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Les fanstories de Sierra Jack-115 (Halo, Naruto, Evangelion et Warhammer 40.000)

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Troubles dans l'Alliance, chapitre 6

CHAPITRE SIX
 
1732 unités de temps du 44ème jour de la quatrième ère de la Reconquête, Marche du Silence/ croiseur de combat Angry Justice, en orbite au-dessus de Tassidus Prime, système Uxilos.
      Les membres de l’escouade Delta furent parmi les premiers soldats à être évacués de la surface. Ils abandonnèrent derrière eux une cité dévastée dont les ruines n’abritaient plus qu’une faible résistance humaine désorganisée qui pourrait être facilement écrasée à leur retour. Mais le lieutenant Erdo comprit, dès leur arrivée sur le croiseur, qu’ils ne retourneraient peut-être jamais là-bas : tout le vaisseau était sous l’emprise d’une agitation encore jamais atteinte au sein de l’Alliance.
      Tous les appareils de combat étaient en train d’être approvisionnés. Tous les soldats disponibles étaient rassemblés dans les hangars à navette, pour se préparer à une quelconque bataille d’une ampleur apparemment terrible. Même les troupes de défense du croiseur avaient été réquisitionnées, ce qui prouvait que la situation était très grave, mais Erdo ne se laissa pas démonter et se tourna vers ses guerriers :
            - On retourne à l’armurerie pour s’équiper et attendre les ordres. Inutile de gêner ceux qui se trouvent déjà ici. Lidio ! Va à l’infirmerie et demande des soins rapides. Je veux que tu reviennes le plus vite possible.
       Mais avant de pouvoir quitter la baie, l’escouade rencontra le commandant Urtanee qui semblait les attendre.
            -   Lieutenant Erdo ! Je suis heureux que vous soyez revenu si vite.
            -   Peut-on savoir ce qui se passe ici, commandant ?
            -   C’est très simple : une importante flotte humaine est apparu à quelques millions de kilomètres d’ici. Ils seront sur nous dans 196 unités de temps, et nous sommes en très nette infériorité numérique : à peu près six vaisseaux contre un. C’est pourquoi nous allons devoir aborder le plus de bâtiments ennemis possibles pour contrer ce désavantage.
            «  Et j’ai justement besoin de vous pour mener l’abordage le plus important : celui du destroyer de commandement ennemi. Votre tout nouvel équipement vous permettra de frapper directement les points stratégiques du vaisseau afin de le détruire, ce qui désorganisera leur flotte et les laissera à la merci de nos propres bâtiments.
            - Mon escouade et moi sommes fiers d’avoir été choisis pour cette mission, commandant.
            - Alors équipez-vous. Je vous veux prêts à partir dans une heure.
 
 

 
      Les combinaisons de combat spatiales était d’un confort bien plus grand que celles habituellement portées part les soldats sangheilis de l’Alliance. Irul trouva la sienne parfaite, comme une extension de son corps, et les nouvelles options lui parurent très faciles d’utilisation. Ce détecteur de mouvements sera parfait pour éviter les attaques surprises. Jamais je n’aurais put croire obtenir un aussi bel équipement aussi vite. Et dire que ma première mission avec risque bien d’être la dernière. Cette assaut est un acte totalement fou et désespéré qui risque de tous nous tuer. Mais je n’oserai jamais contester les décisions de mes supérieurs, et si le lieutenant Erdo a accepté cette mission, je le suivrais. Je le suivrais même jusqu’au plus profond de l’enfer, tout comme chaque membre de l’escouade.
       Les sangheilis du groupe Delta avaient été embarqués dans la soute d’un chasseur Séraphin dont on avait retiré l’armement. Cela leur donnait une plus grande espérance de vie que s’ils avaient été dans un transporteur régulier, le commandant Urtanee ne souhaitant pas gaspiller de si bons guerriers avec un si bon équipement. Deux autres groupes identiques étaient eux aussi transporté de cette façon vers le destroyer super-lourd qui constituait le vaisseau amiral de la flotte humaine.
        Les explosions parsemaient le gigantesque champs de bataille cosmique comme des étoiles éphémères, naissant et mourrant aussitôt avec force et destruction. Les vaisseaux de l’Alliance avaient envoyé tous leurs vaisseaux d’attaque et chasseurs-bombardiers pour mettre la confusion nécessaire pour que les escouades d’assaut accomplissent leur mission. L’une d’elle devait mettre hors service les moteur du destroyer tandis qu’un autre neutraliserait son armement principal et que le groupe Delta investirait le pont de commandement.
        Cette dernière mission paraissait plutôt facile à effectuer. En effet, les humains avaient la curieuse habitude de placer les installations de commandement à l’avant de leurs vaisseaux, contrairement à ceux de l’Alliance qui les abritaient en leur centre. Pour Irul, c’était une nouvelle preuve de l’illogisme de ces êtres inférieurs et de leur stupidité. Ils sont incapables de voir ce qui est évident, et particulièrement le fait qu’ils ne peuvent pas nous vaincre, ni même nous résister. Ils sont dépourvu de bon sens et n’ont aucun honneur. Ils me dégoûtent.
      C’est avec cette pensée que le sangheili alluma ses réacteurs dorsaux lorsque la soute du bombardier s’ouvrit pour lâcher l’escouade Delta au-dessus de leur cible. Le destroyer humain faisait plus d’un kilomètre de long pour trois cent mètres de larges, et sa coque était parsemée de lumières sortant des milliers de hublots. L’épais blindage dont il était couvert encaissait facilement les nombreuses bombes à plasma que larguait les autres bombardiers, mais la flotte ne comptait pas l’abattre ainsi.
      Les sangheilis en armure spatiale foncèrent vers la coque du vaisseau pour y chercher une prise avant qu’il ne leur file sous le nez. Par chance, ses moteurs n’était pas assez puissants pour lui permettre de se mouvoir trop rapidement, et tous les membres de l’escouade réussir à s’accrocher quelque part. Erdo actionna alors sa radio :
            - A tous ! Est-ce que vous voyez un sas d’entrée d’où vous êtes ?
            - Ici Orlius ! J’en ai un juste sous mes yeux.
       Orlius était le novice chargé de l’armement lourd lors des missions. Même si c’étaient habituellement les ungoys qui manipulaient les équipements comme le canon à combustibles ou la tourelle à plasma amovible, le lieutenant Erdo préférait les confier à des mains plus expertes. Un sangheili pouvait faire vingt fois plus de dégâts avec de telles armes, et Orlius l’avait déjà prouvé à maintes reprises.
      Toute l’escouade rejoignit le novice devant le sas et Bradius sortit immédiatement ses outils. Le travail de découpage ne lui prit que quelques secondes, tout comme pour la deuxième porte qui vola en éclat sous la pression de l’air s’échappant des ouvertures. Heureusement, Bradius et le reste de l’escouade Delta s’était mis à couvert pour éviter les débris constitués de matériel et armement légers, ainsi que quelques humains malchanceux qui hurlèrent de terreur en s’envolant vers le vide sidéral. Une fois le chemin dégagé, l’escouade Delta s’engouffra à l’intérieur du destroyer.
            - Ici escouade Delta, annonça Dolee. Nous avons pénétré le vaisseaux.
            - Bien reçut, Delta. Les escouades Thêta et Xi ont également réussi leur abordage. Il vous reste encore trente unités de temps pour atteindre votre objectif avant que la flotte humaine n’engage nos propres vaisseaux. Bonne chance !
            -   Reçut, commandement. Terminé.
       Le lieutenant ordonna alors le rassemblement pour donner les directives :
            -   Vu que nous ne savons rien de la structure de ce vaisseau, nous allons devoir nous diviser en deux groupes. Cela augmentera nos chances de trouver le pont de commandement.
            -   Excusez-moi, lieutenant, fit Irul, mais ce n’est pas nécessaire.
       Erdo jeta soudain un regard de surprise mêlée d’une incompréhension flagrante.
            -   Pourquoi cela, Irul ?
            -   Lorsque notre transporteur Séraphin a fait un passage au-dessus de notre cible, j’en ai profiter pour y larguer un émetteur avec attache magnétique.
            -   Comment vous êtes-vous procuré un émetteur, recrue ? Ce matériel n’est pas à la disposition des troupes régulières.
            -   C’est… le localisateur de mon armure, lieutenant.
      Irul baissa la tête en signe d’humilité. Les localisateurs étaient des équipements réservés aux novices, car il était fréquent que des soldats inexpérimentés se perdent sur le champ de bataille et doivent alors être recherchés par le reste de leurs escouades. Ce matériel, constitué d’un minuscule cube noir accroché à la ceinture de ces sangheilis, émettait un signal très puissant qui pouvait être localisé avec une précision de cinq mètres sur une distance de plusieurs dizaines de kilomètres.
            -   Vous n’avez pas put y inclure une attache magnétique en si peu de temps, nota Erdo. Cela signifie que vous l’avez fait pendant notre préparation à l’armurerie, non ?
            -   C’est exact, lieutenant.
            -   Et pourquoi ne m’en avez-vous pas parlé ?
            -   Parce que je ne voulais pas vous donner la responsabilité de sacrifier le localisateur d’un membre de l’escouade, et je ne souhaitais pas réduire les chances de survie de mes camarades. Je porte entièrement la responsabilité de la perte de ce matériel et de ce qui pourrais m’arriver par cela.
       L’officier sangheili considéra Irul pendant plusieurs secondes, qui parurent comme autant de minutes d’angoisse pour ce dernier. Mais lorsqu’il parla de nouveau, ce fut avec une voix remplie de joie :
            -   C’était une excellente décision, Irul. Cela fait déjà deux fois que vous faite preuve de stratégie et de perspicacité. Je suis très fier de vous, et je suis sûr que vous ferez un excellent lieutenant, si vous réussissez à me survivre. Mais cet acte est une violation au règlement des recrues, et je me dois d’y réagir.
       Le regard d’Erdo était si lumineux que même les deux vétérans de l’escouade en furent impressionnés. Le lieutenant était connu pour sa grande sévérité et son sens de la droiture. Dans d’autres circonstances, l’acte d’Irul lui vaudrait une mise à pied de plusieurs semaines dans le meilleur des cas. Cela pouvait aller jusqu’à son renvoie pur et simple de l’armée. Mais Erdo semblait avoir une considération bien particulière :
            -   Irul Sulamee! A genoux !
       Le novice obtempéra immédiatement, prêt à tout. Le regard baissé vers le sol, il attendit calmement le jugement de son supérieur. Mais à sa grande stupéfaction, il sentit aussitôt les mains d’Erdo se poser sur ses épaules. Relevant la tête, il vit le lieutenant agenouillé face à lui, le regardant droit dans les yeux :
            -   A partir d’aujourd’hui et jusqu’à ta mort, tu es un véritable guerrier de l’Alliance. Et bien que je connaisse ton inexpérience dans certains domaines, je suis sûr que tu progresseras rapidement. C’est pourquoi je te nommes officiellement comme mon successeur. Tu seras celui qui me remplacera lors de ma promotion ou de ma mort. Maintenant lèves-toi et sois reconnu.
       Irul se releva et regarda les autres membres de l’escouade. Tandis que les vétérans semblaient frustrés de ce privilège accordé à un novice, les autres voyaient en lui un espoir rayonnant pour leur avenir. Ils voient en moi ce qu’ils voudraient tous devenir. J’ignore si ce sera le cas pour tous, mais je jure de faire tout mon possible pour les y aider. Ils sont mes amis, mes frères d’arme, ma famille, et je protègerai chacun d’eux de toutes mes forces.
            -   Bien, fit Erdo. Dolee ! Localise l’émetteur d’Irul !
            -   C’est déjà fait : dans cette direction, à huit cent cinquante mètres.
            -   Parfait. Alors en avant !
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