Les fanstories de Sierra Jack-115 (Halo, Naruto, Evangelion et Warhammer 40.000)
STAGE 20 : Freiner l’attaque
« Nous avons reçu l’image de la cible prise par le 6ème satellite ! Visualisation sur l’écran ! »
Une énorme forme allongée aux extrémités gonflée, immobile dans l’espace, apparut sur l’écran de visualisation principal. A côté, une image satellite d’une partie du Japon comportait un énorme cratère dont les roches apparentes étaient encore rouges.
- Quel pouvoir destructeur, s’exclama un opérateur. Et ça grâce à l’AT-Field. En profitant de la gravité, l’ange peut se transformer en une bombe puissante.
- La première partie dont l’ange s’est séparer pour frapper, informa Ritsuko, est tombée dans l’océan et a raté sa cible. 2 heures plus tard, la deuxième bombe est tombée à cet endroit marqué désormais d’un gros cratère. Sa marge d’erreur diminue à chaque fois. L’attaque utilisant la nouvelle bombe aérienne numéro 2 n’a eut aucun effet sur lui. Puis on a perdu sa trace à cause d’un brouillage qu’il crée, mais il reviendra. Et la prochaine attaque… tombera ici, sur nous.
- Aucune nouvelle du commandant au pôle Sud ? Demanda Misato pour éviter la déprime.
- Toujours impossible de le contacter à cause du brouillage.
- Et la disposition des deux Evas ?
- Ils ont été déployés selon vos ordres.
Assise aux commandes de son Eva, Rei attendait patiemment le début de l’opération, son robot accroupi dans une posture de coureur au départ d’un cent mètres. Au bout d’un moment d’inaction, elle finit par demander à Misato :
- Jusqu’à quand doit-on rester comme ça ?
- Jusqu’à apparition de l’ange, répondit Misato. MAGI a calculé approximativement son point de chute à partir de ses mouvements précédents.
Pendant ce temps, sur le radar de Rei, une vaste zone circulaire était désignée comme zone potentielle d’apparition de l’Ange, et à deux extrémités d’un diamètre de cette zone se trouvaient les deux Evas, prêts pour l’opération.
- Dés que la cible entre dans notre champ de détection, on vous communique sa position et il faudra courir le plus vite possible en dressant vos AT-Field au maximum pour stopper l’ange. En cas d’échec, le QG de la Nerv sera complètement détruit. Vous êtes prêts ?
- Prête ! Répondit Rei sans laisser filtrer ses émotions.
- Shinji ?…. Shinji ?
- Ca va, répond-il, je ne suis pas sourd.
Dans sa Plug, Shinji repensait à ce que lui avait dit son père devant la tombe de sa mère : Shinji… je t’interdis de me suivre désormais. Ne cherche pas à me comprendre. Une reconnaissance réciproque entre les hommes est chimère. C’est inscrit dans la nature humaine. Il se rappela alors ce que se disaient souvent les gens qui le voyaient, lorsqu’il était enfant, aller à l’école : Regardez…c’est le petit Shinji Ikari… le pauvre. Il n’a pas de chance… d’avoir un père sans cœur. On dit que sa mère a été victime d’une expérience faite par son père… Il faut être sans pitié pour utiliser sa propre femme pour une expérience. Arrêtez ! Leur hurla le Shinji d’aujourd’hui. Mais les discussions continuèrent : Il paraît qu’il n’est jamais venu voir son fils pendant sa jeunesse… c’est vrai ? Le pauvre garçon. Taisez-vous ! Vous n’avez pas le droit de juger mon père ! Vous ne comprenez rien !
« Cible aperçue par le télé-objectif ! Distance… 25000 mètres ! Vers la zone B-2 ! Départ de tous les Evas ! Retrait de la source principale ! »
- Allez-y ! Ordonna Misato, courrez jusqu’à avoir la cible en visuel. Je vous confie la suite.
L’Eva-00 partit comme une flèche, droit vers la zone indiquée. Mais l’Eva-01, lui, ne bougea pas, son pilote perdu dans ses pensées.
- Shinji ! Qu’est-ce que tu attends ?
Hein ?…Merde ! Se dit-il en lançant son engin contre l’ennemi du ciel. Alors qu’il courrait vers son objectif, les techniciens continuaient de transmettre la situation : « cible à 9000 mètres d’altitude !… 2000 mètres ! … » Mais Shinji était là avant lui, et leva les yeux de son Eva au ciel, pour voir l’énorme forme étirée, ornée d’un unique œil, lui tomber droit dessus.
- AT-Field pleine puissance !
Une tempête sans égal naquit alors de l’Eva-01 tandis qu’il levait les bras au ciel. Le contact fut terrible, puissant, éprouvant, mais Shinji tenu bon. Il l’avait freiné. Les deux AT-Field s’entrechoquaient avec une égale force, créant l’équivalent d’un cyclone concentré sur trois fois moins d’espace. Rapidement, des signes de faiblesses se firent sentir chez Shinji, pendant que le sol sous ses pieds craquait et s’enfonçait, et que les bras de son Eva étaient prêts à céder.
- Rei ! Supplia-t-il. Où es-tu ?
- Je suis là, Shinji, dit-elle sans pouvoir cacher l’inquiétude qu’elle éprouvait pour lui.
Elle se précipita vers lui et étendit son AT-Field à son tour. Sortant son couteau progressif, elle découpa l’AT-Field de l’ennemi et l’ouvrit comme un sac plastique, pour lui enfoncer sa lame dans la Koa, aussi énorme qu’un navire de guerre de l’ONU. La sphère rouge explosa dans un feu divin qui souffla les deux Evas et leurs pilotes dans une tempête aussi intense que brève.
Au pôle Sud, une flotte de guerre de l’ONU sous le commandement de la Nerv fendait la mer pour retourner au Japon. Dans la salle d’observation du porte-avion, Gendô et Fuyutsuki dialoguaient en contemplant ce qu’il restait du continent de glace :
- Le pôle Sud… soupira Fuyutsuki. Un territoire de mort où aucune forme de vie n’a l’audace de survivre. Le terme d’enfer serait plus juste.
- Mais nous les hommes, nous sommes là, en tant que créatures vivantes.
- Grâce à la science…
- La science est la force de l’homme.
- Mais Ikari… c’est ce même orgueil qui a provoqué la tragédie du Second Impact il y a 18 ans.
- Le résultat est là. Nous subissons une punition bien lourde en égard à nos erreurs passées. Mais c’est un monde purgé de tous les pêchés.
« Message en provenance du QG de la Nerv ! Un ange est apparu au-dessus du QG le 3 à 9 heures. A 15 heures, il a été détruit par les deux Evas. »
- C’était le 7ème ange, déclara Fuyutsuki.
- Oui. Il en reste 5. Mais maintenant que nous possédons la « lance », nous les hommes avons gagné un temps précieux jusqu’à l’heure promise.
Gendô se tourna alors vers la fenêtre donnant sur le pont d’envole du porte-avions. Mais aucun avion ni aucun hélicoptère ne l’occupait. A la place, une lance aussi large qu’un acacia et mesurant toute la longueur du pont y trônait, emballé par des tonnes de plastique et attachée par des kilomètres de câbles.
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