Les fanstories de Sierra Jack-115 (Halo, Naruto, Evangelion et Warhammer 40.000)
CHAPITRE VINGT-TROIS
1612 unités de temps, 302ème jour de la première ère de la Reconquête/ complexe forerunner de Médusa V.
C’est alors qu’Osul s’aperçut que l’humain était en train de placer une série d’objets tout autour du centre de contrôle et de la sphère. Par les anneaux ! Ne me dites pas qu’il va…
- Que fais-tu, Démon ?
- Tiens, t’es encore réveillé, toi ? A ton avis, j’ai l’air de faire quoi ?
- Comment peux-tu oser commettre une telle chose ? Ne crains-tu donc pas la colère des Dieux ?!
- Qu’est-ce que tu me chantes encore ? Ce que je crains, c’est juste que toi et tes potes vous utilisiez cette installation. Elle me paraît beaucoup trop dangereuse pour se retrouver entre vos sales pattes.
- Sacrilège !
- Ta gueule ! fit l’humain en filant un coup de pied dans la mâchoire d’Osul.
L’ossona serra les dents pour contenir la douleur. La situation était pire qu’il ne le pensais. Non seulement le Démon allait acquérir les savoir des forerunners renfermé dans cet endroit, mais il allait aussi le détruire à tout jamais. Je ne peux pas le laisser faire. Même si je dois sacrifier ma vie pour cela, je sauverai le peu qu’il reste des Dieux.
Avec grande peine, Osul se releva. Ses jambes tremblaient légèrement, son corps tout entier souffrait et ses yeux étaient comme des chandelles sur le point de s’éteindre. Mais il tenait bon, usant de sa volonté pour oublier quelque peu cette terrible souffrance qui le torturait. Sa fierté et son sens du devoir lui ordonnait de se dresser entre le Démon et l’œuvre des forerunners, mais il savait très bien que ses chances de survie étaient très réduite. La meilleure solution serait sans doute que je l’entraîne avec moi dans l’abyme en contrebas. De toute façon je ne suis plus en état de combattre. J’ai pourtant encore tant de choses à faire pour les miens, pour les covenants, pour la Sainte Croisade…
Ainsi, Osul hésitait. Fallait-il qu’il donne sa vie pour éviter l’échec de cette mission mystérieuses, ou la préserver pour continuer à œuvrer pour le Grand Voyage ? Mais alors qu’il réfléchissait, le Démon s’aperçut que son ennemi s’était relevé :
- T’as encore l’énergie de te tenir debout ? Tu m’impressionne, mon gars. Vraiment. Mais là, je voudrais pas te faire de peine, mais tu ferais mieux de me laisser tranquille. Je fini de tout faire péter, et je te laisse tranquille.
- Qui que vous soyez, vous ne sortirez pas d’ici ! fit une voix rauque dans le dos du spartan.
Une escouade de sangheilis vétérans appuyés par de nombreux ungoys étaient finalement arrivés au secours d’Osul. Ceux postés en première ligne avaient sortie leurs épées plasma tandis que les autres pointaient leurs armes de tirs en direction de l’humain. D’autres soldats arrivaient par escouades entière derrière eux, prêt à intervenir si c’était nécessaire. Une expression de lassitude apparut sur le visage du Démon. Il n’est même pas inquiet. On dirait qu’il s’attendait à ces renforts. Peut-être avait-il prévu de mourir ainsi ? Ou peut-être croit-il qu’il peut en venir à bout ? Impossible… personne ne peut vaincre un tel rassemblement de force. Alors pourquoi est-il si confiant ?
- Vous commencez à me fatiguer, les gars. De toute façon, j’ai fini mon boulot. Vous pouvez dire adieu à votre foutue machine.
- Ne le laissez pas activer les charges ! hurla Osul.
- Laissez-moi passer ou je fait tout sauter, ordonna le Démon.
Les sangheilis grognèrent de rage devant cet odieux chantage. Ces guerriers n’aimaient pas les stratégies de fourbes, que seuls les faibles employaient. Mais la situation dans laquelle se trouvait l’humain justifiait quelque peu cela. Les soldats tournèrent alors leur regard vers Osul. Toute la mission reposait sur lui.
- Ne le laissez pas partir ! ordonna Osul. Il ne doit pas nous échapper ! Sinon nous risquons de perdre bien plus que ce lieu saint !
- Vous êtes vraiment têtus, les mecs.
Le Démon évaluait la situation, qui était loin d’être à son avantage. Les sangheilis se dispersaient sur la large plate-forme, l’obligeant à reculer de plus en plus vers le dispositif central, vers la sphère… et vers ses charges explosives. Il cherche une solution. Seulement cette fois, il n’a aucune porte de sortie. Nous tenons le seul accès à cet endroit, et nos troupes sont trop nombreuses pour qu’il nous échappe.
- Sachez au moins une chose, faces de poulpes : ce n’est pas la dernière fois qu’on se voit. Je reviendrais vous faire chier, anéantir vos troupes, et me mettre en travers de votre route. Et la prochaine fois qu’on se verra…
Un sourire de satisfaction apparut soudain sur le visage de l’humain.
- … je ne serais pas seul.
Sur ces mots, il ferma les yeux avant d’enclencher les charges. Osul aperçut un compte à rebours de dix secondes sur l’une d’elle. Ainsi, il a décider de se suicider. Une mort peu glorieuse…
- Soldats ! fit l’ossona. Reculez !
Avec peine, Osul traversa le pont reliant la plate-forme au reste de l’installation, comptant les secondes qui restaient avant l’explosion.
- Dois-je l’abattre, votre honneur ? demanda un sangheili en pointant son fusil plasma sur le Démon.
- Non. Laissez-le mourir en lâche. Ainsi, son âmes n’attendra jamais la quiétude de la mort et ses ancêtres seront humiliés.
Osul regarda cet humain si différent des autres avec un mépris qui pourtant devenait hésitant. Cet adversaire l’avait battu dans en combat singulier et sans coups bas, ce qui impliquait un certain respect. Pourtant Osul ne pouvait se résoudre à considérer ce monstre comme quelqu’un méritant le moindre sentiment autre que la haine. Le décompte des bombes continuait de défiler, et pourtant le Démon ne bougeait pas, figé dans une posture traduisant l’acceptation de son sort.
Soudain, les éclairs qui couvraient la surface de la sphère disparurent d’un seul coup. Une fraction de seconde plus tard, le cristal libéra une lumière si puissante qu’elle aveugla tous les êtres présents dans la pièce, à l’exception du Démon qui gardait les yeux fermés. Le flash ne dura qu’un bref instant, et les soldats de l’Alliance retrouvèrent rapidement la vue… pour s’apercevoir que le Démon avait disparut.
C’est à ce moment là que les charges explosèrent.