait que l’équipe de spécialistes dépêchés par l’ONI comporte plusieurs linguistes et archéologues, leur description était encore impossible. Ces écrits ne ressemblaient en rien à la calligraphie covenante qui avait déjà été intensément étudiée. Mais même si on ne pouvait pas les comprendre, ces symboles prouvait que ce qui était enterré ici était quelque chose d’important.
            Jusque là, les ouvriers avaient mis à nu une sorte de gigantesque mur sur deux cent mètres de long et six mètres de haut, sans pour autant en atteindre les limites. Une immense cavité avait ainsi été creusé dans cette partie inférieure de la montagne. L’énorme densité de la roche soutenait d’elle-même le poids au-dessus d’eux, mais les ingénieurs savaient qu’ils ne pourraient pas étendre infiniment cette exploitation sous peine de faire s’écrouler les milliers de tonnes de roches qui les surplombaient. Il faudra peut-être abattre toute la montagne pour déterrer cet objet…
            Une autre explosion fut déclenchée. Cette fois-ci, les ingénieurs voulaient essayer de creuser plus en profondeur au lieu de dégager sur les côtés de l’objet. Un lourd nuage de poussière s’éleva dans l’immense grotte. Lorsqu’il s’effaça progressivement, les humains purent voir une large fente délimitant un rectangle partiel de trois mètres sur un mètre cinquante. Une porte ! Enfin quelque chose !
            Immédiatement, Lord Hood et les membres de l’ONI s’approchèrent de cette nouvelle découverte. Une sorte de panneau d’ouverture était incrusté au milieu de la porte, et l’amiral ordonna aux ouvriers de l’ouvrir. A l’intérieur se trouvait un bouton pressoir qu’un ingénieur actionna. Et dans un bruit sourd, l’énorme porte s’ouvrit vers l’intérieur de l’objet, et pour la première fois depuis certainement très longtemps, quelqu’un pénétra dans ce lieu mystérieux.
            L’entrée donnait sur une salle totalement démesurée s’étendant sur plusieurs dizaines de mètres dans toutes les directions, et dont les murs étaient tous faits du même métal inconnu. Mais elle ne contenait absolument rien. Ceux qui ont bâtit cet endroit auraient donc tout emporter avec eux en partant d’ici ?
            Bizarrement, la structure possédait un système d’éclairage doux qui fonctionnait encore malgré le temps qui avait dû s’écouler. C’est alors que Terrence remarqua une autre porte du même gabarit que la première dans le fond de la salle. L’équipe avança avec précaution, craignant des pièges ou des systèmes de sécurités encore fonctionnels, pour finalement examiner l’accès.
       - Et si c’était sensé déboucher sur l’extérieur ? demanda un archéologue.
       - Je doute qu’il n’y ait que cette seule pièce, fit Hood. Elle n’est pas assez grande par rapport à ce que nous avons déblayé dehors. Il doit y avoir autre chose. Technicien ! Ouvrez-moi ça !
            Il y avait le même panneau d’ouverture que sur l’autre porte, et elle fut tout aussi coopérative que sa consœur. Elle s’ouvrit sur une pièce dépassant de loin la taille de la première, ornée de deux rangées d’énormes piliers aux nombreuses décorations. Ils menaient vers une sorte d’autel constitué d’une plate-forme volant à un mètre au-dessus du sol, et au milieu de laquelle quelque chose brillait d’une intense lumière blanche.
            Les humains s’avancèrent, attirés par la lumière comme des papillons curieux, jusqu’à atteindre l’autel. L’objet en question était un cristal de la taille d’un pouce, aux innombrables facettes si petites qu’on aurait put croire sa surface totalement ronde. Il flottait au-dessus de la plate-forme et semblait se maintenir dans les airs par sa seule lumière éblouissante. Comment une chose aussi minuscule peut-elle émettre une telle puissance ? Cela doit faire plusieurs millénaires que ce cristal est ici…
     - A votre avis, demanda l’amiral sans détourner son regard de l’objet, qu’est-ce que c’est ?
     - Aucune idée, répondit le géologue. En tout cas, ce n’est pas la nature qui a créé ce cristal, ni même la matière qui le constitue.
     -   Je ne pense pas que nos seuls yeux soient des instruments suffisants pour évaluer cette chose.
            L’archéologue avait vu juste : ici, dans ce lieu si étrange et incompréhensible, sans appareils de mesures évolués, ils ne pourraient jamais savoir à quoi ils avaient affaire vraiment. De plus, l’environnement surréaliste influençait grandement leurs pensées et troublait leurs esprits, les empêchant de raisonner clairement. Lord Hood prit alors sa radio pour ordonner l’apport du matériel nécessaire… lorsqu’une escouade de soldats surgit en courrant dans la salle. Leurs pas précipités résonnèrent au milieu des énormes piliers tandis que les cliquetis de leurs armes qu’ils serraient fermement ne laissaient rien présager de bon.
     - Monsieur ! Les covenants sont là !
_
_
_
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article