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Les fanstories de Sierra Jack-115 (Halo, Naruto, Evangelion et Warhammer 40.000)

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Troubles dans l'Alliance, chapitre 16

CHAPITRE SEIZE
 
2236 unités de temps du 53ème jour de la quatrième ère de la Reconquête, Marche du Silence/ fabrique de munitions humaines, zone industrielle de la ville assiégée de Passadonis, Yvalos V, système Irulan.
     Alors qu’à l’extérieur de l’usine, l’enfer se déchaînait sous la forme d’un intense bombardement effectué par plus d’une vingtaine d’appareils Séraphins, l’escouade Delta en explorait l’intérieur le plus furtivement possible. Leurs systèmes de camouflage leur avaient permis d’éliminer les quelques gardes qui surveillaient l’entrée principale du bâtiment sans donner l’alerte, ce qui laissait l’effet de surprise intact. Mais il était clair que les humains allaient très vite se douter des intentions de l’Alliance en voyant que les bombardiers au dehors ne ciblaient jamais l’usine de munitions. Au moins cela dissuadera l’ennemi de tenter une évacuation d’urgence, se dit Irul. Et s’il restent terrés ici, ils n’ont aucune chance. Nous n’avons plus qu’à leur faire penser le contraire.
      Le bâtiment présentait tous les défauts de l’architecture humaine : sale, mal conçu et étroit. Il n’y avait absolument aucune logique apparente dans l’organisation des couloirs, conduits et cages d’escaliers, ce qui ne faisait pas de l’orientation une chose facile. Cependant, il était facile de comprendre que si les humains souhaitaient protéger un de leur officier, ils le placerait dans les profonds sous-sols de la structure, là où ils serait le plus à l’abris du bombardement. L’escouade Delta descendit donc au plus bas étage possible, éliminant sans remord les quelques gêneurs qui tentaient vainement de leur barrer la route.
       C’était dans ces tréfonds de l’usine que se trouvaient la plus grande partie des stocks de munitions produits. Les sangheilis traversèrent des salles remplies d’énormes caisses de métal dans lesquelles reposaient d’innombrables balles de calibre moyen, qui n’attendaient que d’être utilisées. Irul fit bien attention à ce qu’aucun membre de l’escouade ne ramasse une arme humaine, et particulièrement Naaldi qui savait très bien les utiliser.
        Soudain, Elda aperçut la cible.
        L’officier humain était au milieu d’un tas de caisses alignées en un grotesque muret défensif, protégé par une bonne trentaine de soldats bien armés et déterminés. Ce dernier carré désespéré se trouvait au fond de la dernière salle d’entrepôt, séparé du reste des caisses de munitions par une courte zone découverte d’une dizaine de mètres. Trop facile. Il y a un piège.
         Irul demanda au capitaine d’ordonner un arrêt, et celui-ci fit un signe de la main pour inciter tout le monde à rester à couvert. Irul passa alors furtivement sur le côté droit et vit les meurtrières creusés dans le mur latéral. De nombreux canons d’armes en dépassaient faiblement, traquant le moindre indice d’une présence ennemie, mais semblaient n’avoir pas détecté le sangheili camouflé. Prenant toutes ses précautions, celui-ci longea alors rapidement le mur jusqu’au petites ouvertures, et y glissa toutes les grenades à plasma qui lui restait. D’intenses cris de douleurs retentirent avant même les explosions qui emportèrent avec elle les quelques humains terrifiés. Irul jeta un regard furtif à travers l’une des meurtrières pour s’assurer qu’il ne restait aucun ennemi valide de l’autre côté, puis vérifia qu’il n’y avait pas de piège semblable dans le mur opposé, avant de rejoindre au plus vite ses coéquipiers. Dès qu’il eut donné le signal de « tout va bien », le capitaine Arko ordonna l’assaut.
          Les huit sangheilis foncèrent vers les derniers humains en une manœuvre d’encerclement avec deux guerriers sur le flanc gauche, deux sur celui de droit, et quatre au centre. Leur charge fut d’une férocité incroyable, emportant en un instant la moitié des humains sans qu’ils ne comprennent ce qui leur arrivait. Les autres comprirent rapidement qu’ils n’avaient aucune chance, mais continuèrent de se battre avec détermination. Lorsque le dernier d’entre eux tomba à terre, sa tête arrachée par la force sans pareil de Karji, un grand calme s’empara des sangheilis.
     Le capitaine Arko était étendu sur le sol, immobile.
     Irul s’empressa aussitôt de vérifier ses signes vitaux. Il fut heureux de constater que son officier n’était pas mort, seulement inconscient. Mais alors qu’il se relevait pour l’annoncer aux autres, il vit le poing de Naaldi fondre sur lui. Irul esquiva le coup en effectuant une roulade en direction d’Elda, qu’il tenta de couvrir avec son propre corps. Le vétéran leva alors son fusil à plasma dans sa direction en disant calmement :
            -   Irul, écarte-toi s’il te plait.
            -   Jamais ! De toute façon tu ne peux pas la tuer devant autant de témoins ! Renonces et le capitaine se montrera peut-être clément.
            -   Des témoins ? répéta Naaldi avec amusement.
        Les autres membres de l’escouade levèrent un à un leurs armes en direction d’Elda, mais Irul continua de s’interposer. Alors ils faisaient tous parti du complot ? … et moi qui les trouvais sympathiques. Finalement, ce ne sont que des brutes dépourvus de raison. Ils sont prêts à tuer un membre de leur race sans même sourcilier, et ils ont même osé frapper le capitaine pour cela. Que les dieux leur pardonne cet acte monstrueux.
            -   Si tu veux la tuer, Naaldi, il faudra d’abord me tuer moi !
            - Pourquoi mourir pour une femelle, Irul ? Ce ne sont que des procréatrices. Elles n’ont rien à faire au sein de l’armée. Le combat est une chose sainte qui leur est à jamais interdit, et je ne permettrai à aucune d’entre elle de porter une armure.
            -   La tolérance est une faiblesse ! renchérit Karji. Seuls les mâles sangheilis possèdent l’union de la force physique et de la détermination spirituelle pour suivre le Grand Voyage à travers la Sainte Croisade.
            -   C’est faut ! répliqua Irul. Elda est la preuve vivante que les sangheiles sont capables autant que nous de suivre la voie du Guerrier, et de mériter leur place auprès des dieux en combattant les ennemis de l’Alliance.
            - Mais elle va mourir, et toi avec si tu te refuse à nous laisser faire. Alors sois raisonnable et écarte-toi.
        Irul chercha désespérément une solution. Il savait qu’essayer de raisonner ses coéquipiers ne serviraient à rien, mais cela lui donnerait un peu de temps pour réfléchir. Face à autant d’ennemis puissants, l’affrontement direct n’était pas une solution, même avec la terrible épée à énergie qu’il avait toujours sur lui, d’autant qu’il ne souhaitait blesser aucun de ses frères, et encore moins les tuer. La fuite était la seule option envisageable, mais il lui fallait un moyen.
         Son regard parcourut rapidement la pièce à la recherche de quelque chose qui pourrait l’aider, et s’arrêta sur les caisses de balles qui se trouvait à côté de lui. L’une d’elle était ouverte, et cela donna une idée à Irul. Cependant, avant de le mettre à exécution, il devait en savoir plus :
            -   Qui vous a ordonné d’abattre Elda ?
        Les autres sangheilis s’échangèrent alors des regards surpris en chuchotant entre eux, avant que Naaldi se retourne vers Irul, apparemment amusé de cette question :
            -   Pourquoi penses-tu qu’on nous a ordonné de faire cela ? Lorsqu’on nous a annoncé l’arrivée de cette… chose, nous avons immédiatement délibéré en secret, et nous sommes tombé d’accord sur le fait qu’elle ne méritait pas de vivre. 
            -   Alors une dernière chose avant que tu ne nous tues tous les deux : je veux savoir qui à tirer sur Elda lors de notre mission de la base de ravitaillement.
        Naaldi se tourna alors vers son partenaire vétéran, Karji, dont les mandibules étaient largement écartées dans un signe de satisfaction, ainsi que d’une expression de défit. Le puissant sangheili plongea son regard dans celui d’Irul comme si ses yeux avaient été des épées, mais celui ne broncha pas. Le jeune guerrier serra les dents et le poing pour contenir sa rage. Mais cela ne suffit pas, et il porta sa main à sa bouche pour y mordre un grand coup, faisant couler son sang à faible goutte. Puis il brandit le poing en direction de Karji et annonça :
            - Je jure par mon sang de te faire connaître la souffrance éternelle à la Basilique des Tourments.
            -   Ah ah ah ! ricana Karji à pleine voix. Pour cela mon petit, il faudra d’abord que tu renaisse de tes cendres, car c’est tout ce que je laisserai de toi ! Et après, je m’occuperai de ta maudite femelle !
            -   Désolé de te décevoir, mais tu ne nous feras rien.
            -   A bon ? Tu crois peut-être que nous allons gentiment t’obéir et vous laisser partir ?
            -   Non, je n’ai pas besoin de ton accord pour ça.
     Sur ces mots, Irul plongea sa main dans la caisse de munitions pour jeter autant de balles qu’il le put en direction de Kaarji, et alors qu’elles étaient encore dans les airs, il tira une salve de son fusil plasma. Plusieurs tirs touchèrent une balle et les firent exploser, créant une réaction en chaîne dont la force équivalait à deux grenades à fragmentation humaines. Le souffle projeta les sangheilis au sol tandis qu’Irul et Elda coururent vers la sortie.
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L
on ne s'ennui pas un seul instant !
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