Les fanstories de Sierra Jack-115 (Halo, Naruto, Evangelion et Warhammer 40.000)
Cher monsieur Hollande,
Je me permets de vous écrire aujourd’hui, d’humble citoyen à humble citoyen, afin de m’adresser non pas à l’homme politique mais à l’homme tout court. Je ne suis mandaté par personne et ce message n’engage que moi, je tiens à préciser cela et même à le certifier sur l’Honneur, une valeur à laquelle je crois avec passion et à laquelle j’attache une importance capitale dans mon mode de vie au quotidien. Je n’ignore nullement les risques des mots qui vont suivre car, comme le disait Guy Béart dans sa chanson, « Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté », mais comme le disait aussi Confucius en son temps : « Savoir ce qui est juste et ne pas l’accomplir, c’est manquer de Courage ». La passion, la verve et l’inspiration qui me donnent le Courage d’écrire ces mots ne sont ni celles d’un romancier ni celles d’un philosophe, mais simplement d’un jeune être humain éveillé et conscient qui, prenant la juste mesure des choses de notre société présente et à venir, ressent le devoir de s’adresser personnellement et distinctement à vous dans cette lettre ouverte.
Chaque jour qui passe il m’arrive une ou plusieurs fois, en entrant au contact des gens, de penser que le monde autour de moi perd peu à peu ses valeurs morales, qu’il les oublie ou qu’il décide de les enfermer dans un placard de sa conscience en disant ne le faire qu’un temps, mais pour au final en faire une habitude des plus malsaines. Toutefois, bien plus souvent je connais aussi l’Espoir que ces valeurs puissent être un jour retrouvées ou du moins remises en avant par notre peuple de France, et cet Espoir est avant tout nourri par certaines personnes que je rencontre au jour le jour ou dont j’entends parler dans les médias. J’espère de tout mon cœur que vous saurez me donner raison quant au fait que vous pouvez être de ces personnes, ne serais-ce qu’en considérant avec Politesse et Sincérité ce que je souhaite vous exposer ici, puis éventuellement en y répondant de la manière qui vous semblera la mieux adaptée.
A l’heure où j’écris ces mots, vous avez rassemblé un grand nombre de personnalités publiques plus ou moins connues et plus ou moins populaires, que ce soit il y a plusieurs mois pour les plus fidèles ou les plus prévoyants, ou que ce soit il y a seulement quelques jours ou quelques heures pour les plus étourdis ou les plus inquiets de leur situation. Je vous laisse le soin et la discrétion de classer ces différentes personnes de la manière qui vous semblera la plus juste. Il ne faut toutefois pas douter, c’est une question de bon sens, que vous n’avez pu rassembler autant de personnalités influentes autour de vous qu’au prix de promesses et de compromis plus ou moins coûteux en fonction de leurs poids électoraux à chacun, couteux non seulement par rapport à votre engagement politique de départ mais aussi par rapport à votre propre Raison morale d’être humain. L’exemple le plus médiatisé a très certainement été l’accord avec le parti écologique de notre pays et je ne doute pas qu’il existe bien d’autres accords moins connus, officiels ou non, qui n’attendent que d’être honorés en cas de victoire de votre candidature.
Et le résultat est là : vous êtes – et tous les médias ou presque sont d’accord pour le dire – le grand favori de cette élection présidentielle. Les sondages, avec ce que cela implique de réserve et d’incertitude, vous donnent en tête au premier tour et vainqueur au deuxième tour contre n’importe quel autre candidat… sauf un. Quel est la particularité de ce candidat qui pourrait menacer votre victoire et sur lequel je souhaite attirer votre attention ? Et bien il s’agit du seul candidat qui ne soit ni des partis extrémistes – car cela nous amènerait à une situation identique au deuxième tour de 2002 – ni le président sortant dont le bilan, que je ne jugerai pas ici, vous fait bénéficier du vote « tout sauf cinq ans de plus ». Il s’agit également du candidat qui possède un capital de sympathie aussi important que le vôtre, voir même bien plus, car il a le mérite de n’avoir fait d’alliance ou de concession avec personne depuis les élections de 2002 et de 2007, malgré les difficultés que cela impliquait, utilisant les simples forces de la Sincérité, de la Loyauté et de l’Honneur qui renforcent la valeur de ses idées et de son désir de rassemblement des partis. C’est une vérité que de plus en plus de gens réalisent et dont vous avez très certainement conscience, je serais bien naïf de penser le contraire. Ceux qui écoutent, ceux qui savent et ceux qui ne se laissent pas enfermer dans des idées préconçues et dépassées de bipartisme – que ces idées soient d’ailleurs héritées par une simple habitude politique ou par un fatalisme annoncé par nombre de ceux qui ont pour charge d’informer les citoyens – ceux-là donc grandissent en nombre chaque jour qui passe et une prise de conscience nationale fleurit, lentement mais sûrement et avec justesse.
Je dis souvent autour de moi que « nous empruntons notre crédibilité à ceux qui nous ressemblent ». Par ces mots simples je dis simplement que l’action de chaque individu possède un impact dans les esprits des gens qu’il rencontre, non seulement sur sa propre image, mais aussi sur l’image de tous ceux auxquels ces mêmes gens l’associent mentalement en l’identifiant au travers d’une classe sociale, d’une profession, d’une famille, voir même d’une religion, d’une région ou d’un pays pour les visions plus larges. Il faut maintenant savoir que chacun de ces groupes, de ces communautés ou de ces nations possèdent un honneur collectif qui leur est propre et qui n’est que la moyenne de toutes les crédibilités individuelles des personnes qui en font partie. Par nos actions, que ce soit en publique ou en privé, consciemment ou inconsciemment, nous participons aux honneurs collectifs de toutes les communautés auxquelles nous appartenons, et nous y participons en bien ou en mal selon que nous nous laissons entraîner ou non par notre orgueil individuel. Cette logique est applicable à tous les échelons de la société, même à la classe politique de très haut niveau à laquelle vous appartenez, mais à cette classe politique il faut néanmoins ajouter une phrase du poète latin Claudien et à laquelle je vous demande de réfléchir : « Regis ad exemplar totus componitur orbis : L'exemple du monarque est la loi sur la terre». Pour ainsi dire, le comportement d’un chef influe directement sur le comportement de ceux qu’ils dirigent, impactant d’autant plus l’Honneur de la communauté dirigée par le chef en question. L’Honneur est une valeur capitale pour moi, je l’ai déjà dit, et j’ajoute ici que si durant mon enfance je ressentais encore l’Honneur d’être français, aujourd’hui je le ressens de moins en moins et je suis sûr que beaucoup de mes concitoyens sont dans le même état d’esprit aujourd’hui.
Léonard de Vinci disait « Demande conseil à qui se corrige lui-même ». Or, durant cette campagne électorale, vous avez plusieurs fois montré un intérêt et même une certaine harmonie de pensée avec les idées du candidat sur lequel je souhaite attirer votre attention. Il est possible que cela n’ait été que dans l’objectif de récupérer une partie de son électorat en vous présentant comme le défenseur des mêmes principes, mais cela ne semble pas toujours coïncider avec d’éventuelles obligations que vous auriez prises selon moi pour acquérir certains soutiens. Le projet de la moralisation de la vie politique par référendum en est certainement l’exemple le plus parlant, puisque vous avez considéré ce projet d’ « utile » et de possible « solution », avant de dire que si un tel projet devait être mené il devait non pas être voté par les citoyens au travers d’un référendum mais par un vote des parlementaires… alors que ces derniers sont concernés par ce même projet qui demande la réduction de leur nombre et leur présence obligatoire en séance pour voter. Ceux qui savent lire entre les lignes concluront vite sur cette stratégie de communication. Si j’ai cité Léonard de Vinci en début de ce paragraphe, c’est parce que je veux croire au fond de moi que, au départ, vous pensiez sincèrement que ces idées et principes étaient justes, mais que c’est pour ne pas risquer de perdre des soutiens et non par conviction personnelle que vous avez fait machine arrière. Personne ne peut être insensible au pouvoir de la Vérité et de la Justice – comprenez là le raisonnement qui permet de savoir ce qui est juste – même dans les paroles d’un adversaire, du moment que l’on sait écouter.
J’en fais maintenant appel à votre Honneur de citoyen français, et non pas à votre Honneur de socialiste ni même à votre Honneur d’homme politique, bien que ce dernier peut déjà vous donner quelques signaux d’alarme pour autant que vous l’écoutiez. J’en appel à cet Honneur de citoyen français afin que vous évaluiez notre situation présente avec le même regard, ou la même modestie si je puis dire, que tous vos électeurs et que tous les autres citoyens français qui liront cette lettre. J’en fais appel aussi à votre bon sens, à votre Raison et à votre Amour de la France. Prenez conscience de ce que vous êtes sur le point de faire, de l’avenir vers lequel vous souhaitez nous amener et dont de nombreux spécialistes cherchent cependant à nous prévenir des dangers, certains au travers de chiffres, certains au travers de prédictions et certains par d’autres moyens encore. Si vous êtes ne serait-ce qu’un tout petit peu sensible à cet Honneur national, que nous brandissions autrefois devant nos voisins européens et devant le reste du monde jusqu’à ce qu’il soit réduit à une peau de chagrin, je suis certain que vous comprendrez que vous êtes ou que vous avez été mis en erreur par rapport à ce dont la France a besoin aujourd’hui. Je ne peux pas vous dire comment corriger cette erreur, car mon rôle ici se limite à présenter les faits, à vous et à toutes la France, ainsi que mes espoirs pour l’avenir. En rien je ne possède la sagesse ou le savoir nécessaire pour donner ne serait-ce qu’un début de conseil à l’homme politique que vous êtes, mais en matière de résumé, je dois dire que vous ne possédez pas selon moi la Droiture et le sentiment de Justice profonde nécessaire à sauver notre pays. D’autres les possèdent depuis déjà bien assez longtemps pour être plus que crédibles sur ce sujet. Je donnerai donc simplement un début de conseil à l’être humain qui est en vous comme en chacun de nous, cela en empruntant les paroles du philosophe allemand Emmanuel Kant : « Agis de tel manière que tu puisses aussi vouloir que la maxime de ton action devienne une loi universelle ».
Le style littéraire de la lettre ouverte, que j’utilise ici, a été rendu célèbre par le grand écrivain et journaliste français Emile Zola avec son article « J’accuse » concernant l’affaire Dreyfus de 1898 et qui, pour certains, est grandement responsable de l’affrontement droite-gauche existant actuellement. Malgré ses défauts, en particulier sur plusieurs erreurs que contenaient les accusations de Zola à l’époque, nous ne devons pas en oublier la valeur inestimable dans notre héritage culturel, ce texte étant considéré par beaucoup comme « le symbole de l’éloquence oratoire et du pouvoir de la presse mis au service de la défense d’un homme et de la vérité ». Aujourd’hui, je tiens à rendre hommage à cet acte de Courage, de Justice et de Droiture, mais aussi je tiens à rétablir le juste ordre des choses en empruntant ici le même style pour défendre l’idée de la réunification des partis politiques, néanmoins avec un verbe plus poétique et plus rassembleur :
J’espère que les hommes et les femmes de tous bords politiques comprendront que la division des partis et donc du peuple français n’est pas le véritable but de la démocratie, et que leur unification permettra de rassembler les bonnes idées et les bonnes volontés de tous pour les employer à leurs justes places.
J’espère que les citoyens français retrouveront l’Honneur d’appartenir à notre belle nation, autrefois glorieuse et enviée afin qu’ils aient le Courage de la défendre, non pas par les armes, mais par la même verve, la même passion et la même raison qui m’ont permis d’écrire ces mots.
J’espère que nous ne plaindrons pas nos enfants ou nos petits-enfants pour la société que nous leur laisserons, mais qu’au contraire nous regretterons de ne pas pouvoir en profiter aussi longtemps qu’eux.
J’espère que la culture, le respect et la confiance reviendront dans les cœurs et dans les esprits des français et des autres habitants du monde entier, afin que nos énergies ne soient plus affaiblies par de multiples querelles mesquines et qu’au contraire elles soient mobilisées vers la construction de l’avenir pour rattraper les erreurs du passé.
J’espère que les puissances industrielles et économiques comprendront où est leur intérêt dans le monde que je défends et dans lequel le bien-être des salariés apporte plus de qualité de travail et donc de meilleurs résultats pour des progrès dans tous les domaines.
J’espère que les médias ne chercheront pas à égarer l’opinion publique sur les affaires politiques, juridiques et sociales, quelles que soient les situations et quels que soient les enjeux.
J’espère qu’à l’Honneur d’être français nous pourrons un jour ressentir également l’Honneur d’être tous humains, c’est-à-dire d’appartenir à l’Humanité toutes nations confondues en dépit de nos différences de culture, de religions ou de traditions.
J’espère enfin que l’Humanité, avec peut-être la France comme modèle, atteindra enfin l’idéal de vie qu’elle mérite en supprimant les inégalités et l’incompréhension ainsi que la haine qui en découle pour faire place aux vraies valeurs morales de l’humain : Sincérité, Politesse, Loyauté, Droiture, Courage, Bienveillance et Honneur.
Cordialement et avec mes sincères respects,
Mr Thibault Comeau-Montasse
PS : ce texte est disponible en libre téléchargement, format pdf, à l'adresse suivante :
http://ddata.over-blog.com/0/29/70/53/2012/Lettre-ouverte-a-F.-Hollande---J-espere--pdf
N'hésitez pas à le distribuer autour de vous. J'encourage les écrivains amateurs à poursuivre le même combat de manière constructive et posée pour que le débat de cette élection soit élevé et que les français ne soient plus dans le doute lorsqu'ils devront aller voter ce dimanche. Merci à tous ceux qui auront lu jusqu'ici.