Les fanstories de Sierra Jack-115 (Halo, Naruto, Evangelion et Warhammer 40.000)
CHAPITRE VINGT-CINQ
1624 heures, 2 décembre 2525 (Calendrier militaire)/ complexe extraterrestre inconnu, région de Armida, colonie de Médusa V.
Sam rouvrit les yeux, mais malgré ses incroyables capacités visuelles, il ne put absolument rien percevoir. Le noir le plus total l’entourait. Suis-je mort ? Pourtant je n’ai même pas entendu les explosifs. Où suis-je ? Pourquoi n’y a-t-il aucune lumière ? C’est le néant ? Non, je ressent encore mes blessures, donc je suis toujours vivant. Eclairons un peu cet endroit.
Sam saisit la minuscule lampe torche qu’il portait à la jambière et l’alluma. Il était toujours dans la salle centrale de l’installation, qui était presque entièrement détruite. D’énormes morceaux de métal et de roche couvraient la surface de la plate-forme qui n’avait cependant pas céder sous le poids conséquent, et le dispositif central était en miette. La sphère avait disparut, tout comme le cristal qu’elle contenait, mais il n’en restait aucune trace.
C’est alors que le spartan se rendit compte qu’il n’y avait plus aucune trace des covenants. Pas une arme, pas un corps, par même le sang qu’il avait fait couler de ses propres poings. Qu’est-ce qui s’est passé ? Ils sont partis sans me tuer ? Peut-être qu’ils n’avaient pas vu que je m’étais placé hors de porté des déflagrations…
Bon, et bien commençons par sortir d’ici.
Sam entreprit donc de quitter la salle. De nombreux débris encombraient la sortie, et il lui fallut user de sa force pour dégager l’accès. Le labyrinthe, quant à lui, était intacte, mais aucune lumière ne l’éclairait à part la torche du spartan. L’explosion a dût endommager le système énergétique de l’installation. J’y suis peut-être allé un peu trop fort. Espérons que le destroyer covenant n’est plus là…
Il ne fallut que quelques minutes à Sam pour trouver son chemin dans le dédale ceinturant la salle principale, pour finalement s’engager dans le tunnel d’accès. Le spartan était connu parmi ses semblables pour avoir une excellente mémoire, ce qui lui donnait souvent l’avantage sur le terrain pour s’orienter. Il se souvenait parfaitement de la longueur du tunnel : huit cent mètre vingt-cinq de couloir renforcé à partir de la porte, et neuf cent soixante-deux mètres de tunnel.
Mais alors qu’il avançait en comptant ses pas, Sam s’étonna de voir la fin à cent mètre à peine devant lui du tunnel alors qu’il venait tout juste de passer la section renforcée. Une intense lumière provenait de la sortie. C’est pas possible… J’ai pas pu me tromper… il devrait y avoir encore plus d’un demi-kilomètre de couloir. Et qu’est-ce que c’est que cette lumière ? Les covenants ne seraient pas encore partis ?
Sam avança prudemment, ne voulant pas se faire surprendre par l’ennemi. Sa discrétion était son principal atout, mais il savait très bien que dans un espace aussi réduit, il aurait peut de chances de passer inaperçu. De plus, il était épuisé. Son combat avec le commandant élite l’avait obligé à pousser son corps presque au-delà de ses limites, et tous ses muscles tremblaient sous le moindre effort. Contenant sa douleur derrière sa volonté de fer, Sam continua de marcher vers la sortie. C’est alors qu’il se rendit compte que la lumière au dehors était la lumière du jour. Impossible ! Le soleil ne devait pas se lever avant trois heures ! Qu’est-ce qui s’est passé ?
Lorsqu’il sorti du tunnel, Sam put observer un bien triste spectacle : le canyon n’était plus qu’un immense cratère à la surface parfaitement ronde, probablement causé par une bombe à plasma covenante. Le sol avait fondu sous la chaleur, et seuls les matériaux les plus lourds ne s’était pas évaporés, formant une épaisse couche de métal d’une grande pureté qui reflétaient parfaitement la faible lumière du soleil. Celui-ci, qui était déjà haut dans le ciel, était à moitié voilé par des nuages à la teinte rougeoyante qui n’avait rien de naturel.
Sam avait du mal à croire ce qu’il voyait. Comment se fait-il que je n’ai rien entendu ? Une telle explosion aurait dû ébranler l’installation souterraine… et pourtant il n’y a rien eut. La technologie de cet endroit pourrait-elle l’isoler de toute vibration sismique ? Tellement de mystères…
Le spartan était vraiment bouleversé. Tant de choses changés en si peu de temps, et sans qu’il se soit aperçu de rien, avait de quoi déboussoler. Après un long moment où il n’arrivait pas à détacher ses yeux de l’immense cratère, il décida d’allumer sa radio pour demander une évacuation :
- SATCOM, ici unité spéciale 034 ! Est-ce que vous m’entendez ? A vous !
Mais aucune réponse ne lui revint.
- SATCOM ! Ici le spartan 034 ! Répondez, bon sang !!
- Un spartan ? fit une voix estomaquée dans la liaison. C’est pas possible ?!
- Déclinez votre identité !
- Colonel Hostman, troisième division d’armement spatial. Est-ce que vous pouvez m’expliquer ce que vous fichez ici ?
- J’étais en mission spéciale pour découvrir ce que faisait le destroyer covenant de ce côté de la planète. J’ai besoin d’une évacuation d’urgence pour rejoindre la flotte.
- Mais qu’est-ce que vous racontez ?
La voix du colonel montrait clairement qu’il ne comprenait rien à ce que lui disait Sam. C’était comme si l’officier venait de se réveiller au beau milieu de la bataille. Il faut qu’il comprenne que je dois quitter ce monde avant que la flotte covenant ne le vitrifie. Si le destroyer qui était ici a déjà commencé, cela veut dire qu’il me reste très peu de temps.
- Les covenants commencent à vitrifier la planète, expliqua Sam. Je dois quitter la surface immédiatement.
- Mais vous délirez, mon vieux. Ca fait longtemps qu’ils l’ont déjà fait.
Sam eut du mal à comprendre. Cela lui semblait complètement impossible. L’hypothèse que l’officier était atteint d’un délire causé par l’attaque covenant traversa l’esprit du spartan, mais il voulait en avoir le cœur net. Forçant sur ses muscles endoloris, il gravit la pente du cratère. L’effort nécessaire était terrible, mais c’était de cette façon qu’il avait été entraîner, et aucun spartan ne recule devant la douleur. Grimpant péniblement, il finit par atteindre la crête… pour voir que l’horizon était couvert de cratère semblable à celui-là. Ils s’étendaient à perte de vue, immenses et innombrables, et plus aucune forme de vie d’aucune sorte n’était visible désormais. Déjà ? Les covenants peuvent-ils vraiment détruire un monde aussi rapidement ? Auraient-ils aussi anéanti la flotte en orbite ?
- Colonel, j’ai besoin d’un rapport complet de la situation des unités spatiales. Quelles forces nous reste-t-il en orbite, et où sont les vaisseaux covenants ?
- Mais il n’y a aucun vaisseau ennemi dans le secteur, mon gars. Il n’y en a plus depuis qu’ils ont vitrifier cette putain de planète en 2525.
- Quoi ? Mais nous sommes en 2525 !
Un long silence envahi la liaison avant que la voix du colonel se fasse entendre :
- C’est une blague, hein ? Vous n’êtes pas un spartan, mais un membre de mon équipe qui se paye ma tête ? Ryan, je suis sûr que c’est toi ! Arrête tes conneries et dépêches-toi de…
- Je suis un spartan, colonel ! fit Sam d’une voix autoritaire. Mon code d’identification est le 1266951-034 !
Sam entendit le colonel déglutir en entendant ce code. Peut de personnes connaissaient l’existence des spartans, mais ceux qui étaient au courrant préféraient ne pas avoir affaire avec eux. Et je les comprends très bien…
- Excusez-moi, monsieur. C’est juste que cela me semblait si impossible… mais comment avez-vous fait pour arriver ici ?
- C’est moi qui pose les question, colonel. Sommes-nous bien en 2525 ?
- Mais… mais non ! Nous sommes en 2552. Le 15 septembre 2552.