Les fanstories de Sierra Jack-115 (Halo, Naruto, Evangelion et Warhammer 40.000)
CHAPITRE PREMIER
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2349 heures, 19 Octobre 2548 (Calendrier militaire)/ Système Epsilon Eridani, Complexe Militaire du CSNU de Reach, base d’entraînement n°27.
La nuit avait recouvert le camp. C’était une base parmi tant d’autres dispersées à la surface de Reach, avec ses nombreuses casernes et les bâtiments qui constituaient habituellement ce genre de camp. Il était principalement utilisé comme lieu d’entraînement pour les soldats nouvellement formés ou étant dans les premières parties de leur formation. Dirigée par le colonel Ferston, un homme méticuleux et soucieux du règlement, les résultats de ses recrues étaient nettement supérieur à la moyenne des autres terrains d’entraînement. Mais dans le fond, rien ne le différenciait véritablement d’une autre installation militaire. Elle possédait un imposant mur défensif blindé équipé de passerelles renforcées et de miradors avec tourelles automatiques et projecteurs, et parcouru en permanence par de nombreuses sentinelles. Il faudrait employer au moins un bataillon entier pour espérer prendre cette base.
Pourtant…
Le projecteur éclairant la partie Nord de la base se mit brusquement à faiblir, et grésilla énergiquement avant de s’éteindre complètement. Le première classe Wallace Jeys qui était en poste sur ce mirador se dépêcha d’inspecter le dispositif d’éclairage, mais celui-ci ne semblait pas vouloir se rallumer. Immédiatement, Wallace empoigna sa radio :
- Poste de Commandement ! Ici première classe Jeys. Mon projecteur s’est éteint.
- Bien compris, Wallace ! On t’envoie un technicien pour régler ça.
L’ingénieur ne fut pas long. Il y en avait toujours un réveillé dans la base, car l’expérience avait souvent montré que les problèmes techniques n’a aucun respect pour le sommeille des hommes. Après un court examen du projecteur, le spécialiste rendit son verdict :
- C’est juste l’ampoule qui a grillé, mon gars. N’importe quel matos finit par lâcher à un moment, de toute façon. Heureusement, j’en ai amené une de rechange.
Il ne fallut pas longtemps pour changer le système d’éclairage qui se remit aussitôt à éclairer la zone extérieure.
- C’est déjà la troisième ampoule de 55 que je change ce mois-ci, râla l’ingénieur. Faut croire qu’elles ont une espérance de vie bien déterminée. Il va peut-être falloir qu’on les change toutes pour éviter d’avoir à le faire en pleine nuit…
- En tout cas, merci d’être intervenu aussi vite.
- De toute façon, on ne risque pas d’être attaqués, ici.
Soudain, Jays aperçut une ombre s’approcher du technicien. Il ouvrit la bouche pour l’avertir, mais un puissant coup sur sa nuque le fit tomber dans l’inconscience. Une fraction de seconde plus tard, le corps de l’ingénieur le rejoignit sur le sol du mirador.
Assis confortablement derrière son bureau, le colonel Ferston examinait les rapports concernant les résultats d’entraînement de ce mois-ci. Ils étaient en baisse. Et ce n’était pas nouveau. Cela faisait déjà plusieurs mois que la qualité des troupes faiblissait progressivement. C’était comme s’ils n’avaient plus la même volonté, et qu’ils se contentaient d’effectuer leurs exercices sans essayer de donner leur maximum. Et le colonel ne savait pas quoi faire pour les motiver.
Le camp d’entraînement 27 était connu par la hiérarchie pour être le plus prestigieux de Reach, car les soldats qu’il formait s’étaient souvent distingués pour leur grande efficacité et leur volonté de fer. Ils avaient participé à l’assaut de nombreuses base rebelles aux alentour du système Eridani, et avaient déjà affronté les covenants plusieurs fois sur d’autres planètes. L’intervention du bataillon 27 sur un champ de bataille avait souvent apporté la victoire au CSNU, quel que soit l’ennemi, et le tableau de chasse de la section s’était enrichit au fil des campagne. Mais ça, c’était avant…
Aujourd’hui, les choses avaient bien changé. Depuis que les covenants étaient apparut et que les rebelles se tenaient tranquilles pour éviter d’attirer l’attention, la stratégie du CSNU était passé de l’offensive à la défensive, et les affrontements se faisaient rares. Si rares, en fait, que le bataillon 27 n’avait plus quitté Reach depuis plusieurs années. De ce fait, l’ardeur des hommes s’était lentement éteinte comme un feu qu’on n’alimentait plus, et la renommée du bataillon était devenu de l’histoire ancienne. Ils ne se soucient plus de la renommée de leur section, se dit le colonel. Mais je ne peux pas vraiment leur en vouloir. Aujourd’hui, tout le monde essaye seulement de sauver ses fesses, et rester sur Reach est probablement la meilleure façon.
Soudain, une série d’explosion retentit à travers la base qui fut ébranlée dans tous les sens. S’était comme s’ils subissaient le bombardement d’une escadrille entière. Le colonel Ferston ne perdit pas un instant et se précipita vers le poste de commandement situé juste à côté de son bureau. Comme tous les centres de commandement de Reach, celui-ci était enfoui à une vingtaine de mètres dans le sol pour des situations comme celle-ci, et était relié au système de vidéo-surveillance de la base<pour évaluer la situation.
Mais lorsqu’il arriva au niveau des postes de surveillance, il s’aperçut qu’aucun moniteur n’affichait la moindre image. Des parasites avaient envahi les écrans, laissant le centre de commandement complètement aveugle. Ferston s’empara alors du téléphone de la ligne interne, mais il n’obtint aucune tonalité. Mais qu’est-ce qui se passe, bordel ?
Le seconde classe Edward Tuttle fut réveillé en sursaut par le bruit des explosions et les puissantes secousses qui en résultèrent. Sa première pensée fut que les covenants attaquaient, et il se tourna immédiatement vers son fusil qu’il avait posé de l’autre côté de sa cantine. Mais il n’eut pas le temps d’aller le chercher que le canon d’une arme se posa sur sa tempe.
- Désolé mon gars, fit une voix grave au-dessus de lui, mais t’es mort.
Edward ferma les yeux, attendant la mort inévitable. Mais plusieurs secondes s’écoulèrent, et rien n’arriva. Tremblant de peur, il rouvrit les yeux et se tourna vers l’origine de la voix. Sa stupeur fut immense lorsqu’il s’aperçut que celui qui le tenait en joue était en fait… un spartan.
- Règle n°427, récita le grand combattant en armure : Durant le repos du soldat, son arme de service ne doit pas se trouver hors de portée de son bras, afin qu’il puisse s’équiper en un instant en cas d’attaque surprise de l’ennemi.
Le spartan portait l’armure lourde qui caractérisait sa section, et la visière réfléchissante de son casque empêchait de voir son visage, lui donnant l’apparence d’un combattant cyborgue. Il y avait trois autres spartans dans cette caserne, qui tenaient en joue d’autres marines. Les soldats du CSNU savaient très bien de quoi étaient capables leurs attaquant inattendus, et la peur les avait complètement immobilisé. Mais dès que le regard d’Edward se posa sur sa visière, le super-soldat devant lui abaissa son arme, avant de s’adresser à l’ensemble des marines de la caserne :
- Rassemblez-vous tous au milieu de la base ! Immédiatement !
Les soldats de l’armée régulière ne prirent pas le temps d’enfiler leurs vêtements et sortirent dehors en caleçon. Heureusement, on était dans la période estivale de cette région de Reach, et la température était relativement fraîche. Les marines se postèrent en rang dans la coure en remarquant que, bizarrement, tous les bâtiments de la base étaient intacts. Aucune marque d’explosion n’était visible, pas même un impact de balle, contrairement à ce que l’apocalypse entendu à l’instant avait laissé supposer.
Il y avait là une quarantaine de spartans qui entouraient les soldats. Peu de personnes avait vu autant de ces super-combattant, et la vision d’une telle puissance d’action avait de quoi insuffler le plus grand courage à leurs alliés, et la plus terrible peur à leurs ennemis. Une fois que tout le monde fut rassemblé, à l’exception du personnel du poste de commandement qui s’était enfermé dans leur abris souterrain, l’un des spartans s’avança. D’une voix dénuée de toute expression, il annonça :
- Vous tous ! Vous avez fait preuve ce soir d’une pitoyable efficacité défensive ! En tant que soldats du CSNU et défenseurs de l’Humanité, vous devez rester constamment sur vos gardes. Si nous avions été des commandos élites infiltrés, vous seriez déjà morts. Cet exercice organisé par la section 3 avait pour but de vous rappeler votre devoir. Faites en sorte qu’on ne soit pas venus pour rien.
Là-dessus, quatre pélicans surgirent des nuages et atterrirent au milieu de la base. Lentement et sans plus faire attention aux marines, les spartan montèrent dans les appareils qui partirent aussitôt, toutes lumières éteintes. C’est à ce moment là que le personnel du poste de commandement, mené par le colonel lui-même, sortit des souterrains l’arme au poing et les sens en alerte. Mais leur élan de bravoure fut stoppé net par la vision des soldats qui se tenaient en rang dans le simple habit de leurs caleçons.
Ferston s’étonna de voir sa base encore debout. Le bruit et les secousses perçut il y avait à peine quelques minutes étaient donc fictifs. Il ne fallut pas longtemps à l’officier pour remarquer dans un coin de la coure un petit objet. Un simulateur d’explosion. Il émet le bruit tout en délivrant dans le sol une série de puissantes ondes physiques. On s’est donc joué de nous.
- Alors, fit le colonel à ses hommes désormais au garde-à-vous. Qui est derrière tout ça ?
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