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Les fanstories de Sierra Jack-115 (Halo, Naruto, Evangelion et Warhammer 40.000)

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Le Premier Démon, chapitre 10

CHAPITRE DIX

 

1542 unités de temps,  297ème jour de la première ère de la Reconquête/ complexe de recherche génétique forerrunner, Hélion V.

            Osul et son rôdeur s’étaient immédiatement incliné devant la sphère mécanique qui venait de leur apparaître. Sa texture métallique était couverte de symboles abstraits, et teinté du même vert pâle que celui de la lumière qui l’animait. Le même vert que celui qu’arboraient les centaines de milliers de créatures en décomposition.

      -  Saint Oracle ! fit Osul. Nous ne faisons que prendre quelques échantillons génétiques. Avec votre sainte autorisation, bien entendu.

      -   Comment ?! s’emporta l’Oracle. Mais cet équipement ne doit pas quitter ce complexe !

      -   Pourquoi ?

      -   Ma mission consiste à entretenir cette installation, ainsi qu’à conserver les informations et le matériel qu’elle contient. Et cela jusqu’à ce que mes créateurs n’en ait plus besoin.

            Osul avait apprit de la part des prophètes que les Oracles pouvaient être assez étranges dans leurs discussion, parlant de choses incompréhensibles ou parfois futiles. Il s’agit peut-être d’un test ? Les Dieux ne voudraient pas que n’importe qui accède à leur savoir. 

      -  Votre sainteté… les forerrunners ont disparut depuis bien longtemps. Ils ne reviendront plus, désormais.

      -  Je suis désolé, mais votre affirmation est erronée. Je vais vous demander de quitter ce complexe, ou je vais devoir employer la force.

            A ces mots, des dizaines de sentinelles surgirent des ouverture présentent dans les parois de la pièces, et pointèrent leurs armes sur les deux sangheilis. Discrètement, Osul activa son signal de détresse, afin que ses autres troupes viennent l’aider. Alors qu’il portait la main à son fusil plasma, le sangheili annonça à l’Oracle :

      -  Sachez que je ne souhaite pas m’opposer à vos gardiens, Oracle. Mais j’ai reçut une mission, et je l’accomplirai.

      -   Votre obstination est typique des peuples primitifs. Tant pis. Mourrez si tel est votre souhait.

            Soudain, la porte d’entrée du laboratoire s’ouvrit et le reste du groupe d’exploration sangheili courut en direction du Grand Ossona. Aussitôt, les sentinelles ouvrirent le feu, mais Osul eut le temps d’activer son camouflage optique et d’effectuer un saut périlleux arrière qui le fit atterrir sur la cuve du Drinol. Le rôdeur à ses côtés eut moins de chance, et il fut découpé en morceau par les rayons laser des sentinelles, son sang s’évaporant instantanément sous la chaleur des nombreux traits.

           Les autres guerriers de l’Ossona parcoururent aussi vite qu’il le purent les quelques deux cent mètres qui les séparait de la zone du combat. Une fois à portée de tir, il engagèrent les sentinelles de toutes la puissance de leurs armes, avec l’efficacité propre à leur race. Osul, voyant que les renforts étaient arrivés, ôta son camouflage afin d’activer son épée plasma et se rua sur la première sentinelle venue. Découpant ses ennemis avec une aisance redoutable et appuyé par les tirs de ses soldats, l’affrontement tourna rapidement à l’avantage des guerriers de l’Alliance, malgré les nombreux renforts que reçurent les engin mécaniques.

            Après plusieurs minutes de combat acharnés, il ne restait plus des gardiens saints qu’une multitude de débris encombrant le sol de la vaste pièce. Personne n’avait osé ouvrire le feu sur l’Oracle qui était resté impassible devant cette ébauche de violence contre ses systèmes de défense. Artificiellement révolté face à cette résistance de la part d’organiques primitifs, il annonça d’une voix remplie de dépit :

       -  Pourquoi vous acharner à aller contre la volonté de mes créateurs ?

       -  Nous avons besoin du code génétique de cette créature, expliqua Osul en désignant le Drinol décomposé dans sa cuve. Si nous arrivons à le cloner, nous pourrions en faire une arme terrible qui écrasera nos ennemis.

       -  Mais cela est déjà fait, ne le voyez-vous pas ?

            Osul ne comprit pas ce que voulait dire l’Oracle. L’espace d’une seconde, il regretta l’absence des prophètes à ses côtés pour l’aider à interpréter ces augustes paroles… puis se ressaisit. Si les prophètes l’avaient envoyé seul sur une mission aussi importante, c’était parce qu’ils avaient confiance en lui. Il devait donc se montrer digne de cette confiance en résolvant les énigmes de l’Oracle par ses propres compétences. Lentement, il s’approcha de la cuve de conservation et observa de plus prêt le corps du Drinol.

            Soudain, il remarqua de minuscules tentacules se terminant par des crochets acérés au niveau de la tête et du torse de l’animal. Leur état était parfait, si on laissait de côté leur aspect moisi que leur donnait leur teinte verdâtre doublé de celle du liquide conservateur. C’est alors qu’il comprit ce que voulait dire le monitor :

      -     Toutes ces créatures sont parfaitement conservées, c’est ça ?

      -  Tout à fait. Sur l’ensemble des spécimens, je dirais que la moyenne du taux conservation depuis leur incubation est de l’ordre de 98%, ce qui est assez satisfaisant. Leur modifications expérimentales n’ont été en rien diminuées. Ils sont en parfaite santé physique et complètement aptes à combattre.

      -     Combattre ? Vous voulez dire qu’ils sont toujours vivants ?

      -     En effet. Il faut dire que l’implantation du Parasite offre à l’organisme une longévité à la durée encore inconnue.

      -     Comment !!!

            Osul était tétanisé. La simple mention de ce nom l’avait cloué sur place. Le Parasite ? Alors ce laboratoire n’a jamais eut pour but de cataloguer et de conserver les codes génétiques des races connues par les forerrunners, mais de tester leur capacités d’accueil du Parasite…quelle monstruosité ! 

            Le Grand Ossona recula lentement pour se ressaisir. Respirant à grandes bouffée l’air glacial du funeste laboratoire, il tenta de retrouver ses esprits. De toute façon, ces créatures sont endormies depuis des millénaires. Dépêchons-nous de traduire le numéro d’identification du Drinol et partons d’ici au plus vite. 

      -  Lieutenant ! Avez-vous eut le temps d’acheminer les échantillons jusqu’aux navettes ?

      -  Toutes sans exception, Grand Ossona. Elle sont dans la soute de votre appareil.

      -  Bien. Je dois juste traduire cette inscription, puis nous pourrons partir.

      -  Mais non, fit brusquement l’Oracle. Vous ne partirez pas !

            Osul regarda le monitor avec étonnement.

      -  Avez-vous encore d’autres gardiens à sacrifier ?

      -  Non, mais vu que les spécimens ici présents sont incapables de se reproduire et qu’ils possèdent des charges explosives de sûreté implantées dans leur corps, je peux me permettre de les utiliser contre vous.

            Brusquement, les cuves commencèrent à se vider lentement de leur liquide de conservation, et des lumière se mirent à danser sur leur couvercle. Par les anneaux ! Que les Dieux nous protègent ! 

       -  Vite ! hurla le lieutenant sangheili. Sortons d’ici !

       -     Non ! répliqua violemment Osul. Pas avant d’avoir le code d’identification du Drinol.

       -   Puisque vous semblez appréciez cette espèce en particulier, fit le monitor, je vais l’activer en première.

            Là-dessus, alors qu’Osul faisait de son mieux pour traduire rapidement l’inscription, l’immense créature à l’intérieur de la cuve commença à s’animer. De puissants spasmes parcoururent sont corps, et ses yeux s’ouvrire pour la première fois depuis des millénaires. Dès qu’elle vit ces petits être de chairs et de sang s’animer de l’autre côté de la vitre, elle s’élança contre celle-ci et la pulvérisa. Osul eut juste le temps d’effectuer un bond de côté afin d’éviter la charge de l’animal. Cinq chiffres. Il ne me reste plus que cinq chiffres à traduire… 

            Mais lorsqu’il se retourna vers la cuve, il s’aperçut que la partie où était inscrit le code d’identification avait été broyée par la charge du Drinol, rendant la traduction désormais impossible. Osul resta deux longues secondes immobile, face à ce désastre qui lui avait refermé une porte pour toujours. Puis, acceptant cet échec avec humilité, il se précipita vers la sortie, où l’attendaient déjà ses troupes.

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