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Les fanstories de Sierra Jack-115 (Halo, Naruto, Evangelion et Warhammer 40.000)

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Raid sur Paris, chapitre 6

CHAPITRE SIX
 
0725 heures, 20 Octobre 2548 (Calendrier militaire)/ complexe minier n°263, colonie de Paris IV, système Gamma Taurus.
            Pour une simple mine, le CSNU semblait avoir déployé d’importants moyens : les galeries étaient trois fois plus renforcées que pour un tunnel normal, et un imposant système d’éclairage avait été installé. Sans doute en prévision de la visite de l’amiral, ce qui voulait dire que c’était prévu de longue date. Il y aussi les cadavres de nombreux troupes de choc et de plusieurs MP faisant parti de la garde personnelle de Lord Hood. Bizarrement, il y avait peu d’impacts de balles, et presque aucune trace de tirs plasmatique. Les corps des humains semblaient avoir été lacérés. Sûrement l’œuvre de commandos élites. Ils les ont découpé à l’épée plasma sans qu’ils puissent faire quoi que ce soit. Pas de chance…
            John ordonna à deux spartans de rester en mode de vision thermique pour détecter d’éventuels ennemis camouflés, puis ils continuèrent d’avancer. Le signal de l’amiral Hood était désormais visible sur leurs radars, leur donnant le cap à suivre dans les mines dont ils avaient obtenu les plans de la part de l’ONI. L’organisation des galeries n’était en rien différente de celle d’une autre exploitation minière, ce qui ne justifiait pas vraiment la présence du général en chef du CSNU.
            John superposa les données de la carte géologique avec la position relative du signal des implants neuraux de l’amiral par rapport à la celle de son équipe. Il en obtint une estimation de la galerie dans laquelle il était retenu. C’était un tunnel d’extraction en forme de spirale qui avait été abandonné car il ne fournissait plus assez de titane par rapport au reste de la mine, et il se trouvait à peine à cinq cent mètres des spartans. L’adjudant transmit ces données à ses camarades via leur réseau crypté.
            La galerie abandonnée n’était plus équipée de système d’éclairage depuis longtemps. Pourtant les covenants avaient pris la peine d’y poser de nombreuses petites lampes à fluorescence qui illuminaient le tunnel d’une douce lumière bleutée. Les combattants spartans s’y engouffrèrent tels des ombres, utilisant les irrégularités des parois pour se cacher d’éventuels regards ennemis. Ils progressèrent ainsi sur plusieurs centaines de mètres avant d’entendre quelque chose provenant du fond de la galerie. On dirait… des voix.
            John ordonna à ses camarades de rester en arrière et avança prudemment vers les tréfonds de cette partie de la mine. Alors qu’il descendait de plus en plus, les voix se précisaient. Elles étaient rauques, graves et arrogantes, et l’adjudant reconnut aussitôt le ton des élites covenants. Deux élites. Mais il sont peut-être plus…
    - Les troupes de défense de la zone Sud continuent de demander des renforts. Ces humains semblent déterminés à se mettre sur notre chemin.
    - La flotte en orbite rencontre également de grandes difficultés. Se pourrait-il qu’ils soient au courrant ?
    - C’est bien possible.
            John utilisa sa fibre optique pour espionner l’ennemi. Ils étaient regroupés au niveau de la fin de la galerie. Le spartan compta en tout dix grognards et cinq élites qui entouraient l’amiral Hood. Il était toujours en vie, assis sur le sol, les mains et les pieds liés par ce qui semblait être des menottes magnétiques. Ce genre de gardiens n’auraient pas fait hésiter John si les élites avaient été des élites normaux. C’est la première fois que je vois ce genre de soldat.
            Ils avaient tous leurs armures de couleur rouge, comme les lieutenants élites, mais possédaient en plus sur leurs armures des sortes d’armatures dorées. Cela ressemblait plus à des ornements qu’à des renforcements d’armures destinés à mieux les protéger. Ce sont sans doute des insignes servant à les différencier des lieutenants habituels. Cela veut donc dire qu’il occupe une toute autre fonction dans l’armée covenante. Une fonction bien plus importante. Mieux vaut prendre nos précautions face à ces types. D’autant que s’ils se sentent menacés, ils pourraient utiliser l’amiral comme bouclier. Restons prudents…
            John fit signe à ses coéquipiers de le rejoindre. Par une série de geste, il leur résuma la situation et expliqua son plan. Les casque de ses compagnons s’inclinèrent en signe d’approbation. Sans hésiter, Fred saisit deux grenades étourdissantes et balança la première en contrebas, puis attendit encore trois secondes avant d’envoyer la seconde. Un violent flash illumina la galerie l’espace d’un instant, et les cris de nombreux grognards parvint aux oreilles des humains. Aussitôt, Linda s’avança et épaula son fusil pour abattre les élites, tandis que John, Fred et Kelly s’occupaient des grognards.
            Normalement, un fusil de sniper S2AM ne peut contenir que quatre balles de 14,5 mm dans son chargeur, afin de conserver l’équilibre de l’arme lors du tir. Ces munitions étaient en effet très lourdes. Mais Linda s’était fabriqué un fusil spécialement pour elle, dont les chargeurs étaient en fait l’association de deux chargeurs réglementaires. Le surpoids à l’arrière de l’arme était compensé par l’ajout d’un silencieux et d’un viseur infrarouge, tous deux faits de titane. Un marine normal ne pourrait pas porter une telle charge, mais Linda n’avait pas ce genre de problème. Elle s’était fabriqué ce fusil à cause de sa terrible précision qui l’amenait souvent à vider son chargeur en à peine deux secondes, et donc à passer plus de temps à recharger qu’à tirer. Même si elle était certaine de tuer à chaque balle, quatre munitions étaient totalement insuffisantes pour la fonction qu’elle occupait, et qui était de donner la mort à des escouades entière sans qu’elle aient le temps de voir d’où vienne l’attaque.
            C’est ainsi que les gardiens de l’amiral furent éliminés en moins de cinq secondes. Leur sang éclaboussa le commandant du CSNU, qui tirait désormais un regard impressionné. Il avait entendu de nombreuses rumeurs sur les spartans et avait lu de nombreux rapport à leur sujet. Il s’était même entretenu plusieurs fois avec la directrice de la section 3, le Dr Halsey, mais c’était la première fois qu’il voyait ces fantastiques soldats. Et pour une première rencontre, c’était plutôt explosif.
     - Content de vous voir, fit Hood. L’ONI ne pouvait pas m’envoyer meilleurs sauveurs.
            Mais John ne comptait pas se laisser distraire par les compliments du commandant :
     - Les remerciements viendront plus tard, amiral. Nous ne sommes pas encore tirés d’affaire. D’autant que la situation semble plus sérieuse qu’elle n’y parait.
     - De quoi parlez-vous, mon garçon ?
     - Je crois que vous le savez très bien.
            Les autres spartans eurent un bref sursaut d’étonnement.
     - John ! s’exclama Kelly. Ce n’est pas comme ça qu’on s’adresse à un amiral !
     - Ne lui en voulez pas, ma chère, s’excusa Hood. Il a raison de s’y prendre ainsi.
            L’amiral avait un air un peu désolé, comme s’il sentait qu’il avait trahit les spartans quelque part.
     -   A ce que je vois, l’ONI ne vous a pas expliqué pourquoi je suis ici ?
     - Nos seuls informations était votre localisation, expliqua John. Nous ignorons tout le reste.
     -   Alors je vais devoir vous délivrer des renseignements top secrets.
            L’Office of Navy Information était connue pour conserver les renseignements les plus explosifs sans aucun risque de fuite, et cela même pendant des années entières. Ils étaient en parti responsables du voile de mystère qui enveloppait les spartans, et ceux-ci avaient de nombreuses fois reçut leurs missions des mains d’agents de l’ONI. Cependant, cette fois-ci, c’est quelque chose de gros. Très Gros.
     - Il y a huit jours, l’ONI a reçut un rapport de cette mine faisant état d’une découverte de grande importance, qui nécessitait l’envoie de spécialistes sur place. Même si, ces dernières années, nous avons reçut de nombreux rapports de ce type, celui-ci n’était pas du tout anodin, et j’ai immédiatement décidé de venir en personne superviser l’examen de cette découverte. Car ce que les mineurs ont déterré ici semble être… une structure extraterrestre, et qui n’a rien à voir avec les covenants.
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