Les fanstories de Sierra Jack-115 (Halo, Naruto, Evangelion et Warhammer 40.000)
CHAPITRE CINQ : PREMIERS ALLIES
La navette atterrit au milieu de la grande cour et fit débarquer ses troupes, ses multiples tourelles tenant à distance les rebelles qui tentaient de sortire des bâtiments alentours. L'appareil disposait d'une rampe d'accès sur chaque flanc, ce qui permis aux vingt-cinq membres des troupes de choc du 40ème Dunerriennes de prendre position rapidement pour établir un large périmètre de défense. Ces hommes faisant partie de l'élite de ce monde, je ne me fis aucun soucis sur leurs capacité à nous défendre et put m'occuper de tout autre chose.
Passant en revue les troupes qui sortaient de l'appareil, je vis soudain l'homme que je cherchais, facilement reconnaissable au long fusil de précision qu'il portait. C'était le tireur qui avait abattu le dernier hérétique dans des conditions que n'importe qui pouvait qualifier d'extrêmes. Il devait avoir à peine vingt-huit ans. Son visage était à moitié recouvert par le haut de sa cape de caméléonine, ne laissant voir que ses yeux noirs plein d'assurance et ses courts cheveux bruns coiffés en bataille. Contrairement à ses coéquipiers, il ne portait pas sa plaque d'identité sur son plastron, mais l'avait simplement attaché à sa ceinture, où il m'était difficile de lire son nom. Lorsqu'il me vit arriver vers lui, il s'immobilisa mais sans se mettre au garde-à-vous.
- Nom, rang et assignation, soldat ! lui dis-je d'une voix autoritaire.
- Première classe Eric Hosman, monsieur. 16ème peloton d'assaut aéroporté.
- C'est vous qui avez abattu cet ennemi depuis la navette ?
De sa main ganté, il dévoila le bas de son visage, où éclatait un incroyable sourire de satisfaction. Une barde de deux jours négligée recouvrait l'extrémité de ses joues et de son menton fendu en deux par une cicatrice, finissant de lui donner une apparence de mauvais garçon bourreau des cœurs. Son caractère me plaisait assez, d'autant que j'imaginais qu'il devait avoir quelques problèmes avec ses supérieurs.
- Euh... seigneur, fit-il en voyant enfin mon insigne inquisitoriale et en prenant un ton plus humble. Je voudrais vous dire que j'ai été très impressionné lorsque vous avez... fait leur fête à ces enfoirés. Je suis pas un combattant, mais je sais que se mesurer à autant de mecs à la fois, c'est pas permis à tout le monde.
Ce garçon commençait à me plaire de plus en plus. Il y avait quelque chose en lui de fascinant que je n'arrivais pas à m'expliquer, comme une sorte de magnétisme invisible. C'est à ce moment là que je me rendis compte qu'il ne semblait pas affecté par mes facultés d'intouchable, une chose rare.
- Eric, lui annonçais-je. En tant qu'inquisiteur de l'Ordo Hereticus, je n'ai encore personne à mon service, et vous semblez être un tireur d'exception. Accepteriez-vous d'être le premier membre de mon équipe ?
Le soldat ne put s'empêcher d'exprimer une surprise presque exagérée. L'inquisition n'était pas une institution très appréciée par le reste de l'Imperium, qui voyaient ses agents comme des fouineurs et des tyrans, alors qu'ils ne savaient presque rien des terribles menace contre lesquelles nous les protégions. Eric Hosman ne semblait pas avoir ce genre de problème :
- Pourquoi pas ? me répondit-il simplement. Ca commençait à me gaver de suivre les ordres d'un officier coincé. Mais si vous voulez que je vous suive, il vous faudra prendre un deuxième gars avec vous.
- Qui ça ?
- Franck Jugalios, le pilote de mon groupe. C'est mon meilleur ami, et j'aimerais lui faire profiter de l'occasion.
- C'est lui qui a esquivé les missiles tout-à l'heure ?
- Et ouais. Y a que lui pour réussir un truc pareil sur tout Dunerre.
- Je dois le voir.
Eric me fit aussitôt signe de le suivre à l'intérieur du Gemini. Son chef de peloton lui hurla un ordre incompréhensible dans le fracas des coups de feux, mais le tireur se contenta de lui répondre par un geste plutôt vulgaire, lui laissant clairement voir qu'il ne devait plus compter sur lui. L'intérieur du transporteur était composé d'une grande soute principale où se trouvait un grand nombre de sièges sanglés, et de petites pièces annexes servant d'armurerie et d'entrepôt à équipement divers. Le cockpit était d'une taille impressionnante pour un vaisseau de cette taille, et se justifiait par la quantité faramineuse de commandes relatives aux divers systèmes équipant l'engin. Il y avait là trois siège, un pour le pilote et les deux autres pour ses assistants. A la place principale était assis un homme aussi jeune qu'Eric, au visage rayonnant sous sa chevelure blonde, qui était d'ailleurs beaucoup plus ordonnée que celle de son ami. Lorsque nous pénétrâmes dans le cockpit, il porta sur nous un regard étonné derrière ses yeux bleus de rêveur. Il me semblait être ce genre de garçon qui s'étais jurer d'aller tutoyer les étoiles, la tête toujours dans la lune, et au cœur plus pur que l'espace. Dès le premier coup d'œil, il me plaisait autant qu'Eric. Avant que je puisse dire un mot, le tireur d'élite lança à son camarade :
- Franck ! Devine ce qui vient de me tomber dessus ?
- Un inquisiteur ? fit le pilote en voyant mon insigne. T'as fais quelque chose de mal ?
- Pas que je saches. En fait, j'ai juste flingué quelqu'un et il a voulu me prendre avec lui. Je lui ai dit d'accord à condition que tu viennes avec nous.
- Sans blague ?
- Je suis l'inquisiteur Asphar Silverstein, lui dis-je. Vous avez fait preuve d'un remarquable talent, et semblez très à l'aise avec ce vaisseau.
Une dentition parfaite surgit au milieu du visage de Franck alors que ses yeux s'illuminaient. Avec un profond respect, il me parla comme s'il me dévoilait le fond de son cœur.
- C'est mon bébé, seigneur. J'ai volé avec cette navette depuis trois ans, et je la connais plus intimement que n'importe quel technicien. Pour tout vous dire, durant les premiers temps, je dormais même dans le cockpit en lisant les manuels de contrôle et d'entretiens, mémorisant les panneaux de contrôle et les schémas structurels.
- Alors vous savez également comment réparer d'éventuelles pannes sur ce vaisseaux ? demandai-je.
- Bien sûr.
Une idée commença à se former dans mon esprit. J'avais le sentiment d'avoir trouvé deux véritables perles parfaite, recelant chacune une force incroyable qui avaient mieux à faire que de servir la garde impériale. D'une voix qui contenait déjà une certaine forme d'amitié, je demanda à Franck :
- Ce transporteur a-t-il un nom ?
- Oui. Je l'appelle le Phoenix.
- Et bien tâchez de le garder intact. Parce que lorsque j'aurais achevé ma mission ici, vous ferez partie de mon équipage, et le Phoenix sera votre vaisseau.
J'avais l'impression de lui avoir offert une planète entière lorsqu'il me montra un visage ébahi, presque au bord des larmes. Il s'apprêtait à me remercier, mais je l'arrêtai en posant une main amicale sur son épaule, comme pour lui montrer que je savais ce qu'il ressentait. Je me tournais ensuite vers Hosman et lui annonça :
- Quant à vous, Eric, je vais avoir besoin de vous immédiatement.
- Je suis votre homme, seigneur Silverstein.
Nous laissâmes Franck à son poste et quittâmes le Phoenix pour rejoindre le combat qui continuait à l'extérieur. Les rebelles étaient beaucoup plus nombreux que je le pensais, ces traîtres tenant en respect les troupes loyalistes par leur seul nombre. Je remarquais qu'ils semblaient vouloir protéger par-dessus tout le centre de communication, une grande tour d'une quinzaine de mètres de haut, au toit couvert d'antennes paraboliques et de lignes de transmission. Mon traqueur psy confirma mes doute en indiquant que les psykers ennemis se trouvaient à l'intérieur, utilisant le puissant système radio pour forcer leurs troupes à continuer la bataille.
Je trouvai rapidement le chef de peloton, un lieutenant endurci du nom de Ferren, qui était affairé à organiser ses hommes autour de la navette. Il avait également prit le commandement des cinq survivants de mon escorte, que je ramenait auprès de moi d'un simple signe de la main.
- Lieutenant ! J'ai besoin que vous détachiez une partie de vos hommes pour couvrir mon groupe ! Nous allons investir le centre de communication !
- Désolé, monsieur, mais je ne reçois mes ordres que du colonel Xarlos ! Si vous avez envie de mourir, faite-le sans attenter à la vie de mes hommes !
- Par autorité de la sainte Inquisition, je m'en balance du colonel ! Il a été assez stupide pour vous envoyer ici sans connaître les ressources de l'ennemi, et vous pouvez remercier l'Empereur d'être encore vivant ! Alors maintenant vous allez faire ce que je vous ordonne ou je vous ferai rétrograder si fort que vous ne dépasserez plus jamais troufion de deuxième classe ! C'est compris ?!
- O... Oui seigneur !
Tremblant comme une feuille, le lieutenant appela huit de ses hommes et leur ordonna de couvrir mon groupe. Grâce à leur puissance de feu, nous progressâmes de trou d'obus en trou d'obus, approchant lentement de notre objectif devant laquelle nous attendaient une bonne trentaine d'ennemis. Eric en profita pour faire preuve de sa redoutable précision, abattant un hérétique à chaque tir et choisissant toujours sa cible avec soin. Je pense que, le long des deux cent mètres que nous parcourûmes par étapes, il sauva la vie à au moins quatre personnes. Lorsqu'il eut tué son huitième rebelle en lui faisant sauter la cervelle, cela terrorisa tellement l'ennemi que les traîtres préférèrent rester planqués derrière ses barricades de fortune. Profitant de cette occasion, nous les chargeâmes de toutes nos forces. Mes griffes éclairs massacrèrent au moins six adversaires avant que le combat ne soit finit, mais Eric préféra rester en arrière pour continuer ses tirs de soutient. Il m'avoua plus tard avoir abattu un rebelle qui était sur le point de me planter sa baïonnette dans le dos, ainsi qu'un autre blessé et déjà à terre qui tentait de me taillader la jambe avec son couteau.
Le premier étage du poste de communication semblait totalement désert, à l'exception de quelques civils désarmés qui nous implorèrent de les épargner. J'assignais deux soldats pour les rassembler dans un coin et les surveiller, tandis que j'explorais les niveaux supérieurs avec Eric et les autres, équipé de mon traqueur psy. Je trouvais mes cibles au cinquième et dernier étage, qui ne comportait qu'une unique pièce cylindrique de dix mètres de diamètres remplie d'instruments informatiques, et dont les murs sombres et à l'éclairage faible donnait une allure de repère secret. Il y avait là trois psykers, tous de niveau delta et portant la même tenue noir que celui que j'avais abattu dans la cour. Immédiatement, je leur annonçai d'une voix forte :
- N'essayez même pas de résister, vos pantins ne vous sont plus d'aucun secours, maintenant !
Mais ces hérétiques ne semblaient pas vouloir se rendre sans combattre, et déchaînèrent à eux trois une véritable tempête psychique qui balaya la moitié de la pièce avant de disparaître en touchant ma sphère d'intouchable. Une surprise mêlée d'une grande terreur s'empara brusquement d'eux. Sans leur laisser le temps de réagir, je bondis sur le premier d'entre eux, rentrant mes lames pour ne pas le tuer en lui assénant deux coups de poing qui l'assommèrent immédiatement. Le défaut classique des psykers, c'est qu'ils comptent trop sur leurs capacités psychiques pour vaincre leurs adversaires, et sont donc relativement faibles physiquement pour la plupart. Le second traître tomba au premier coup, et j'empoignai le dernier par le col pour le questionner :
- Pourquoi ? Pourquoi avoir fait tout ça ?
- Crève ! Ordure loyaliste !
Il sortit soudain un détonateur de sous son manteau et l'activa. Aussitôt, une série de bip stridents se mirent à retentire à un rythme régulier, et je comprit immédiatement qu'un dispositif explosif avait été activé. J'enfonçai mon poing dans la figure du psyker, lui brisant l'os du nez, avant de le laissant s'effondrer au sol. Me tournant vers Jenkins, je lui dis d'avertir les deux hommes restés en bas pour qu'ils évacuent rapidement le bâtiment. C'était facile pour eux, mais beaucoup moins pour nous. Cinq étages nous séparaient de la sortie, et j'ignorai sur quelle durée était réglée le détonateur. Mais il nous restait une chance. Hâtivement, je me précipitai vers l'un des postes radio et le réglai sur la fréquence du Phoenix :
- Franck ! Ici Asphar ! Récupère-nous immédiatement sur le toit de la tour de com !
- Bien reçu ! J'arrive !
Eric et les troupes de choc quittaient déjà la salle pour rejoindre l'escalier, et je les suivi après avoir saisit l'un des psyker étendu sur le sol pour le mettre sur mes épaules. Les bips du compte à rebours continuaient de retentir, chacun menaçant d'être le dernier, et je couru de toutes mes forces jusqu'à l'escalier pour rejoindre le toit de l'édifice.
Le Phoenix nous y attendait, placé en vol stationnaire près de l'un des rebords du toit, et les troupes de choc étaient déjà en train d'embarquer. Courrant au travers des antennes, des câbles et des grilles électriques qui s'y trouvaient, le psyker toujours sur mon dos, je priais l'Empereur de me donner le temps d'atteindre l'appareil. Je n'avais plus que quelques mètres à parcourir lorsqu'une explosion retentit, et que le bâtiment commença à s'effondrer.
Mais je continuais de courir, persuadé de pouvoir me sortir d'ici. Le Phoenix plongea aussi vite qu'il le put, et lorsque j'atteignis l'extrémité du toit, je sautai. Ma chute dura plus de six mètres, et j'atterris durement sur la coque de la navette dont la surface plate m'empêcha de tomber plus bas. Mes os vibrèrent sous l'intensité du choc, menaçant de se briser, et je m'effondrai complètement sous la douleur qui se répandait dans tout mon corps. Allongé sur la carlingue de métal froid, j'observai les cinq étages de la tour de communication s'effondrer dans un fracas abominable, ses ruines soulevant d'énormes nuages de poussière qui enveloppèrent le Phoenix.
- Franck, dis-je pour moi-même, je suis vraiment content de t'avoir rencontré...
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