Les fanstories de Sierra Jack-115 (Halo, Naruto, Evangelion et Warhammer 40.000)
CHAPITRE QUATORZE
0826 heures, 20 décembre 2525 (Calendrier militaire). Système Ceta Ravernis, planète Renarc, cité de Vernia.
Le temps était maussade au-dessus de la ville dans les rues de laquelle peu de gens se promenaient, et la pluie n’allait pas tarder à tomber. Monsieur Steve Magan marchait à pas lent à travers le parc, prenant son temps pour observer l’espace qui, avec le manque de luminosité, était devenu morne et ennuyeux.
Les premières gouttes commencèrent à tomber lorsqu’il atteignit la fontaine centrale, constituée d’une statue imposante représentant un aigle aux airs menaçant engagé dans un duel de regard avec un énorme serpent, des jets d’eau entourant les deux animaux de façon harmonieuse. Steve eut un certain dégoût pour la sculpture et continua à avancer sans plus y faire attention. C’est alors qu’il aperçut un homme assis sur un banc, semblant regarder partout et nul part à la fois, et Steve avança vers lui de façon résolue.
- J’espérais échapper à la pluie, annonça l’homme, mais apparemment vous avez traîné en route.
- Peu m’importe que vous soyez trempé en rentrant faire votre rapport. Qu’en est-il, finalement ?
- Le conseil de sécurité a attribué l’échec de la mission au manque de connaissances sur les systèmes de sécurité covenants. Il ne leur semble pas impossible que leurs vaisseaux possèdent des charges d’autodestruction préventives, et l’adjudant a donc été déchargé de la responsabilité de cette défaite.
- Y aura-t-il une nouvelle mission de ce genre ?
- Non. L’état-major sait parfaitement qu’on ne pourrait pas berner deux fois les covenants de la même manière. Il n’y aura pas d’autres tentatives, en tout cas pas avant des mois. Votre mission a donc été menée à bien.
- Mais les spartans s’en sortent sans une perte et sans être réprimandés par le conseil de sécurité, s’exclama Steve. Je voulais qu’ils payent !
- On ne peut pas tout avoir, répliqua l’homme avec un maigre sourire. Vous avez déjà de la chance que l’adjudant n’ait pas put donner la preuve de votre présence durant la mission. Si l’existence des commandos fantômes était découverte, notre employeur aurait de gros problèmes et n’hésiterait pas à nous sacrifier pour garder son poste au sein de l’amirauté.
Steve ne put réprimer un grognement tout en baissant pensivement les yeux. Son employeur faisait toujours passer ses propres intérêts avant tout le reste. La défaite de Tulsa aurait put être une immense victoire, donnant au CSNU une technologie de pointe et de meilleures connaissances des covenants. Steve ne connaissait pas les motivations de son employeur, et préférait ne pas les connaître, mais quel qu’elles soient, elles étaient fortes. On ne jouait pas contre son camp dans une opération aussi importante sans avoir des cartes maîtresses dans son jeu. Mais cela n’était plus le problème de Steve. Il avait tenté de se venger, et il n’en avait tiré que plus de haine contre les spartans.
Maintenant, il ne pouvait plus agir. Il avait eut sa chance et il avait échoué, ne donnant à son commanditaire que ce que celui-ci avait demandé en priorité : un échec de la part des spartans, une fausse preuve allant contre leur réputation de combattants parfaits. Il avait sali leur réputation sans pouvoir en tuer un seul. L’ancien caporal se dit alors qu’il aurait peut-être dû accepter d’affronter l’adjudant en face-à-face, même s’il savait qu’il n’aurait eut aucune chance. Il aurait peut-être même été tué, et aurait offert une preuve contre son employeur et ses manipulations, mais au moins il l’aurait combattu une seconde fois. Au lieu de cela, il était resté dans la navette, laissant le spartan à sa rancœur et son impuissance face à sa première défaite.
- Je vous envie, avoua l’homme. Etre à la retraite si tôt, loin de la guerre, avec une nouvelle identité, c’est un luxe que peu de personne peuvent s’offrir.
- C’est la récompense des morts, fit Steve ironiquement.
L’ancien soldat revit soudain le jour où il avait rencontré le son employeur pour la première fois. C’était le jour où ses camarades avaient été tués par l’adjudant, et il sortait à peine de l’inconscience lorsque l’officier s’était penché sur lui pour lui annoncé : « mon cher, vous avez été officiellement tué par l’adjudant spartan John-117. Bienvenu dans la section fantôme ! ». Il n’oublierait jamais ce sourire qu’avait esquissé l’homme en prononçant ces mots, riant à l’avance des tracas qu’il allait pouvoir causer aux super-combattants de la section Trois en l’utilisant comme un pion.
Steve regarda une dernière fois l’homme avec mépris et lâcha avant de s’en aller :
- Dites au colonel qu’il peut se vanter de m’avoir fait croire que j’aurais ma revanche.
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