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Les fanstories de Sierra Jack-115 (Halo, Naruto, Evangelion et Warhammer 40.000)

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Troubles dans l'Alliance, chapitre 14

CHAPITRE QUATORZE
 
2209 unités de temps du 53ème jour de la quatrième ère de la Reconquête, Marche du Silence/ ville assiégée de Passadonis, Yvalos V, système Irulan.
      La navette de transport déposa les membres de l’escouade Delta au milieu de la grande place centrale de Passadonis avant de repartir en direction du Angry Justice. Les sangheilis se dispersèrent pour rechercher d’éventuels ennemis qui les auraient vu arriver, mais ils ne trouvèrent rien. Arko ordonna alors de faire mouvement en direction du secteur industriel de la ville, où d’après les renseignements de l’Alliance se trouvait leur objectif.
     La cité humaine était totalement dévastée. L’attaque contre Yvalos V avait été lancée depuis seulement un peu plus d’un jour, et déjà la résistance ennemie faiblissait significativement devant les assauts répétés des troupes de l’Alliance. Partout les bâtiments étaient en prises aux flammes et les rues tapissés de cadavres sanguinolents, le ciel obscurci par les noires fumées s’échappant des carcasses de véhicules civils ou militaires.
      L’attaque de l’escouade Delta contre la base de ravitaillement avait rendu facile la prise de la ville, d’autant qu’avec la destruction de la principale force de renforts ennemis, les autres troupes envoyées au milieu des édifices primitifs n’eurent à affronter qu’une faible résistance. Les guerriers du capitaine Arko y avaient cependant été envoyés, dans le but d’éliminer l’officier qui dirigeait les dernières troupes humaines.
      Bien que la cible soit très bien protégée au milieu du dispositif de résistance ennemi, les sangheilis avaient largement leurs chances. En effet, après l’incroyable résultat de leur dernière mission, l’escouade Delta avait été intégrée à la section des commandos, et avait vu ses armures classiques remplacées par des armures noires avec un système camouflages optiques et une panoplie de capteurs très sensibles. C’était l’équipement idéal pour les assassinas.
      Irul avait essayé, durant ces dernières heures, d’obtenir des indices sur qui avait tirer sur Elda lors de leur précédente mission. Mais il n’avait rien trouvé. Personne au sein de l’escouade ne semblait vouloir parler de cet incident, et certains devenaient même violents si le sujet était abordé. On dirait qu’ils me cachent tous quelque chose. Seraient-ils au courrant pour mon rôle de garde du corps ? Probablement non, mais il doivent bien se douter de quelque chose. Surtout si l’on considère les trois jours qui se sont passés sans qu’ils sachent où j’étais, juste avant qu’Elda n’intègre l’escouade. Il va me falloir agir autrement pour connaître la vérité.
        Heureusement pour lui, Elda n’en avait gardé aucun rancœur. Au contraire, elle avait tendance à se rapprocher de lui et à montrer de plus en plus de sympathie à son égard. Elle supportait mieux le fait de devoir être protégée en permanence, et parfois même elle se sentait rassurée. Seulement, Irul était beaucoup moins confiant, surtout lorsqu’il se rappelait que la prochaine attaque contre Elda pouvait venir de n’importe qui. Et même si Orlius ne pouvait pas avoir commis la précédente, ce n’est pas une raison pour croire qu’il ne fera rien plus tard…
            - Irul et Elda ! fit le capitaine. Partez en éclaireur et faites-moi un rapport toutes les dix unités de temps !
        Les deux sangheilis savaient très bien que cet ordre n’avait pour but que de les écarter du reste du groupe, et ainsi éviter toute autre tentative d’assassina. Ils partirent donc devant sans discuter en activant leurs camouflages.
       La navette de transport les avait cependant largués bien loin de la zone industrielle, car les renseignements faisaient état de nombreux poste de tir anti-aériens ennemis dissimulés sur les toits des bâtiments plus loin. Cette section de la ville était la dernière présentant encore une résistance suffisante pour inquiéter le haut commandement, et c’était pourquoi on avait envoyé l’escouade Delta en mission commando.
       Irul était soulagé de n’avoir à affronter que des humains pour l’instant, mais il savait bien qu’il leur faudra se regrouper avec le reste du groupe à un moment ou à un autre. Il profita de ce moment de relative tranquillité pour parler un peu avec Elda :
            - Je ne t’ai toujours pas demandé… si tu allais mieux.
            - Ca va, merci. J’ai encore quelques muscles endoloris, mais cela n’affecte pas trop mes capacités. Mes blessures auront cicatrisé d’ici quelques jours.
            - C’est bien.
       Soudain, le regard d’Irul fut attiré par un mouvement à une fenêtre d’un immeuble devant eux. Sans hésiter, il se précipita sur Elda pour la plaquer au sol derrière la carcasse d’une voiture. Un tir retentit dans la seconde qui suivit, et une balle traversa l’espace où se trouvait la tête de la sangheile. Un sniper ! Il a dû nous repérer avec des lunettes infrarouges. C’est mauvais…
            - Elda ! Rentre dans ce bâtiment ! Vite !
            - Est-ce qu’on ne devrait pas demander du soutient ?
            - Même si je crains qu’ils te mettent en danger, je crains encore plus qu’ils se fassent descendre.
        Ce genre de stratégie était typique des humains : placer des tireurs solitaires très difficiles à localiser, de façon à harceler les troupes sous des tirs meurtrier. Ciblant de préférence les officiers sangheilis, ces snipers était l’élément le plus dangereux de la guérilla humaine. La technique habituelle contre eux était de demander un bombardement par l’aviation ou l’artillerie, ou encore de demander un soutient blindé contre lesquels ils ne pouvaient rien faire. Mais là, nous n’avons ni l’un ni l’autre.
        Les deux sangheilis pénétrèrent donc dans les ruines d’un immeuble administratif qui devait certainement être déjà désaffecté avant l’attaque de la colonie, et montèrent immédiatement au premier étage pour trouver un bon poste de tir. Une petite pièce se trouvant à l’angle du bâtiment possédait deux fenêtres donnant chacune sur un point de vue différent, ce qui en faisait l’endroit idéal pour ce qu’ils voulait faire. Irul se rendit soudainement compte qu’il ne savait plus où se trouvait le tireur embusqué ennemie. D’autant qu’il a certainement dû changé d’emplacement…
        Le sangheili activa alors le panneau de contrôle de son armure et établi la liaison radio :
            -   Eclaireur Sulamee à escouade Delta ! Nous sommes sous le feu d’un sniper ennemi. N’approchez pas de notre zone, nous allons tenter de l’éliminer.
            -   Bien compris, répondit la voix du capitaine. Faites de votre mieux et restez en vie !
            - Parfait, fit Irul en coupa la liaison. Maintenant je vais sortir pour obliger le sniper à me tirer dessus, de façon à ce qu’il révèle sa position. Tu n’auras alors plus qu’à le descendre.
            -   Mais tu risques de te faire tuer !
-  Nous n’avons pas le choix. Il vaut mieux que ce soit moi que toi, et de plus, tu es la meilleure au tir. J’utiliserai des mouvements d’évasion pour éviter quelques balles.
      Elda regarda longuement Irul comme pour tenter de savoir pourquoi il prenait autant de risques. Mais le sangheili avait déjà dissimulé ses émotions derrière son masque de guerrier, et il partit sans dire un mot.
 
 

 
       Stanley Morlis inspira profondément pour tenter de reprendre son calme. Ses doigts étaient crispés sur la gâchette et le canon de son fusil de sniper, tandis que son œil droit scrutait la rue d’en face à travers la lunette infrarouge. Il ne comprenait pas comment cette élite avait réussi à le voir. Je suis immobile depuis plusieurs heures en attendant d’avoir une cible. Et lorsque j’en ai enfin une, elle réussi à m’échapper. Maintenant, même si j’ai changé de fenêtre, les covenants ne vont pas tarder à envoyer des renforts me déloger. Je pourrais peut-être fuir ? C’est toujours mieux que d’être pulvérisé ou enseveli sous les décombres…
       Mais Stan n’eut pas le temps de réfléchir plus longtemps à cela. Le plancher derrière lui craqua lourdement, et le soldat se retourna immédiatement, dégainant son pistolet M6D aussi rapidement que possible.
       Il n’y avait rien.
            - Je dois être trop fatigué, se dit-il. Ou alors c’est le stress.
       Rengainant son arme de poing, il se remit à son poste, scrutant de nouveau sa zone de tir à la recherche des deux élites qui lui avaient échappé. Ils s’étaient probablement mis à couvert pour attendre des renforts, mais Stanley savait par expérience que ces grands extraterrestres avaient un grand sens de l’honneur, qui était un puissant synonyme du mot « suicide », selon lui. S’ils veulent un tant soit peu m’affronter, ils se montreront. Je n’ai qu’à attendre.
        C’est alors que Franck entendit un bruit étrange dans son dos. Un bruit fort et bref, mais clairement plasmatique. Avant même qu’il put se retourner, une douleur sans borne traversa sa colonne vertébrale pour le clouer au sol. Un filet de sang s’échappa de sa bouche alors qu’il se rendait compte que ses poumons étaient perforés. Une main énorme et écaillée le saisit à la nuque pour le soulever et Stan put alors voir son assassin : un énorme élite en armure noire, tenant dans sa main une épée plasma éblouissante. L’alien le nargua dans une série de claquements de mandibule, puis le jeta au loin pour le laisser agoniser.
        La dernière chose que vit le soldat fut l’impressionnant extraterrestre s’accroupir à la fenêtre et prendre en main le fusil de sniper humain, avant de s’évanouir dans le décor grâce à son camouflage optique.
 
 

 
       Irul s’élança à découvert dans la rue. Il savait que ses chances de survie étaient loin d’être grandes, mais c’était la seule solution pour protéger Elda. Il effectua de courts zigzagues irréguliers pour empêcher le sniper ennemi de le cibler correctement et se dirigea vers le bâtiment d’où était parti le tir. Mais bizarrement, aucune balle ne siffla auprès de lui. Peut-être est-il en train de changer de poste ? Il s’est peut-être enfui…
       Ou alors il ne s’intéresse pas à moi, et il cherche à descendre Elda…
            - Elda ! annonça Irul dans sa radio. Mets-toi à couvert immédiatement !
       Mais il était trop tard. Une détonation retenti brusquement, et une balle traçante fendit les airs jusqu’à la fenêtre où se trouvait la sangheile. Irul fut paralysé pendant deux secondes entières, avant qu’il ne parle à nouveau dans sa radio :
            - Elda ! Elda réponds-moi !
            - Ca va, Irul, fit la guerrière. Je vais bien. Merci de m’avoir prévenu.
            - Ne bouge plus de là ! Je m’occupe de lui !
       Il courut alors droit vers le bâtiment du sniper, ne s’occupant plus d’effectuer des zigzagues pour privilégier la vitesse. De nombreuses autres balles traçantes furent tirés depuis une fenêtre dont Irul enregistra la position. L’ennemi essaye de tirer à travers les murs pour atteindre Elda. Mais les immeubles de cette zone sont tous faits de pierres et leurs murs sont sacrément épais, donc c’est complètement impossible, même avec leur meilleur matériel. Comment se fait-il qu’il ne le sache pas ?
      Irul enfonça la porte d’entrée pour se précipité vers le premier escalier qu’il vit. Gravissant les marches quatre à quatre, le sangheili vérifia son fusil à plasma avant d’atteindre un long couloir aux nombreuses portes. Il calcula lesquelles pouvaient mener à l’ennemi selon ce qu’il avait vu à l’extérieur, puis s’approcha le plus discrètement possible. Lorsqu’il fut sur le seuil, Irul activa deux grenades à plasma et les lança dans la pièce de façon dispersée, afin d’être sûr de toucher le sniper, puis il pénétra à l’intérieur.
       Mais à sa grande stupéfaction, l’humain était déjà mort. A sa place, posté à la fenêtre, se trouvait la forme floue d’un sangheili dont le bouclier de protection rayonnait sous la déflagration des grenades. J’aurais dû m’en doute…
-         Qui est-tu ? Quel est ton supérieur hiérarchique ?
       L’inconnu ne répondit rien, et se contenta d’activer une épée à plasma dont la vision terrorisa Irul. Cette arme n’était confiée qu’aux sangheilis les plus braves et les plus nobles, ayant prouvé leur valeur sur de nombreux champs de bataille. Il comprit rapidement que son adversaire possédait énormément plus d’expérience de combat que lui, et qu’avec une telle arme, il n’aurait aucun mal à le découper en morceaux. Mon fusil à plasma ne pourra jamais détruire son bouclier avant qu’il n’abatte sa lame sur moi. Et je n’ai rien d’autre pour améliorer mes chances au corps à corps. Ma seule option est de dialoguer.
            - De quel escouade fais-tu parti ? Parle ! Pourquoi est-ce que tu cherches à tuer Elda ?!
       Mais l’inconnu restait muet. Il étudia longuement Irul, comme pour se demander se qu’il devait faire. Puis, sans prévenir, il s’élança vers le novice… avant d’avoir le crâne transpercé par un tir de sniper à plasma. Elda…
        Le corps du sangheili s’effondra sur le plancher de la pièce, non loin de celui de l’humain auquel il avait volé l’arme. Irul se pencha aussitôt sur lui pour l’examiner. Le tir lui avait complètement exploser le visage, et son armure ne portait bizarrement aucun code d’identification ni aucun numéro de série d’équipement, rien qui puisse renseigner sur son porteur ou sa provenance. Et merde ! Il ne reste plus que le test ADN pour savoir de qui il s’agit. Ce soldat n’a certainement aucune identité. Il doit faire parti des unités fantômes, ces escouades camouflées n’apparaissant jamais dans les rapports, opérant pour des commandants qui les dissimulent parmi les troupes régulière, et dont l’existence n’a jamais put être prouvée. Ce sangheili était un assassin, et on l’a envoyé spécialement pour abattre Elda…
            -   Irul, fit la sangheile dans la radio d’un ton hésitant et tremblant. C’était bien un sangheili que j’ai tué, non ?
       Dans d’autres circonstances, Irul aurait préféré lui mentir. Sans compter le fait d’avoir abattu un frère de race, le fait d’avoir été la cible de celui-ci était encore plus perturbant pour elle. Mais Elda l’avait descendu avec son fusil de précision, et il était certain que le zoom de sa lunette de visée lui avait permis de voir clairement sa cible. Cela ne servait à rien de le lui cacher. D’un ton à moitié empli d’une tristesse étrangère à la race sangheili, il lui répondit :
            - Oui. C’en était un.
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J
Désolé pour les fautes. J'arrive pas trop à trouver le temps de relire mes textes, même si je sais que ça serait trés utile. <br /> J'essayerai de faire plus attention à ce que j'écris sur aëringor, en tout cas. J'espère t'y rencontrer bientôt.
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B
Une très belle histoire. Quelques fautes de frappes demeurent cependant mais elles n'entravent pas la lecture pour autant.elite fantome, les convenant auraient-ils un Ackerson eux aussi ? Vivement la suite
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