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Les fanstories de Sierra Jack-115 (Halo, Naruto, Evangelion et Warhammer 40.000)

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ILLUMINATI, chapitre 3

CHAPITRE TROIS : NOUVELLE VIE


       Mon maître avait tenu à ce que nous fêtions l'évènement entre nous, dans sa demeure personnelle des hauts quartiers de la ruche Prioris. Contrairement à moi, il n'avait pas la même aversion pour Hullerstorm, et s'y était établi pour rester suffisamment près du siège de l'Ordo, où il consultait souvent les archives pour ses enquêtes. Il avait acheté tous les appartements d'un luxueux immeuble sur trois étages successifs, qu'il avait ensuite aménagé selon ses convenances personnelles. Il y avait plus de trente serviteurs de Kantores qui y vivaient presque en permanence, gérant les différentes affaires dont l'inquisiteur n'avait pas le temps de s'occuper. C'était également un lieu très bien protégé, bardé de détecteurs, de verrous multi-codes et de systèmes défensifs qu'il faudrait des heures à contourner. Personne n'étant pas de l'équipe de Kantores n'y avait mis les pieds depuis qu'il l'occupait, mais ce jour là, il y eut une exception.

        Helena, ma sœur cadette que je n'avais plus revue depuis mon départ d'Eridios, m'attendait dans le grand salon en buvant l'un des grands crus de la réserve de Kantores, confortablement installée dans un épais fauteuil de cuir blanc. Elle était ravissante dans sa robe légère de soie bleu turquoise à col montant, ses avant-bras enveloppés dans de délicats gants blancs symboles de sa noblesse. Ses longs cheveux noirs étaient dressés en un chignon très soigné, et ses yeux d'un bleu profond me fixaient avec une lueur bienveillante. Contrairement à la plupart des femmes de notre maison, Helena ne mettait pas de fond de teint pour maquiller la pâleur naturelle de son visage, car elle cultivait ses origines avec un amour tout particulier. Pour elle, rien n'était plus important.

       Dès qu'elle me vit, elle posa délicatement son verre et se leva. En trois pas je fut devant elle et l'embrassai fraternellement, laisser s'écouler une grande joie de mon regard qu'elle ne manqua pas de remarquer. 

            -  Je suis si content de te revoir, Helena, lui dis-je.

            -  Moi aussi, Asphar.

            -  Comment ça va sur Eridios ?

            - Tout va très bien, merci. Je viens d'ailleurs tout juste de conclure une vente de quinze vaisseaux à une guilde marchande sur Ouragos.

       Normalement, étant l'aîné, j'aurais dû hériter de l'empire de ma famille, et diriger les chantiers navals d'Eridios. Mais j'avais refusé cette fortune, car je craignais qu'elle ne corrompe mon âme. J'avais beaucoup étudié l'histoire, la philosophie et les vieilles littératures de l'Imperium, assez pour savoir que le pouvoir est la voie la plus simple vers la corruption, la déchéance et l'envie qui nous transforment en tout autre chose qu'un homme. Je savais que j'étais sensible à ce genre de pouvoir, et j'ai préféré le laisser à Helena, qui montrait beaucoup plus de force d'âme. Alors que je la revoyais, resplendissante de joie et de pureté, je savais que j'avais pris la bonne décision.

            -  Tu l'as porté... murmura-t-elle et passant ses doigts sur mon uniforme.

       C'est elle qui me l'avait offert le jour de mon départ. Bien que je n'avais encore jamais eut de formation militaire ou d'aucune forme de combat, elle avait pensé qu'il serait bien que je représente le monde d'Eridios à travers cet uniforme. Il m'allait comme un gant, et je le portais aussi souvent que possible, car tout comme Helena, je chérissais énormément mes origines. Laissant apparaître une grande satisfaction, je lui annonçai :

            -  Désormais, il sera mon uniforme officiel d'inquisiteur.

            -  Alors tu as réussi ? Oh, Asphar, je suis si contente.

        Elle me prit dans ses bras et m'enlaçant avec une force que je ne lui soupçonnais pas. Le fait qu'elle me dévoile tant de tendresse me touchait profondément. Durant notre adolescence, elle ne m'aimait pas beaucoup, principalement à cause de mes facultés d'intouchable qui la poussaient même parfois à me haïr. Cela m'avait fait atrocement souffrir, et je m'étais alors tourné vers la littérature pour tenter de comprendre ce qu'elle détestait à ce point chez moi. C'est grâce à d'intenses lecture que j'avais affiné mon esprit, élargi mon champ de pensée, et acquis un sens de la poésie qui me permis de renouer le contact avec Helena. Plusieurs années plus tard, nous étions devenus les meilleurs frère et sœur du monde, et elle était l'une des rares personnes pouvant m'approcher sans ressentir l'aura néfaste qui m'entourait.

            -  Alors j'ai bien fait de répondre à la demande de ton maître, me déclara-t-elle tout net.

       Je tournai subitement mon regard vers Kantores, qui me lança une expression d'amusement.

            -   Je n'avais pas grand doute sur tes capacités, Asphar, m'avoua-t-il. Tu es né pour devenir inquisiteur.

            -    Je vous remercie de cette confiance, maître.

            -    Plus de « maître », s'il te plaît. Appelle-moi Illios, comme le ferait un ami.

            -    D'accord, « maître » Illios.

       Nous éclatâmes de rire tous les trois.




       La fête fut somptueuse. Helena avait amené avec elle de nombreux et délicieux mets en provenance d'Eridios qui nous rafraîchirent les sens, et Illios n'avait pas non plus ménagé ses finances ni ses serviteurs. Tous les hommes de main de mon maître participaient à l'évènements, me félicitant tous plusieurs fois tout au long de la soirée. Nous racontâmes à Helena plusieurs de nos aventures, dont elle ne perdit pas une miette. Parfois, nous n'étions pas d'accord sur un point du récit, et il fallait débattre pour savoir qui avait raison, ce qui nous mena à des heures bien tardives.

        Lorsque la fête toucha à sa fin, Helena vint me voir et posa sa main sur mon épaule en disant :

            -  Asphar, j'ai quelque chose à t'offrir.

     Curieux, je la regardai faire un signe à l'un des serviteur d'Illios qui apporta une boîte en bois verni qui ressemblait plus à une petite caisse, faisant environ cinquante centimètres dans toutes les dimensions. Dessus était gravé l'emblème de notre famille : un aigle aux ailes déployés, portant dans ses serres trois éclairs. J'ignorai ce que contenait cette caisse, mais je savais que cela devait être quelque chose de particulièrement important.

     Helena ouvrit le couvercle, et je put voir à l'intérieur deux plaques de protection d'avant-bras blancs équipés de griffes énergétiques rétractables, dont les lames luisaient d'un éclat jaune vif presque solaire.

            -  Ce sont les Serres d'Eridios, fit Helena, les armes d'honneur de notre famille. Plusieurs de nos ancêtres ont combattu avec pour vaincre les ennemis de l'Imperium, et aujourd'hui il est tout à fait normal qu'elles te reviennent.

      Je prit l'une des armes entre mes doigts. Elles étaient conçu pour laisser la main de l'utilisateur totalement libre dans un simple gant de tissu permettant de manier tout autre chose, même lorsque les lames étaient sorties. Elles se fixaient sur les avant-bras et servait en même temps d'arme et de bouclier. Je les soupçonnai d'ailleurs de renfermer un système de champ réfracteur, et Helena confirma aussitôt mes pensées. C'étaient vraiment des armes magnifiques. Profondément ému, je dis à ma sœur :

            -   C'est le cadeau idéal pour ce genre de circonstance. Comment est-ce que je pourrais jamais te remercier ?

            -   Tu auras tout le temps de trouver, répondit-elle en me faisant une petite tape sur le nez. J'espère que tu passeras me voir souvent.

            -   Je te le promets, fis-je immédiatement et lui prenant la main.



       Le lendemain, je me réveillai avec une bonne humeur comme je n'en avais pas connu depuis longtemps. Enfilant mon uniforme, je rejoignit Illios à la salle à manger, pour prendre un petit déjeuné assez énergique. Helena avait malheureusement dû repartir après la soirée, le travail sur Eridios ne lui laissant pas beaucoup de temps libre. Mais je ne m'en faisais pas trop, car j'avais bien l'intention d'aller lui rendre visite bien assez tôt. 

            -  Asphar, me fit soudain Illios. Je pense que tu devrais immédiatement débuter une enquête.

            -   Vous croyez ?

            -   Lord Holken s'attend à ce tu commence à œuvrer rapidement. Plus tôt tu obtiendras des résultats, plus tu resteras dans ses bonnes grâces. Il faut savoir être très diplomatique avec l'Inquisition, même lorsque tu travailles pour elle.

            -   Et vous avez quelque chose dont je puisse me charger ?

        Illios laissa s'échapper un petit rire, ce qui me laissa pensé qu'il avait déjà tout prévu depuis longtemps. Ce n'était pas le genre d'homme à faire les choses à moitié. Il m'avait formé et il m'avait fait nommé, et je doutai qu'il n'ait pas déjà deux ou trois enquêtes à me proposer.

            -  En fait, m'avoua-t-il, je voudrais que tu reprenne une affaire que j'avais laissé tombé il y a quelques temps.

            -  De quoi s'agit-il ?

            -  A l'époque, ce n'était qu'une histoire de psykers renégats qui causaient quelques problèmes sur une cité-ruche de la planète Dunerre, mais ça a empiré. C'est devenu une véritable révolte. La ville est à feu et à sang depuis un mois, et les forces de la garde impériales ont été envoyées pour tenter de mater la rébellion. Cela fait plus de trois semaines qu'ils essayent de capturer les psykers qui dirigent le soulèvement, sans succès.

            -   Vous voudriez donc que je m'en occupe ?

            -   Oui. Corrige l'erreur que j'ai fait en ne traitant pas cette affaire immédiatement. Trouve les leader rebelles et neutralise-les par tous les moyens. Si jamais la révolte se propageait sur d'autres cité-ruches, la situation pourrait devenir catastrophique.

        Je me levai brusquement de ma chaise et m'inclina devant Illios en lui disant simplement :

            -   J'accepte.

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LA SUITE

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SOMMAIRE

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L
<br /> <br /> Ca me met les nerfs en pelote de pas pouvoir faire de citations... grmbl.. ><<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Les retrouvailles avec la soeur du personnage principal constitue un moment intéressant. L'Inquisiteur garde des liens familiaux, mais rejette toute sa fortune et tout désir de richesse.<br /> Historiquement, les Inquisiteurs pouvaient confisquer les biens et propriétés des hérétiques. Dans les mains de n'importe qui d'autres, ça aurait été la porte ouverte aux abues... Mais le plus<br /> étonnant, c'est que les inquisiteurs historiques brillaient justement par leur total intégrité et désintérêt à ce niveau là. Nombreux conservaient un train de vie ascétique. Torquemada, malgré<br /> son statut de Grand Inquisiteur d'Espagne, dormait sur une planche en bois et portait des vêtements humbles et rugueux. Cette facette du personnage principal est donc très respectueuse de<br /> l'esprit de l'Inquisition, aussi bien historique que 40kienne. Chapeau bas, l'artiste ! Le contraste entre la rigueur et la naïveté du personnage sont très bien travaillé, et très concis à la<br /> fois. L'éducation du personnage par des études littéraires autodidacte est une excellente idée (même si elle manque d'originalité, évidemment), en tant qu'amateur du Confcianisme j'approuve.<br /> Bref, ce passage "me trou le cul", comme on dirait dans South Park.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Petits détails :<br /> <br /> <br /> -l'héraldique familiale est signée SPQR, si je ne m'abuse ? ^^<br /> <br /> <br /> -l'idée de l'artéfact familial est très bien pensé et conçu. Pas excessivement grosbill, symbolique, très classe, digne d'équiper un Inquisiteur Puritain. <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Chapitre 4, maintenant.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Vous parlez de "six troupes de chocs", mais dans ce contexte à l'unité ça fait bizarre. Je remplacerais par "soldats de chocs" ici. C'est vous qui voyez. <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> "Mais malgré cela, je n'étai pas très rassuré..." Il métonne l'Inquisiteur. Ca pue tellement le piège qu'on dirait que c'est écrit en grosses lettres dessus. En fait, la Garde Impériale, c'est un<br /> peu comme les Nyds mais en plus faible. S'ils avaient la stratégie pour compenser... Mais non, même pas ! A part Creed, Gant et quelque autres, c'est tous des amateurs. Et dire que la GI est<br /> théoriquement composée de l'élite des FDP... lamentable. Bon, faut dire que l'élite de l'élite est déjà recrutée par le reste des organisations plus élitistes (adeptus astra thelepatica, adeptus<br /> astartes et Inquisition...), on comprend un peu mieux pourquoi ça donne une impression "Kaamelot" avec un seul type sensé pour materné toute une armée de branquignolles. Bref, un passage qui<br /> représente très bien la réalité de la Garde Impériale, qui sont faibles tout en étant très forts comparé à des armées moins hiérarchisées, moins bien équipée et moins nombreuses. Mais qui<br /> lorsqu'ils font face aux vrais pros ou aux abhérations galatiques, ne font vraiment pas le poids.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> "Celui qui était aux commandes de cet engin était incroyablement doué." <br /> <br /> <br /> Doué, oui. Mais surtout très méthodique. Je ne dirais pas qu'il est fort, c'est les autres qui sont faibles. En tout cas, je sens venir la recrue pour la suite du bon inquisiteur Silverstein.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> "Aussi vite que nous le pouvions, nous courûmes vers eux en hurlant pour tenter de nous donner plus de force." <br /> <br /> <br /> Je trouve la formulation un peu maladroite, mais c'est un passage que j'apprécie. Depuis la plus haute antiquité, on crie pour manifester sa force et sa présence, pour dominer. Si ce passage<br /> était un vin, je le dirais épicé, fort en bouche et savoureux (pour ne pas employer le vrai vocabulaire d'oenologie qui est tellement imperméable par endroits que ça ressemble à du classique<br /> taoïste ! XD).<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> "Avant qu'il ne comprenne... Je le décapitais."<br /> <br /> <br /> Précédemment, vous donnez des détails sur les attaques qui touchent les soldats de choc qui accompagne Asphar, mais là vous êtes un peu trop concis. Avec une griffe éclair, impossible de faire<br /> une coupe nette. Forcément, ça va sans doute déchirer le crâne et le découper en lamelles d'un seul revers, ou au moins le perforer de part en part. Bref, l'absence de détails sur ce passage jure<br /> un peu avec ceux sur le soldat qui se fait perforer le cerveau par le globe occulaire juste au-dessus.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La mort du dernier hérétique en revanche est très théâtrale, encore une fois on a le droit à une excellente chute.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bon, ce sera tout pour cette fois. Je lirais le reste bientôt, je pense. <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Nicéphore<br /> <br /> <br /> <br />
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