Les fanstories de Sierra Jack-115 (Halo, Naruto, Evangelion et Warhammer 40.000)
Peu de personnes peuvent imaginer à quel point l'Imperium de l'Humanité est grand. L'étendu de cet empire est d'une telle dimension qu'il intègre des mondes d'une diversité incroyable, possédant chacun leurs richesses, leurs dangers, et leurs particularités. Ceux qui ont les moyens de visiter un assez grand nombre de planètes savent qu'on peut rencontrer à peu près tout ce qui est imaginable dans cet univers, et que même l'imagination humaine peut souvent se retrouver surprise, impressionnée ou même totalement dépassée.
Tlosma-II faisait partie de ces mondes qui dissimulait bien des bizarreries. Cette grosse planète terrigène avait autrefois été un monde verdoyant à la production agricole ultra-intensive capable d'alimenter plus d'une centaine de milliards d'individus. Mais une vingtaine d'années auparavant, Tlosma-II fut attaquée par une énorme flotte ork du clan des Bad Moons, qui entra dans l'histoire comme l'invasion la plus rapidement et la plus facilement annihilée. Car le big boss qui avait mené cette Waaahg avait voulu sortir du Warp aussi près que possible de la planète, afin de ne pas être trop longtemps sous le feu des vaisseaux impériaux et d'engager rapidement des manœuvres d'abordages. Il s'était entouré d'un grand nombre de ce qu'on peut considérer comme des « savants » orks, qui avaient reçu pour tâche d'établir les paramètres d'approches. Leurs calcules avaient été parfaits à une exception prêt : il ne savaient pas où se trouverait la lune de Tlosma-II lorsqu'ils arriveraient.
L'astre satellite s'était trouvé à moins d'un kilomètre juste devant leur point de sorti, et la vitesse à laquelle ils furent expulsés du Warp ne leur avait pas permis de l'éviter. Les vaisseaux de combats, qu'ils aient été de simples frégates ou de puissants destroyers, avaient été entièrement oblitérés une fraction de seconde plus tard. Mais les quelques dizaines de rocks avaient eut un impact totalement inattendu. Ces énormes astéroïdes que les orks utilisaient pour envahir une planète en les faisant s'écraser dessus avaient percuté la lune si violemment qu'elle fut déviée de son orbite de gravitation. Attirée par la force gravitationnelle de Tlosma-II, elle s'était écrasé sur la planète et s'y était enfoncé profondément pour oblitérer la moitié de sa masse.
Depuis ce jour, ce monde avait totalement changée. Il était désormais connu sous le surnom d'Extrémia. Il ne tournait sur elle-même qu'à raison de 493 jours standards par cycle, et son sol autrefois verdoyant avait été transformé à jamais en un désert de roches où rien ne pouvait plus pousser. Mais l'Imperium avait insisté pour qu'une population de mineurs soient implantés sur cette planète pour y extraire les précieux matériaux mis à nu par l'impacte lunaire. Du moins, tant qu'il était encore possible d'y survivre.
Car ce monde portait très bien son nom. Extrémia était en même temps une fournaise et un glaçon. Sa surface était en permanence divisée en deux, avec un côté calciné par l'énergie solaire, et l'autre totalement gelé, leur limite ne se déplaçant que très lentement. Cette fine bande d'équilibre était d'ailleurs le seul lieu encore habitable sur cet enfer, où ses quelques colons vivaient sur d'énormes citées mobiles avec d'innombrables équipement de forage et d'exploitation minière. Tandis que d'un côté, le soleil chauffait la surface sans jamais lui permettre d'évacuer l'énergie, de l'autre, une nuit qu'on pourrait penser éternelle faisait geler la moindre goutte de sueur.
Et c'était sur cet enfer que nous nous étions retrouvés obligés de mettre les pieds.
Grâce à ses énormes ressources, Meldios avait réussi à établir plusieurs bases souterraines sur Extrémia, qu'il occupait selon celles qui étaient exposées ou non à la fureur du soleil de ce système. Il avait également réussir à soudoyer suffisamment de hauts dirigeant des citées minières de la planètes pour que les villes ne s'approchent jamais de ses résidences privées. Mais malheureusement pour lui, un ancien officier de l'Arbites qui avait récemment pris sa retraite loin de cet enfer avait confié à Fidge les sombres affaires qui se tramaient sur Extrémia. Deux semaines de voyage plus tard, je mettais le pied sur la surface gelée de l'ancienne Tlosma.
Bien que les conditions y soient effectivement extrêmes, il était possible de survivre pendant un certain temps sur ce côté-ci de la planète, mais pour cela, il fallait un équipement approprié. Je portais donc sur moi plusieurs unités thermogénératrices dispersées sur l'ensemble de mon corps, le tout recouvert d'une combinaison étanche qui limitait au maximum la perte de chaleur, et dont le casque était équipé d'une vision nocturne. Dans un paquetage accroché à mon dos, je portais mes armes et autres équipements destinés à combattre mes ennemis une fois arrivés dans la base. Mais malgré tout cela, je n'avais qu'une autonomie thermique de cinq heures, et cela faisait déjà plus de trois que je marchais vers mon objectif. Franck m'avait déposé avec Eric et Fidge à une vingtaine de kilomètres de l'endroit où était sensé se trouver Meldios afin que les capteurs ennemis ne détecte par le Phoenix.
L'impacte de l'ancienne lune de Tlosma-II avait retiré presque la moitié de la masse planétaire, divisant la force de gravitation par deux. Nous progressant par bonds de quatre ou cinq mètres dans nos combinaisons, mais chacun de nos mouvement était incroyablement ralenti, ce qui finissait par devenir exaspérant.
- On est encore loin de l'objectif ? me demanda soudain Fidge.
- On ne devrait plus trop tarder à l'apercevoir, fis-je en vérifiant mon scanner.
Et effectivement, lorsque nous atteignîmes la butte suivante, nous pûmes voir au loin les quelques installations de surface de la base secrète de Meldios : quatre petits bâtiments de matériaux isolants d'à peine deux étages, protégés des vents glacials par la vallée dans laquelle ils se trouvaient. Des traces de chenilles encore fraîches, en provenance de la ville la plus proche, menaient à un hangar à véhicule dont la large porte blindée était baissée. Tout autour, on avait creusé une profonde tranchée dans la roche et, juste derrière, des tourelles automatiques balayaient la zone de leurs batteries de détecteurs en tout genre.
Je sortis une paire de jumelles de mon sac et les tendis à Fidge pour qu'il examine en détaille ces appareils. Il leva la visière de son casque et observa attentivement le système de défense ennemi pendant presque une minute, avant d'annoncer :
- Ce sont des tourelles automatiques de model Clox-7, avec capteurs de mouvement, auspex bio-détecteurs et un auto-canon capable de tirer sur 360 degrés. De vrais petites merveilles.
- Comment on les évite ? lui demandai-je.
- On ne les évite pas, on les explose.
- Et c'est facile ?
- Pour quelqu'un qui s'y connaît, oui. Leur blindage les protège d'à peu près tout type de projectiles, à part les obus ou roquettes explosives, bien sûr. Mais elles possèdent tout de même un point faible au niveau du capteur de mouvement. Une balle bien ajustée peut passer par là pour mettre ses circuit principaux en miette.
Immédiatement, je me tournai vers Eric, mais celui-ci avait déjà commencé à sortir les différentes pièces son fusil sniper hors de son paquetage et à les monter ensemble. L'opération ne lui prit qu'une minute. Puis il alluma ses instruments de mesure, qui analysaient la densité de l'air, la pression atmosphérique, et autres éléments susceptibles d'affecter la trajectoire de ses balles. Lorsqu'il lu les données qu'affichaient les écrans, il sut immédiatement quelle correction il devait appliquer, et régla la lunette de son fusil en conséquence. Enfin, il prit position au sommet de la bute.
- A quoi il ressemble, ton capteur de mouvement ? demanda-t-il à Fidge.
- C'est la petite sphère située en bas à droite du canon, à trois centimètres environ. Elle fait dans les cinq centimètres de diamètres.
- Je l'ai.
Une seconde plus tard, il tira, et mit en plein dans le mille. Cinq coups de feu plus tard, la défense ennemie était entièrement neutralisée.
- C'est bon, nous dit-il. On peut y aller.
Le terrain tout autour de la base était très accidenté, avec de nombreux éboulis de pierres dont certains avaient fondu puis gelé, créant des flaques de minéral vitreux sur lequel je manquais de glisser plusieurs fois. Après avoir franchis la tranchée en l'escaladant entièrement, nous parvîmes finalement devant l'un des bâtiments de surface. Reprenant mon scanner en main, je dirigeais mon équipe vers la source du signal qui nous avait amené jusqu'ici. Cela nous mena devant le hangar à véhicules, dont la porte imposante ne semblait pas enclin à nous laisser entrer.
Fidge s'en approcha calmement et frappa une série de coups rythmés sur le blindage glacé et, quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrit lentement. De l'autre côté nous attendait Rayne.
Bien que les moyens de Meldios soient particulièrement importants, la survie sur Extremia demandait énormément d'énergie, et il fallait parfois que ses hommes effectuent des voyages de ravitaillement pour apporter de nouveaux noyaux ioniques pour les générateurs de la base. Rayne avait donc profité de l'une de ces expéditions pour se loger dans le maigre espace libre du compartiment moteur d'un transport blindé qui l'avait amené ici. Elle avait ainsi infiltré la base et facilité notre entrée en amenant avec elle un émetteur longue portée.
- Tu ne nous as pas attendu trop longtemps, mon cœur ? lâcha Fidge en la prenant dans sa bras.
- J'ai à peine eu le temps de m'ennuyer, répondit-elle en souriant.