Les fanstories de Sierra Jack-115 (Halo, Naruto, Evangelion et Warhammer 40.000)
CHAPITRE DOUZE
0927 heures, 2 décembre 2525 (Calendrier militaire)/ croiseur de combat du CSNU l’Intrépide, en approche de Zakref III.
Mais le capitaine n’était pas du genre à discuter les ordres de l’amirauté. Harold avait gagné ses galons durant la guerre civile dans la bordure orientale. Il avait hérité de l’Intrépide après la bataille de Fulsar II. A l’époque, il était lieutenant-opérateur responsable de l’armement du vaisseau. Lors de cette bataille, il avait réussit à abattre plus de cinq bâtiments de guerre rebelles, dont deux qu’il avait perforé d’une seule décharge de CAM. Cela avait attiré l’attention du Vice-amiral Whitcom qui lui donna le commandement de l’Intrépide.
Le capitaine regrettait ce bon vieux temps où les vaisseaux du CSNU pouvaient encore obtenir des victoires glorieuses. Depuis que les covenants étaient apparus, les rebelles restaient tranquilles dans leurs dernières planques, celles qu’on avait jamais retrouvées, et les nouveaux ennemis n’avaient jamais fait moins qu’annihiler toute résistance devant eux.
La seule victoire que les humains avaient obtenue était celle d’un croiseur, le Commonwealth, contre une frégate covenante, grâce à l’abordage du vaisseau ennemi par une compagnie complète de TCAO pour y amener un lot de têtes nucléaires. Ces braves soldats s’étaient sacrifié pour la survie du Commonwealth.
Le capitaine cessa ses égarements pour rester sur cette dernière pensée moyennement positive, et se concentra sur sa mission. L’Intrépide venait tout juste de sortir du sous-espace, à dix mille kilomètres de Zakref III, et se dirigeait lentement vers la planète. Harold demanda un rapport de ses lieutenants-opérateurs :
- Nos capteurs ne détecte rien d’anormal, annonça le lieutenant Patrics, opérateur aux systèmes auxiliaires.
- Moteurs à 75% de leurs puissance, fit le lieutenant Peter des machineries. A cette vitesse, nous atteindront la première lune dans cent-quatre-vingt-quatre secondes.
- Toutes les armes sont opérationnelles et approvisionnées, informa la lieutenant Hellen de l’armement.
- Excellente situation, synthétisa le capitaine. Que tous les vaisseaux restent en alerte jaune et en formation défensive. Les covenants peuvent toujours avoir laissé une sonde-espion derrière eux.
L’Intrépide et sa suite continuèrent donc leurs route vers l’astre bleuté qui était, contrairement à ce que Harold s’attendait, était totalement intact. Un tel déploiement de forces aurait put ressembler à une mission punitive du temps de la guerre civile, mais contre les covenants, de tels effectifs étaient obligatoires si les humains voulaient une seule chance qu’au moins un de leurs vaisseaux s’en sorte. Cependant, les chances de rencontrer des covenants six jours après leur incursion sur cette planète étaient minimes.
Soudain, alors qu’il passaient devant la première lune de Zakref III, le panneau de contrôle des communications se mit à émettre un bip strident et régulier. Immédiatement, le lieutenant Patrics fit son rapport :
- Capitaine, nous détectons le signal d’une balise du CSNU située à la surface de la planète. Mais son numéro de série ne correspond à rien d’enregistrer dans notre base de données.
Harold était septique. Cette planète était de faible importance pour le CSNU, et personne n’y avait posé les pieds depuis son exploration il y a plus d’un siècle. Il aurait put s’agir de la balise du satellite qui se serait écraser à la surface, mais celui-ci était intact. Il était étrange que six jours après le passage des covenants dans ce secteurs, on y détecte une présence du CSNU. Mais le capitaine avait pour mission d’enquêter, et c’est bien ce qu’il comptait faire :
- Que tous les vaisseaux cessent leurs mouvement et s’apprêtent à sauter dans le sous-espace au moindre signe d’activité ennemie. Lieutenant Patrics, établissez-moi une liaison radio sur la fréquence d’urgence. Nous devons savoir de quoi il s’agit.
Le lieutenant pianota alors un instant sur son clavier avant d’annoncer :
- Liaison établie, capitaine.
- Merci lieutenant. Intrépide à balise inconnue ! Ici le capitaine Harold Welser, officier en charge de l’opération d’exploration de ce secteur. Veuillez vous identifier.
Harold et ses lieutenant attendirent trois longues secondes avant de réceptionner une communication faiblement parasitée. Une voix grave d’homme se fit entendre dans le poste radio :
- Et bien vous en avez mis du temps, les gars ! Ici le spartan Sam-034, section 3 de l’ONI, en mission spéciale. Dépêchez-vous de venir me chercher, ça fait cinq jours que je me fais chier sur ce cailloux.
Les officiers de l’Intrépide étaient stupéfaits. De nombreuses rumeurs courraient à propos de super-soldats entraînés par la section 3, mais elles étaient tellement étranges que personne n’y croyait. On disait qu’ils étaient formés au combat depuis l’âge de six ans, qu’ils étaient plus haut de deux têtes qu’un humain normal et portaient des armures blindées. L’amirauté garderait le secret le plus complet sur ces combattants depuis leur création. Certains disent que ce serait ces super-soldats, ces « spartans » qui auraient fait explosé le vaisseau covenants sur Chi Céti IV, n’ayant perdu qu’un seul homme.
Harold était septique. S’agissait-il d’un piège ? Les covenants pouvaient avoir capturé un marine pour les attirer à la surface tandis que leurs vaisseaux les prendraient à revers depuis l’orbite. Seulement, le fait que cet homme se prétende appartenir aux spartans avait installé un grand doute dans les convictions du capitaine. Lui qui s’attendait à ne rien découvrir, voilà qu’un inconnu disant faire parti d’un groupe de combat d’élite secret apparaît derrière les covenants.
- Comment diable êtes-vous arrivé ici ? demanda Harold.
- Je dirais que les covenants en avaient marre de me trimbaler et qu’ils m’ont abandonné là. Je devais leur causer trop de problèmes…
L’inconnu employait un ton qui était loin de plaire au capitaine, du point de vue des règles de hiérarchie, mais qui lui inspirait tout de même une certaine confiance. C’était véritablement le ton d’une personne qui serait resté cinq jour seule à attendre des secours. Après s’être éclairci la gorge, Harold lui annonça :
- Indiquez votre position. Nous allons vous envoyer une navette.
- Il serait temps.
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