Les fanstories de Sierra Jack-115 (Halo, Naruto, Evangelion et Warhammer 40.000)
La planète Hullerstorm était caractérisée avant tout par sa surface à moitié recouverte d'installation humaines : des usines, des centrales énergétiques, et de gigantesques cité-ruches. C'était un monde industriel, le plus puissant de tout le sous-secteur Hullorden. Mais c'était également un monde ravagé par la pollution, totalement étouffé par les divers rejets de l'activité humaine. La vie n'y était possible que grâce à d'énormes installation de recyclage d'atmosphère et l'évacuation par des vaisseaux spécialisés de tous les déchets nocifs qui étaient ensuite déversés sur une autre planète du même système solaire, totalement inhabitée. Toute l'alimentation en nourriture était assurée par des matières premières importées des quatre coins du sous-secteur. Du fait de l'énorme quantité de gaz à effet de serre, la température moyenne au sol était écrasante, et le ciel était en permanence recouvert d'un épais manteau nuageux aux fortes tendances orageuses. Les pluies y étaient très fortement acides, mais étaient déclenchées par des satellites de contrôle du climat avant qu'elles n'atteignent les cité-ruches.
Pour être plus claire, je détestais cette planète. Mais elle abritait le siège de l'Inquisition et, de ce fait, j'étais obligé de m'y rendre souvent avec mon maître Kantores. Parfois pour faire nos compte-rendu sur les enquêtes que nous avions clos, parfois pour recueillir des informations sur celles encore en cours, ou même pour demander une aide massive de l'Ordo. A chaque fois j'avais retrouvé cette sensation de dégoût en observant la surface presque intégralement métallique de Hullerstorm sous son ciel agressif.
Mais pas cette fois.
Il avait fallut que notre transporteur nous amène dans les hauts quartiers de la cité-ruche Prioris, dont les climatiseurs de dernière génération rendaient l'air bien plus frais, pour que je me rende compte que ce sentiment répulsif habituel ne m'était pas venu ce jour là. Il fallait dire que mes pensées étaient tournées vers tout autre chose depuis les évènements de Tarentus. Mon maître avait communiqué aux seigneurs de l'Ordo son désir de me faire nommer inquisiteur, et une réunion avait donc été décidé au siège d'Hullerstorm. Je devais passer devant les plus éminents membres de notre ordre qui jugeraient mes compétences et mon expérience afin de décider si, oui ou non, j'allais devenir l'un d'entre eux. Du coup, l'aspect de cette planète me semblait quelque peu superficiel en comparaison de ce que j'allais devoir y affronter.
Le siège de l'Inquisition faisait partie des quelques bâtiments administratifs occupant le plus haut niveau de la structure en étage de la cité-ruche Prioris. Il se détâchait des autres édifices de par son allure de forteresse moyenâgeuse, avec ses hauts murs d'enceinte en pierre, ses miradors et son énorme porte blindée que surveillaient deux escouades complètes de troupes de choc.
Kantores et moi descendîmes de notre transporteur et nous dirigeâmes vers l'entrée. Mon maître portait sur lui une armure énergétique rouge sombre enveloppée dans une large cape noir, laissant cependant son visage dur découvert. Ses lèvres étaient serrée dans une attitude froide que confirmaient ses grand yeux noirs aux sourcils froncés. Des cheveux grisonnants coupés courts recouvraient son crâne, et plusieurs rides courraient en travers de son fronts et de ses joues. Plus par désir personnel que par défaut de la science, il avait laissé l'âge durcir ses traits, ce qui lui donnait une allure noble. Il n'avait pas prit son marteau énergétique, beaucoup trop voyant, et avait opté pour un simple sabre tronçonneur de cérémonie.
Quant à moi, je portais la tenue que je considère toujours comme ma tenue habituelle : un uniforme en tissu bleu marine, avec des plaques de protection blanches, le tout enveloppé dans une grande cape de cuir brun sombre. Il s'agissait de l'uniforme habituel des officiers des régiments provenant de ma planète natale, Eridios, car ma famille avait une longue tradition militaire et j'avais désiré garder un lien avec mon passé en suivant Kantores. A cette époque, mes cheveux noirs coupés mi-longs étaient coiffés en avant, de nombreuses mèches tombant sur mon large front, et sous lesquelles régnaient deux yeux vifs d'un bleu azure. Mon jeune visage avait une blancheur presque fantomatique, typique des humains originaires des planètes glaciaires qui donnaient généralement une peau très pâle. Ma joue gauche étaient marquée d'une longue cicatrice, la seule que j'ai jamais eu jusque là : elle partait en biais de sous ma pommette jusque sous mon oeil gauche, et se poursuivait ensuite vers le milieu de mon front. Cette blessure m'avait été causée par la baïonnette d'un hérétique a peine un an plus tôt. Je pense encore souvent à ce pauvre fou, qui avait été manipulé par un psyker possédé pour se révolter contre l'Imperium qui veillait sur lui, comme tant d'autres. Si cet homme avait eut le bras un peu plus long d'un demi-centimètre, j'aurai perdu mon oeil.
Kantores présenta son insigne inquisitoriale aux gardes surveillant la porte et ceux-ci donnèrent aussitôt le signal d'ouverture. L'un des énormes battants s'ouvrit pour nous laisser pénétrer dans ce qui pourrait être considéré comme un hall d'entrée, avec des tourelles automatiques et une quantité incroyable de senseurs destiné à ne rien laisser passer qui ne dispose pas d'une autorisation. La chevalière de mon maître possédaient les codes d'accès nécessaires pour désactiver ces sécurités, qui se retirèrent dès que les appareils eurent téléchargé ces codes. Kantores ne se soucia même pas de ces formalité mécaniques et se dirigea droit vers la grande salle de l'Epreuve, où nous attendaient les seigneurs inquisiteurs rassemblés par ordre du maître de l'Ordo.
Dans chaque sous-secteur de l'Imperium, l'Inquisition est dirigée par trois grands maîtres dirigeant chacun l'un des trois ordres de l'Inquisition : l'Ordo Hereticus, les chasseurs de sorcières, l'Ordo Malleus, les chasseurs de démons, et l'Ordo Xenos, les chasseurs d'extraterrestres. Lord Grégor Holken, le maître de l'Ordo Hereticus du sous-secteur Hullorden, était un homme petit mais dont on ne pouvait douter qu'il était parmi les plus zélés agents de l'Empereur, de part sa présence impérieuse et la force qui se dégageait de lui. Il était assis sur son trône au centre de la tribune des juges, entouré des seigneurs inquisiteurs qui avaient pu répondre à son appel. Je reconnaissais certains d'entre eux, bien que je ne connaissais pas leurs noms, essayant de me rappeler quel alignement suivait chacun d'entre eux.
Car l'Inquisition a beau être une institution fondée dans le but d'éliminer les ennemis intérieurs de l'Imperium, elle abrite en son sein plusieurs des plus féroces oppositions de pensées qui puisse exister dans l'Humanité toute entière. Chaque inquisiteur possède sa propre façon de concevoir les éléments constituant notre univers, ainsi que sa propre façon de combattre nos ennemis. Cela amène à des divergences d'opinions très opposées qui sont sujet à des conflits à l'intérieur même des Ordos, ne serait-ce que pour la question du combat contre le chaos. Ceux qui refusent indubitablement d'utiliser l'énergie Warp dans n'importe laquelle de ses formes, dans le but de préserver leur nature humaine, sont désignés comme des puritains. De l'autre côté, ceux qui pense que le chaos peut être combattu plus efficacement en employant ses propres armes, et qui étudient donc avec intérêt la nature des démons ou des psykers, sont qualifiés de radicaux, et sont presque considérés comme des hérétiques. Bien sûr, il ne s'agit que de deux extrême, mais entre eux se trouvent des milliers de mouvements de pensées tous aussi divergeant les uns que les autres.
Mon maître Kantores n'avait eut à m'expliquer qu'une seule fois son mode de pensée pour que je le comprenne entièrement : par-dessus tout, Kantores croyait en la lumière de la Vérité. Car c'est dans le mensonge et le secret que commence toujours l'hérésie. Les ennemis de l'Imperium se cachent pour fuir la colère de la justice, en dissimulant la vérité de leurs sombres intentions. Un homme est donc un ennemi de l'Inquisition à partir du moment où il tente de dissimuler des informations, qu'il soit simple citoyen, noble, cardinal ou même inquisiteur. Aucun membre de notre Ordo ne doit avoir de secret pour quiconque de son entourage ou pour ses supérieurs. Ainsi, il s'assure de rester dans le droit chemin, guidé par ses semblables au moindre faux pas qu'il peut commettre. Kantores appelait cela le credo de la Vérité, et ses collègues le respectaient principalement pour cela. Il n'avait jamais dissimulé le moindre détail sur ses enquêtes ou même sur sa propre vie. Tout en lui était d'une transparence irréprochable, une chose dont il était très fier et qu'il s'était juré de conserver jusqu'à sa mort.
Cependant, il ne m'avais jamais forcé à marcher dans cette voie. Un soir, alors que nous nous préparions à une attaque contre le repère d'un hérétique sur Janghios-IV, il m'avait dit que chaque inquisiteur devait choisir la voie qui lui correspondait le mieux. Car chaque être humain possède sa propre façon de penser, son propre manuelle de raisonnement intérieur, qui lui ouvre ou ferme les portes de certaines idéologies. Malgré ma nature d'Intouchable, Kantores me préférait parmi tous ses serviteurs car je possédais en moi une volonté et une force intérieure sans pareil. Tout au long de ces huit années passées à le servir, j'avais appris tant de choses sur le corps, l'âme, et le warp. Et tout au long des quatre semaines de notre voyage dans le Warp jusqu'à Hullerstorm, Kantores m'avait préparé à l'Epreuve.
- Qui se présente devant nous ? demanda rituellement Lord Holken.
- Un serviteur de l'Empereur, répondis-je. Pur de corps, d'esprit et d'âme.
Je me tenais debout aussi droit que possible devant l'assemblé, tendis que Kantores allait s'assoire sur un siège placé non loin à son attention. Je ne pouvais pas détacher mes yeux des hauts inquisiteurs qui se trouvaient face à moi.
- Asphar Silverstein, continua le maître de l'Ordo, pourquoi êtes-vous ici ?
- Pour prouver ma force et ma foi devant mes juges.
- Alors qu'il en soit ainsi.
Pendant plus de deux heures, je répondis aux questions des inquisiteurs sans jamais mentir ou montrer la moindre hésitation. Ils m'interrogèrent sur les bases fondamentales de l'Inquisition, sur les devoirs qu'avaient ses membres et sur l'expérience que j'avais tiré au service de mon maître dans tous les domaines possibles et imaginables. Ils me posèrent également des questions plus personnelles, comme à propos de mes origines, de ma famille, et de la raison pour laquelle j'étais entré au service de Kantores. Sans cacher le moindre détail, je leur répondais.
Lorsqu'ils n'eurent plus de questions à poser, Lord Holken activa un champ d'isolement, afin de les hauts inquisiteurs puissent délibérer. Je profitai de cet instant pour tourner mon regard vers mon maître, dont le sourire de satisfaction me suffit pour savoir qu'il était fier de moi. J'avais attendu ce moment pendant huit ans, parfois avec impatience et parfois non, et toujours avec une certaine crainte. Mais à cet instant, je n'avais plus aucune crainte. Je restais là un long moment, immobile, simplement à réfléchir sur tout ce que j'avais accompli jusqu'ici.
Ma famille, la noble famille des Silverstein, était propriétaire de l'un des premier chantiers navals de l'Imperium en ce qui concernait les vaisseaux marchand, ainsi que de la moitié des terres de la planète Eridios. C'était à ce petit monde froid et inhospitalier que je devais la pâleur de ma peau, ainsi que mon tempérament glacial. Il avait été ma maison jusqu'à ce que je rencontre l'inquisiteur Illios Kantores, par hasard, lors de l'un de ses voyages. Son vaisseaux avaient eut de nombreuses avaries suite à un affrontement, le rendant presque inutilisable, et c'était avec moi qu'il avait négocié pour en obtenir un autre. Etant un psyker, il ne lui avait fallu qu'un instant pour savoir que j'étais un intouchable. Cela l'avait d'abord effrayé, puis intéressé.
Les intouchables étaient des individus particulièrement rares et précieux, que tout inquisiteur apprécie d'avoir à porté de la main pour contrer les dangereux pouvoirs du Warp. C'est pourquoi Kantores m'avais rapidement demandé si je voulais entrer à son service. Je n'étais pas l'héritier de la famille, et ma nature d'intouchable faisait que je n'étais pas vraiment apprécié par mes proches, à quelques rares exceptions prêtes. J'avais donc accepté, d'abord sans trop savoir à quoi je m'exposais, je l'avoue. Mais quelques mois plus tard, j'étais devenu l'un des hommes de main les plus zélés de Kantores.
Quand le champ d'isolement fut désactivé, je quittai mes souvenir pour tourner immédiatement la tête vers l'assemblée. Leur délibération avait été plutôt rapide, à peine une dizaine de minutes, ce qui était soit très bon, soit très mauvais. Les visages des inquisiteurs étaient totalement neutre, mais je savais que ce n'était qu'un masque qu'ils portaient habituellement lors de ce genre d'évènement. Ce fut Lord Holken qui prit la parole pour annoncer :
- Asphar Silverstein. Par l'autorité qui m'a été conférée, je vous nomme inquisiteur de l'Ordo Hereticus.
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