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Les fanstories de Sierra Jack-115 (Halo, Naruto, Evangelion et Warhammer 40.000)

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My Evangelion, stage 6

Stage 6 : Si ce n’est moi…

                      Il faisait sombre dans les couloirs du bloc hospitalier du Géofront, et un silence de mort avait envahi les salles de la puissante organisation. Mais un bruit se fit entendre : un bruit de pas. On court.

                      Shinji était presque à bout de souffle. Une peur immesurable s’était emparée de lui, venant apparemment de derrière lui. Il se retourna et ne trouva rien, et lors ce qu’il regarda de nouveau devant lui … elle était là, plus grande que jamais : la forme humanoïde noire et sanglante, couverte de câbles lui créant un semblant de coiffure, les mains tendues vers lui dans l’attente de l’emporter de nouveau dans l’abîme de lumière. Puis, ce fut l’éveil…

                       Il faisait jour, et le vent soufflait à travers les fenêtres ouvertes, faisant danser les rideaux blancs de la chambre d’hôpital. Un rêve ? Shinji se leva donc, et déambula dans les couloirs de la vaste structure. Au détour d’un carrefour, il rencontra un poste de télévision diffusant le journal télévisé. « Voici les titres de l’actualité : selon le gouvernement, l’explosion qui s’est produit hier à Tokyo 3… » Ils ne disent pas un mot au sujet de l’ange et de l’Eva, se dit Shinji. Ce n’était… quand même pas un rêve ? Le pilotage de l’Eva, mon combat contre l’ange…

                       Il fut soudain tiré de ses pensées par un bruit de roulettes qu’on tournait à toute vitesse. Une civière passa alors à côté de lui, portant… la fille de l’autre jour, qui pilotait l’Eva. Elle demanda subitement aux médecins de s’arrêter. Elle n’est plus aussi souffrante que la dernière fois, mais gardait quand même des bandages à la tête et aux bras.        

                  -  Merci, dit-elle à Shinji. Tu as été fort.

                       Et elle disparut, emportée dans une chambre devant laquelle attendait le commandant Ikari, avant qu’il ne rentre à son tour sans dire un mot à son fils. 

                  -  C’est méchant, pensa à voix haute Misato  dans le dos de Shinji. Il ne dit rien à son fils au cœur brisé.

                  -   Mademoiselle Misato ? Fit le garçon en se retournant.

                  -   Je suis venue te chercher, dit-elle avec le sourire. Je vais t’emmener chez toi, le QG t’a réservé une chambre.

                  -   Bien.

                   -   Ca te convient d’être seul ?

                   -   Si on me le demandait, je pourrais vivre avec mon père. Mais ça me va. Je me sentirais plus à l’aise seul. Mon père lui-même préfèrerait que je ne sois pas…

                           Aucun enthousiasme ne se dégageait du visage de Shinji, ses yeux perdus dans un monde que seul lui comprenait. Pénée, Misato suggéra :

                   -   Il y a quelque chose que je voudrais te montrer. Tu veux bien venir avec moi ?          

                            Le jeune pilote hocha faiblement la tête en signe approbation, et suivis l’officier jusqu’à sa voiture. Ils roulèrent un petit moment pour parvenir à la périphérie de la ville, sur une plate-forme d’observation touristique en pleine nature. Personne ne s’y était pourtant attardé. De la cité-forteresse, on ne voyait que les bâtiments techniques et militaires que Shinji avait parcouru dans l’EVA l’autre jour.

                    -   Ca va être l’heure, remarque Misato en consultant sa montre.

                             C’est alors que d’énormes plaques métalliques rectangulaires s’ouvrirent, et il en sortit des immeubles par dizaines. Une formidable cité poussa en quelques secondes, rayonnant dans la lumière de l’aube.  

                     -    Voici la ville-forteresse conçue pour l’interception des anges : Tokyo-3. Notre ville. Et… la vile que tu as su protéger. 

                     -      Ce n’est pas pour sauver l’humanité… que j’ai piloté L’EVA.

                     -      Je le sais. Quelle que sois la raison, tu as bien travaillé. Aie confiance en toi.

                                A ces mots, les yeux de Shinji se remplirent de larmes qui coulèrent en silence sur son visage triste. Ayant remarque cet état, Misato se rapprocha en disant :

                     -  Shinji ? Ah lala… attends… J’ai dit quelque chose de mal ?

                     -  Ce n’est rien… Misato… je… j’aurais tellement voulu que mon père me dise ça.

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