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Les fanstories de Sierra Jack-115 (Halo, Naruto, Evangelion et Warhammer 40.000)

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My Evangelion, part III, stage 4

STAGE 4 : D'aspect humain, au moins...

                Plusieurs jours passèrent durant lesquels rien ne se passa. Misato travaillait jour et nuit sur son ordinateur, et les pilotes ne faisaient que ce présenter aux tests de synchros journaliers. Mais un jour, Tôji demanda à Shinji et Rei d'organiser une autre discussion secrète sans expliquer ses raisons. Les deux amants acceptèrent volontiers, et lorsqu'ils furent de nouveau tous les trois dans l'appartement de Shinji, Tôji s'expliqua enfin :

                             -     Rei, la dernière fois, je n'ai pas eut le temps de te poser cette question : y a-t-il d'autres souvenirs que tu ne te rappelle pas avoir vécu.

                             -     Oui. Il y a toute une partie de mon enfance dont je n'ai retenu aucune émotion, et aussi... durant laquelle je suis morte.

                 Ses deux interlocuteurs étaient complètement dépassés. Cela faisait donc deux fois que Rei était morte, et elle était pourtant toujours là. Avec peur, Tôji lui demanda de leur raconter ces évènements :



                  C'était il y a treize ans, durant la conception des Evas. Rei n'avait alors que quatre ans. C'était à cet âge que les premiers souvenirs se formaient, et où une vie commençait. Seulement, il ne lui restait en mémoire que des images floues, des morceaux de scènes coupées par l'oublie et l'insouciance. De cette période de se vie, il ne lui restait que deux souvenirs assez forts pour être racontés précisément.

                  Le premier était le jour où Gendô Ikari l'avait présenté à Ritsuko, qui à cette époque devait avoir 20 ans, et à la mère de cette dernière, Naoko Akagi. Les deux femmes avaient été très surprises de voir cette petite fille au regard distant que promenait Gendô à travers le QG de ce qui était autrefois le Gehirn. La mère lança amicalement :

                               -    Ikari ! Vous n'êtes pas avec votre fils ?

                               -    Shinji n'est pas ici. Je voudrais vous présenter la fille d'une personne que je connais bien. Elle se nomme Ayanami Rei.

                    Je me souviendrai toujours de la terreur que j'ai put lire dans les yeux de Naoko, ce jour là. Bien sûr, à l'époque, je ne savais pas que cela en était, mais j'ai appris plus tard pourquoi.

                    Le deuxième souvenir assez profond qu'il lui restait était un soir passé au QG. Elle s'était perdue et déboucha sans le vouloir sur le Central Dogma où Naoko et Ritsuko discutaient à propos du MAGI :

                            -   Ce système repose sur une rivalité de trois entités : Melchior, Balthazar et Gaspar. Chacun possède une partie différente de moi : en tant que scientifique, en tant que mère et en tant que femme. Ces trois entités se dispute continuellement le contrôle du MAGI système, afin qu'il en sorte la meilleure analyse possible.

                    Elles discutaient aussi de choses futiles qui ne m'ont pas marqué, puis Ritsuko est partie, laissant sa mère seule sur le pont de commandement. C'est à ce moment là qu'elle m'a vu, et m'a demandé :

                             -   Bonjour, Rei. Comment es-tu arrivée ici ?

                             -   Je me suis perdue.

                             -   Et bien, viens avec moi, je vais te montrer le chemin.

                             -   Je n'ai pas besoin de vous, vielle sorcière.

                     Immédiatement, un éclair de fureur traversa les yeux de Naoko, mais elle sut se retenir, essayant de rester gentille avec l'invité d'Ikari :

                             -   Mais comment vas-tu sortir si je ne t'aide pas ?

                             -   Ce ne sont pas vos affaires, vieille sorcière.

                     Cette fois-ci, le docteur se montra un peu plus coléreuse :

                             -  Ce n'est pas bien d'insulter les adultes ainsi ! J'en parlerai au directeur Ikari.

                             -    C'est le directeur Ikari qui vous appelle comme ça.

                             -    Comment ?

                             -    Il dit toujours « cette vieille sorcière m'ennuie », « cette vieille sorcière ne m'est plus utile », « cette vieille sorcière m'ennuie »...

                      Evidemment, je ne faisais que rapporter les mots du commandant, mais sans savoir le poids qu'ils avaient. Je ne savais pas quel effet pouvait produire une simple phrase, et je l'ai compris ce jour là. Car Naoko Akagi avait durant un temps obtenu les faveurs du commandant, et je les surprenais de temps à autre à s'embrasser. Mais depuis un certain temps, le commandant n'éprouvait plus rien lors de ces moments où elle essayait de mettre le plus de tendresse possible. J'ignorais le sens de tout cela, à l'époque, et cela a causé ma perte.

                      Je n'ai même pas vu le docteur se ruer sur moi pour m'étrangler de ses propres mains. Et tandis qu'elle m'étouffait lentement mais avec une fureur terrifiante, elle me fit :

                               -     Crève ! Crève, Yui !

                       Et je suis morte.



                                -     Ce jour là, je n'ai pas compris pourquoi elle m'avait appelée Yui. Quelques années plus tard, je comprit grâce à quelques photos qu'elle faisait référence à Yui Ikari, la mère de Shinji, qui était morte pendant la fabrication des Evas. Je lui ressemble étrangement, et c'est alors que je compris pourquoi le commandant venait si souvent me voir, et semblait toujours heureux de ma présence.

                                 «    Je lui ai un jour posé la question « qui suis-je ? ». Il m'a répondu que j'étais ce qu'il avait perdu, ce qu'il en avait ressuscité, et le seul moyen de le retrouver. J'en ai déduit qu'il m'avait créée, un clonage imparfait de sa femme disparue, mais j'ignore comment je pourrais l'aider à la retrouver. Je ne sais rien de mon lieu de naissance, et je pense que les seuls qui savent réellement sont le commandant et Ritsuko.

                Rei arrêta là son histoire, pour laisser place à la réflexion. Bien sûr, la nouvelle avait grandement bouleversé les deux garçons, et particulièrement Shinji qui la regardait bizarrement. Ses yeux étaient grand ouverts, tout comme sa bouche, et ses sourcils étaient dressés. Elle ne connaissait pas cette expression et ne l'avait vu que très rarement, sans jamais savoir ce qu'elle signifiait. Elle demanda alors à Shinji :

                            -  Qu'est-ce que tu ressens, Shinji ?

                            -   ... je suis... ébahi.

                            -   Qu'est-ce que cela veut dire ? renchérit-elle avec curiosité.

                            -   Cela veut dire que je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi triste et d'aussi beau à la fois.

                            -    Tu trouve triste que je ne sois pas humaine ?

                            -  Qu'est-ce que tu dis là ? Tu es humaine, et le premier qui me dit le contraire, je lui fais une tête au carré ! Ne pense pas que parce que tu es différente tu n'es pas humaine. Nous sommes tous différents, mais à notre façon. Chacun de nous est unique, mais notre apparence, nos gestes, nos liens, nous rendent humains. Alors je pense qu'après tout, tu es bien plus humaine que certaines personnes que je connaisse. Le fait que tu sois le produit d'une expérience ne change rien, et je t'aime toujours autant, Rei.

                             -  Merci, Shinji. Je savais que je pouvais compter sur toi pour être compréhensif.

               Et ils s'embrassèrent, sans retenu, sans penser à rien d'autre, leurs pensées uniquement focalisées sur eux deux. On aurait pu croire qu'ils allaient rester à s'embrasser toute leur vie... mais leurs portables se mirent tous à sonner, brisant cet instant magique pour les rappeler à l'ordre. Tôji, n'étant pas occupé, décrocha le premier :

                              -    Oui, c'est Tôji.

                              -   Ritsuko à l'appareil ! Viens vite au QG avec les autres : nous avons détecté un nouvel ange.

                              -      Bien compris, Ritsuko, fit-il avec un ton acre comme pour témoigner au docteur toute l'affection qu'il lui portait.

                Il raccrocha sèchement et se tourna vers le couple. Ils ne s'étaient pas arrêtés. Le monde aurait pu s'écrouler autour d'eux qu'ils ne se seraient pas séparés, comme s'ils étaient siamois par les lèvres. Gêné d'interrompre un tel spectacle, Tôji annonça :

                               -     Heu... les amoureux ? ... on a un risque de Third Impact niveau 1. Vous allez quand même rester ici ou vous me croyez capable de m'en charger seul.

                               -       J'aimerais bien te dire que tu l'es, remarqua Shinji en arrêtant avec regrets cette féerie, mais je préfère assurer le coup : on vient avec toi.

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SOMMAIRE

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