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Qui suis-je ?

Hughel 2
 

Nom : Comeau-Montasse

 

Prénom : Thibault

 

Âge: 30 ans

 

Job: préparateur documentaire à la centrale nucléaire du Tricastin (prestataire pour EDF)

 

Localisation: Saint-Paul Trois Châteaux, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice

 

Passions: musique, jeux vidéos, jeux de rôle, lecture et, bien sûr, écriture

 

M'ECRIRE

 

LIEN VERS MON NOUVEAU BLOG

Citation du jour

  « On ne fait rien d’extraordinaire sans hommes extraordinaires,

  et les hommes ne sont extraordinaires que s’ils sont déterminés à l’être. »

 (Charles de Gaulle)

Ma Muse personnelle

 

rei.jpg

29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 19:33
Depuis que je suis de stage en entreprise, voilà maintenant huit semaines, je n'ai pas eut beaucoup le temps de me consacrer à l'écrire de mes fanstories, ce qui n'a pas plu à certains. Mais cette petite période de vide va déboucher sur une toute nouvelle phase d'écriture.

En effet, j'ai reçu depuis quelques temps plusieurs demandes de continuation des diverses fanstories en cours, que ce soit par commentaire sur le blog ou directement par e-mail. Et les demandes concernant la deuxième trilogie Naruto que j'avais annoncée ont atteint un nombre que je ne peux plus négliger désormais. J'avais déjà commencé à chercher comment écrire une suite après la Main de l'Ombre, qui soit encore plus impressionnant et passionnant tout en faisant intervenir tous les personnages vedettes de l'histoire.

Et aujourd'hui, cette trilogie est enfin prête à être écrite.

En fait, contrairement à la première trilogie qui était plutôt composée de trois histoires séparées plus ou moins liées entre elles, cette seconde trilogie sera une seule grande histoire en trois épisodes. J'ai déjà le résumé complet de l'histoire de A à Z avec tous les évènements et nouveaux personnages inventés, le tout mettant en scène une trame poignante et pleine de rebondissements (une chose qui était difficile dans la première trilogie que j'inventais parfois au fil de l'écriture). Cette trilogie se nomme pour l'instant Naruto et les Pierres d'Eternité, et voici les titres des trois actes :
  • Les Chevaliers de la Quête
  • L'Avènement des Spectres
  • La Pierre de Flamboyance

Et pour finir, voici un premier résumé juste pour vous mettre en bouche :
Après avoir passé avec succès ses examens de jounin, Shikamaru parveint à être nommé ambassadeur au village de Suna pour rester auprès de sa chère Témari. Tout se passe bien là-bas jusqu'à ce qu'un groupe de patrouille posté à la frontière du pays du Vent ne soit attaquée par des ennemis inconnus et que Gaara, connaissant les formidables capacités de réflexion du jeune Naara, ne lui demande d'assister l'enquête concernant ces mystérieux ennemis. Cette recherche dans le désert va rapidement devenir le commencement d'une aventure qui changera à jamais le monde de Naruto...

Date de sortie du premier chapitre : samedi 25 Juillet à midi !

Bonne attente d'ici là ^^.

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 21:07

CHAPITRE SEIZE : QU'EST-CE QU'UN ENNEMI ?



2049 unités de temps du 87ème jour de la neuvième ère de la Reconquête, Marche du Silence/ secteur de refroidissement de l'installation 04, repère des humains.


      Dalkos Irnomee avait l'impression que l'humaine ne comprenait pas le sens de ses paroles, ou peut-être qu'elle ne comprenait pas la raison pour laquelle il les avait prononcées. Le légat de l'inquisition ne s'attendait pas à ce qu'elle lui réponde, ni même à ce qu'elle cesse les hostilités pour cette simple raison. Cependant, le simple fait qu'elle ait ordonné à ses semblables de cesser le feu était une preuve supplémentaire qu'elle avait été touchée par la grâce des forerunners, et qu'elle en avait pleinement conscience. Dalkos savait que les humains, et particulièrement ces démons dont il avait tant entendu parlé, cherchaient toujours à connaître leurs ennemis pour mieux les combattre. Ils n'avaient pas eu besoin d'observer longtemps les sangheilis pour comprendre que ces derniers ne tendaient jamais de pièges et préféraient nettement l'honneur d'un combat durement remporté dans les règles de l'art. C'était la carte sur laquelle il jouait pour tenter de parlementer avec elle. Je dois savoir. Je dois savoir comment cette humaine a pu devenir l'être choisi par l'un des deux Régulateurs sacrés. Je dois savoir si l'ennemi qui nous a été désigné par les prophètes est oui ou non sous la bienveillance des dieux.

      Mais la spartan ne répondait toujours pas, tenant fermement l'épée d'énergie qu'elle avait récupérée comme si cette arme avait le pouvoir de la protéger de tout. Elle était troublée, peut-être même effrayée par cet étrange tournant de situation. Dalkos décida alors de se désarmer. Jetant sa précieuse lame de plasma ornementée dans le vide que surplombait le pont forerunner, il avança à pas lent vers ce que jusque là il avait toujours considéré comme une ennemie. Il se rappela soudain certaines archives vidéos des premiers contacts avec les humains et imita le signe que ces derniers faisaient quant ils croyaient encore que l'Alliance faisait des prisonniers : lentement, il leva les deux mains en l'air, doigts tendus et écartés.

      Ce geste sembla déconcerter la spartan qui relâcha quelque peu sa prise sur la poignée de son arme. Mais alors que Dalkos croyait avoir fait un premier pas vers la compréhension, il entendit le son caractéristique d'une épée que l'on dégaine. Il se retourna juste à temps pour voir l'un des guerriers qui l'accompagnaient lever sa lame sur lui, et n'évita le coup que par pur réflexe.

            -  Qu'est-ce que c'est que cette traîtrise ! hurla-t-il aussitôt.

            -  Vous êtes une gêne pour le commandant Urda et pour le salut de la race sangheili toute entière, répondit le soldat d'élite. Votre sacrifice est nécessaire. Acceptez-le !

      Mais alors que ce traître s'apprêtait à frapper, une épée à plasma transperça son crâne et il s'effondra comme une marionnette désarticulée sur la surface du pont. Dalkos se tourna alors vers la spartan, et s'aperçu qu'elle avait jeté cette arme pour le sauver. Qu'est-ce qui m'arrive ? Pourquoi est-ce que mes ennemis me sauvent de mes alliers ? Pourquoi me sauvent-ils de mes semblables ? Quelle terrible évènement a bien put ébranler ainsi la fraternité de notre race ?

      Ces questions revenaient en boucles infinies dans l'esprit du sangheili qui ne savait plus quoi penser. Il n'entendit même pas venir l'attaque suivante dans son dos, provenant d'un autre membre de l'escorte que lui avait constituée le commandant Urda. Par contre, il vit très nettement les trois traînées de balles traçantes projetées des canons des armes humaines, et entendit faiblement les râles d'agonies qui suivirent derrière lui, alors que ceux qui devaient le protéger se retournaient contre lui. Une telle tragédie l'avait complètement paralysé.

      Urda... ainsi, il compte agir seul, sans l'aide des prophètes, pour initier le Grand Voyage. Il compte trahir l'Alliance pour le bien de la race sangheili. En tant que légat de la très sainte Inquisition, je représente son plus grand obstacle. Un obstacle encore plus important que ces humains, et il se doit donc de m'éliminer.

       ... Si tout cela est réellement pour le bien de mes semblables, alors peut-être que je devrai le laisser faire...  

            -  Vous n'avez rien ? demanda la spartan en posant sa main sur l'épaule de Dalkos.

       Le sangheili sursauta en réalisant sa soudaine présence juste devant lui. Son questionnement l'avait éloigné de la réalité et il n'avait pas fait attention aux mouvements de l'humaine. L'aura qui l'entourait était resplendissante, magnifique, un véritable reflet du paradis des forerunners à peine diminué par la rudesse et l'horrible armure à bords rectangulaires qu'elle portait. 

        Au-dessus d'eux, sur le niveau supérieur, la bataille continuait de plus belle avec une violence apparemment redoublée. Le reste de l'armée était en train d'en finir avec les autres humains. Une tâche qui ne devrait plus leur prendre beaucoup de temps, désormais.

            -  De quoi parliez-vous tout-à l'heure ? continua la spartan sans se soucier de l'affrontement. Pourquoi étiez-vous aussi surpris ?

            -  Je... je ne parviens tout simplement pas à comprendre comment vous pouvez aussi librement utiliser la sainte technologie des forerunners alors que nous cherchons à le faire depuis des décennies sans aucun succès. Mais ce questionnement a-t-il encore la moindre valeur ?

            -   Il en a pour moi, répondit-elle sèchement. Cela fait trente-trois ans que vous cherchez à nous anéantire, et subitement vous vous mettez à hésiter et à vouloir parlementer ? Pourquoi ?! Je dois savoir ce qui vous est passé par la tête à ce moment-là, et tout de suite !

       Dalkos trouvait assez ironique le fait d'être menacé par un humain. Mais était-ce réellement une menace ? Ce questionnement et l'émotions qu'il en ressentit fut une sorte de répit dans la tristesse de ses pensées, et il songea que cela méritait bien qu'il réponde, ne serait-ce que pour prolonger cet apaisement :

            -   Les forerunners nous ont laissé tant de choses derrière eux, mais pas le moindre indice sur la façon de les utiliser. Même si nous sommes parvenus à en reproduire faiblement la technologie, leurs mystères nous restent à jamais inaccessibles. J'ai passé ma vie à œuvrer pour la récupération et l'étude de tels artéfacts, mais jamais je n'avais imaginé que vous puissiez manipuler des reliques aussi sacrées que les Régulateurs. C'est pourquoi lorsque je vous ai aperçu, j'ai compris que nous faisions erreurs : vous n'êtes pas des gardiens essayant de nous interdire l'accès aux œuvres des forerunners, mais simplement une sorte de successeurs à qui ils ont tout légué, avant de partir pour le Grand Voyage. Pendant tout ce temps, vous n'avez fait que vous défendre justement. C'est nous qui étions dans l'erreur, et je pensais pouvoir corriger cela. Mais maintenant, tout ceci n'a plus aucune importance.

            -  Pourquoi ?

            -  Mes semblables vont activer les anneaux sacrés et faire entrer la race des sangheilis dans le Grand Voyage pour aller rejoindre les forerunners. Ils ont jugé que j'étais un obstacle pour eux et ont cherché à me supprimer, une chose que vous n'auriez peut-être pas dû empêcher.

            -  Vous vous trompez là-dessus également, répliqua la spartan. Vos copains ont bien l'intention d'utiliser Halo, mais uniquement pour tuer toutes les autres civilisations de la galaxie.

            -  Quoi ? s'écria Dalkos avec une énergie nouvelle. Vous en êtes sûr ?

            -  J'ai quelqu'un ici qui saura vous convaincre de cela. Anomaly ?

      Soudain, un léger bruit se fit entendre au loin, et quelques instants plus tard, un oracle des forerunners apparut derrière les spartans.


 



      Fred n'arrivait pas à se concentrer sur la bataille. Malgré les rappels réguliers de Linda pour le ramener à la dure réalité, il ne pouvait s'empêcher de penser à ce qu'il avait fait. Sans le vouloir, il avait donné l'Index aux covenants, et avec cela l'activation finale de Halo qui scellerait bientôt leur destin à tous. La culpabilité ne cessait de l'envahir dans chacune de ces cellules, ralentissant ses pensées et figeant ses muscles un à un. Sa combativité naturelle semblait l'avoir quitté, et ses troupes ne le ressentaient que trop bien.

       Face à eux, les covenants avaient repris l'attaque avec plus d'ardeur que jamais, se jetant littéralement sur leurs défenses dans le dévouement le plus totale pour leur cause insensée. Aucune puissance de feu ne semblait capable de les retenir. Au loin, de l'autre côté du pont, d'autres navettes arrivaient continuellement pour remplacer les morts par d'autres guerriers vétérans avides de sang. Le destin des spartans semblait définitivement scellé.

      Mais soudain, Fred s'aperçu que les tirs diminuaient en intensité, d'un côté comme de l'autre du champ de bataille, et que l'ennemi avait cessé d'avancer. Alors qu'il regardait derrière lui pour essayer de comprendre pourquoi la combativité de ses troupes faiblissait, il fut estomaqué de voir Kelly approcher de lui avec un élite à ses côtés. L'extraterrestre portait une étrange armure violette que Fred n'avait encore jamais vu, dont les plaques de protection étaient couvertes de symboles et d'ornementations dorées qui attestaient d'une fonction particulièrement élevée.

            -  A toutes les forces de l'Alliance ! hurla le sangheili avec une voix imprégnée d'une autorité colossale. En vertu des pouvoirs qui me sont conférés par la Sainte Inquisition, je vous ordonne de cesser le combat immédiatement !


 



     Il ne fallut que quelques instants pour que tout signe d'agressivité de la part des covenants disparaisse. Le légat Dalkos était impressionnant, et le fait qu'il se tienne ainsi aux côtés des humains, l'oracle de cette installation flottant au-dessus de lui, avait de quoi paralyser tous les combattants de l'Alliance présents sous le coup de la surprise. Cet effet dura assez longtemps pour qu'il puisse dénoncer la traîtrise dont il avait été informé :

            -  Mes frères ! Le commandant Urda a trahit les principes de notre race ! Il compte anéantir nos ennemis en se servant de la puissance des anneaux sacrés dont la véritable nature nous a été dissimulée. Il a menti aux prophètes et même à ses propres frères dans ce but, cherchant à devenir le seul maître de cette galaxie. Et bien qu'il fasse cela pour le bien de notre race toute entière, ce moyen est ne peut être toléré !

            «   Nous sommes un peuple fier et guerrier qui ne craint aucun ennemi, quel que soit sa force ou son nombre. Si nous devons anéantir une civilisation, nous l'affronteront avec les seuls moyens que nous connaissons : nos vaisseaux, nos fusils, et nos épées. Tout autre moyen ferait honte à nos ancêtres et maudirait nos descendants pour avoir ainsi dévié de notre code d'honneur.

            «    C'est pourquoi nous devons cesser ce combat pour le moment, et remettre nos anciennes querelles à plus tard. Ce qui est le plus important maintenant, c'est que nous arrêtions le commandant Urda afin qu'il soit jugé pour ses crimes abominables. Qui est le plus haut gradé ici ?

       Un sangheili portant l'armure blanche des troupes d'élite s'avança alors vers Dalkos. Ses épaulières portaient la marque honorifique des officiers de terrain. Il avait la prestance et la force des véritables meneurs d'hommes, et Dalkos pouvait voir en lui une dévotion entière au code d'honneur des sangheilis. C'était un guerrier sur lequel il pouvait compter.

            -  Je suis le capitaine Lifumee, annonça-t-il. C'est moi qui suit en charge de cette attaque jusqu'à présent.

            -   Capitaine, j'ai besoin que l'on m'établisse une liaison radio avec mon vaisseau immédiatement. Je dois rejoindre la flotte et en prendre le commandement avant qu'il ne soit trop tard.

            -   Je m'en occupe, fit l'officier en transmettant l'ordre d'un simple geste à l'un de ses guerriers. Mais seigneur, pourquoi arrêter ce combat ? Ces démons sont enfin à notre merci. Nous devons venger les frères qu'ils ont tué.

            -   Peut-être, mais ce sont eux qui m'ont averti de la trahison du commandant Urda. Ils m'ont également sauvé d'une tentative d'assassinat préparée par ses sbires. J'ai donc une double dette d'honneur avec eux. Nous ne reprendrons donc cette bataille qu'une fois le traître châtié.

            -  Très bien, seigneur.

      Mais c'est alors que le soldat chargé de la communication fit quelques pas en direction des deux officiers et annonça d'une voix embarrassée :

            -  Seigneur... apparemment, le Warrior of Faith est passé sous le contrôle du commandant Urda et... tous les officiers en charge du vaisseau ont été tués.

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 00:52

CHAPITRE HUIT : RETROUVAILLES RETARDEES



0419 unités de temps du 6 novembre 2552 (calendrier militaire) / frégate de combat du CSNU Forward Unto Dawn, en orbite au-dessus d'une structure forerunner inconnue, localisation inconnue.


      Sam était intrigué. D'abord, les sangheilis étaient devenus brusquement les alliés du CSNU, ensuite les covenants encore ennemis découvraient la localisation de la Terre et y déterraient une structure extraterrestre qui avait activé une sorte de portail. Et pour finir, la Terre était sous la menace d'une attaque imminente d'une flotte de vaisseaux parasités par une forme de vie extrêmement agressive, ce qui expliquait pourquoi seul le Forward Unto Dawn avait été envoyé à travers le portail avec les forces sangheilis. Bordel ! jura-t-il intérieurement, ça fait beaucoup d'infos à digérer en si peu de temps. D'un autre côté, j'ai fait un saut de vingt-sept ans dans le temps, donc pas mal de choses ont dû se passer depuis... (ndla : lire Le Premier Démon pour plus de détails)

        Le jeune spartan avait besoin de se remettre les idées en place, et surtout de tirer sur quelque chose de vivant. Malgré le fait qu'il ait mis la main sur l'une des toutes nouvelles armures MJOLNIR Mark-VI, il ne se sentait pas vraiment bien, principalement parce qu'il se trouvait à bord d'une frégate elle-même prisonnière d'une gigantesque bataille spatiale au-dessus de cette foutue structure géante. Ceux qui ont créé ça n'avaient vraiment aucun goût, pensa-t-il alors qu'il voyait l'une des sept branches de l'Arche passer devant la baie vitrée du pont de commandement. Pas étonnant qu'ils aient disparu...

        C'est alors que la frégate vira à tribord et que Sam put voir, de l'autre côté du solide barrage formé par les croiseurs jiralhanaes, le vaisseau forerunner où se trouvaient ses camarades. En cet instant, il aurait voulu être avec eux au cœur de l'action, là où tout se jouait et que tout se décidait sur la simple trajectoire d'une balle.

            -  Commandant ! dit-il subitement en s'approchant de Miranda Keyes. Demande permission de débarquer à la surface de ce truc, commandant !

            -    Accordé, spartan. Le commandeur Irul prépare une attaque au sol et je compte bien nous y faire participer. Rejoignez une navette de transport et attendez les ordres.

            -   Bien compris.

            -   Johnson ! Vous l'accompagnez.

            -    Pas la peine de me le dire deux fois.

     Je ne sais pas qui est ce type, se dit Sam en jetant un regard au sergent, mais je crois qu'on va bien s'entendre. C'est exactement mon genre de salopard...




     Irul comprenait parfaitement que cette bataille allait principalement se jouer au niveau du sol, et il avait l'intention de mener ce côté-ci de la partie. Contester le contrôle aérien et spatial de la zone aux jiralhanaes n'était qu'une diversion pour leur donner une chance de frapper le prophète de la Vérité là où ça ferait mal et l'empêcher d'activer les anneaux. Mais dès que celui-ci se rendrait compte de cette stratégie, les choses risqueraient d'empirer très rapidement, c'est pourquoi les troupes sangheilis devaient avancer le plus vite possible vers leurs objectifs. L'aide des humains était certes bienvenue, mais Irul comptait surtout sur ses propres guerriers et sur les combattantes d'Elda, le seul soutient allié important étant peut-être le dernier spartan arrivé dans leurs rangs.

      Accompagné de sa partenaire et de son père Urda Fulsam, Irul posa le pied sur l'Arche Forerunner au niveau d'une région richement boisée, principalement couverte de conifères aux dimensions surprenantes. Les plaines alentours étaient recouvertes d'un tapis d'herbe grasse, sans aucune mauvaise herbe ou buissons parasitaire, et Irul reconnaissait bien là l'excès de perfection dont faisaient preuve toutes les créations artificielles des forerunners. Des dizaines de navettes de transport Phantom étaient en train de faire débarquer leurs escouades de guerriers sangheilis qui établirent aussitôt un périmètre de sécurité, mais le commandant suprême n'avait pas l'intention de créer une position défensive, car cela ne ferait que les ralentir. Des groupes de séraphines partirent en éclaireurs pour repérer d'éventuelles forces ennemies afin de faciliter les mouvements du gros de l'armée, tandis que les navettes repartaient vers leurs vaisseaux d'attache pour aller chercher d'autres troupes.

        Aux côtés d'Irul, Urda avait revêtu une armure dorée semblable à celle qu'il portait alors qu'il était encore commandant suprême des armées de l'Alliance. Les armuriers de la flotte avaient eut le temps d'y apporter des ornementations digne du grand guerrier et meneur de troupes qu'il était, des gravures courrant sur ses épaulières et sur son plastron, ainsi que sur les côtés de son casque de combat. Irul était heureux de retrouver son mentor et ami tel qu'il l'avait connu, car cela signifiait que les humiliations qui lui avait infligé les prophètes étaient derrière lui, à présent.

        Au loin derrière les collines verdoyantes de cette partie de l'Arche se trouvait le grand mur de confinement qui isolait la partie centrale de l'Arche. Ce qui se trouvait de l'autre côté de ce mur était un mystère total pour les forces humano-sangheilis, car un puissant bouclier énergétique englobait entièrement cette zone, empêchant tout passage de vaisseau et brouillant tout type de signaux. Seul le vaisseau forerunner de Vérité avait réussi à le traverser sans dommage, ce qui lui donnait une longueur d'avance dans l'élaboration de son plan d'annihilation. Irul comptait prendre d'assaut le mur de confinement et désactiver le champ de protection pour atteindre le prophète, mais pour cela il devait d'abord en connaître les plans pour éviter de se perdre dans cette immense structure. C'est pour cela que les humains avait été chargés d'effectuer un assaut sur ce que le moniteur Guilty Spark avait put identifier comme étant une salle des cartes. Ils devaient trouver les plans complets de l'Arche et les ramener aux forces sangheilis avant que celles-ci n'aient atteint le mur, sinon ces derniers risquaient de perdre leur avantage en laissant l'ennemi réorganiser ses défenses. Tout était une question de timing, et Irul comptait principalement sur le spartan pour cela.

         Si l'équipe à l'intérieur du vaisseau forerunner échouait, ils allaient devoir tous passer de force.

 



            -  Objectif en vue ! annonça Johnson. Arrivée estimée dans quatre-vingt dix minutes !

      Les onze pélicans de l'équipe Bêta ayant quitté les baies du Forward Unto Dawn avaient été forcés d'effectuer un large détour pour éviter la flotte jiralhanae, avant de se diriger vers leur objectif en se maintenant à basse altitude. Durant leur trajet, ils avaient contemplé des paysages aussi divers que merveilleux : des chaînes de montagnes enneigées aux vallées comblées par d'énormes glaciers argentés, des forêts d'une perfection remarquables et des lacs grands comme des pays au milieu desquels s'élevaient de magnifiques structures forerunners semblables à des temples. L'objectif du groupe Bêta, lui, se trouvait à l'extrémité d'un grand désert de sable et faisait face à une cascade de plusieurs kilomètres de large dont les chutes semblaient infinies. L'équipe humaine devait investire un grand bâtiment forerunner susceptible de renfermer des cartes de l'Arche qui aiderait grandement l'avancée des troupes sangheilis.

      A l'arrière du Pélican de Johnson, le spartan Sam-034 vérifiait son équipement et s'adaptait aux fonctionnalités de sa nouvelle armure. Il n'avait jamais combattu les jiralhanaes auparavant, mais il comptait bien rattraper le temps perdu et apprendre rapidement comment tuer efficacement ces brutes. Il s'était armé d'un fusil à pompe M90 ainsi que de deux pistolets-mitrailleurs M7, une combinaison qu'il trouvait très adaptée à son style puissant, rapide et surtout violent. Lorsque je retrouverai enfin mes frères spartans, se dit-il, j'aurai massacré assez de ces salopards pour qu'il me reconnaissent à la seule teinte de mon armure. Je ne ferai pas affront à notre réputation. Après tout, je suis le Premier Démon...

            -  Trente secondes avant arrivée ! annonça Johnson. Aucune force ennemie en vue ! Ca à l'air d'être pénard... comme prévu.

      Le commandeur des forces sangheilis avait anticipé le fait que les jiralhanaes ne chercheraient pas à occuper cette position, pour la simple et bonne raison que les cartes de l'installation ne leur servaient à rien : le prophète savait déjà parfaitement ce qu'il devait faire et où le faire. Tout le reste était inutile. Cependant, Irul Sulam prévoyait une attaque ennemie dès que leur plans seraient découverts, et c'est pourquoi les humains devaient agir vite et bien. A cette fin, il étaient accompagnés de Guilty Spark qui pourrait éventuellement les aider à se repérer. C'était la seule partie du plan qui ne pouvait pas être assurée...

            -  On est arrivés ! fit Johnson en ouvrant la rampe arrière du Pélican. Allez, marines ! Go, go, go !

      Les navettes de transports avaient atterrie directement sur la plus haute plate-forme de la salle des cartes. Johnson et la première moitié des soldats qui en descendirent se dispersèrent pour établir une défense, aidé des quelques véhicules et matériels lourds transportés par les Pélicans, tandis que l'autre moitié menée par Sam et Guilty Spark pénétrèrent dans la structure par le plus proche point d'entré. Le spartan n'avait pas beaucoup d'expérience de l'architecture forerunner, et restait en admiration devant tant de grandeur et de magnificence, bien qu'il avait du mal à en concevoir l'utilité.

            -    Parfait, fredonna Guilty Spark plein d'entrain. Veuillez me suivre, dépositaires.

            -    Tu sais où l'on doit aller ? demanda Sam en épaulant son fusil.

            -   Plus ou moins. Mes créateurs avaient pour habitude de construire chaque type de structure à peu près de la même façon à chaque fois. Ce bâtiment est certes beaucoup plus grand que le Cartographe Silencieux de ma propre installation, mais il comporte des similarités architecturales flagrantes. Je peux donc estimer la position de la salle des cartes avec une précision acceptable, selon vos critères.

            -   Alors passe devant et magne-toi un peu, qu'on en finisse rapidement.

     Le moniteur ne força pas l'allure pour autant, et parut même traîner un peu, s'arrêtant parfois pour observer avec curiosité certains éléments de l'installation. Ce n'est qu'après avoir prit un coup de crosse rageur de Sam qu'il prit sa tâche au sérieux et avança droit vers ce qu'il pensait être la salle des cartes. Le spartan espéra seulement qu'il ne se trompait pas.
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SOMMAIRE
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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 22:55

CHAPITRE QUINZE : LE PRIX DE L'ILLUMINATION



2027 heures, 18 septembre 2552 (calendrier militaire) / base secrète humain de l'installation 03, section de refroidissement de l'installation 03.

      Le canyon gelé dans lequel s'étaient retranchés les spartans était beaucoup trop étroit pour y faire débarquer de l'armement lourds tels que des chars ou des batteries d'artillerie, et c'est pourquoi les covenants allaient sans doute y envoyer leur infanterie en masse. Des transporteurs Phantoms arriveraient bientôt par dizaines pour déposer leurs chargements de troupes sur l'unique pont menant à la base des humains. C'était un pont large, construit sur deux niveaux dans l'architecture élégante et froide des forerunners, dont les nombreuses irrégularités de surface empêcheraient l'usage de tout véhicule, mais offriraient autant de protections pour les soldats qui s'y trouveraient.

      Malheureusement, les spartans ne disposaient d'aucun armement anti-aérien lourd leur permettant d'abattre efficacement les transporteurs de troupes. Dans un engagement standard, Fred aurait tout simplement fait sauter le pont afin de priver l'ennemi d'une zone de débarquement, mais le métal hyper-dense des forerunners était bien trop résistant pour leurs explosifs. Cela aurait été comme jeter des œufs contre un mur de béton. La seule option qui leur restait était d'affronter les innombrables vagues de guerriers qui seraient envoyées contre eux, et cela signifierait sans doute leurs morts à tous.

       Ce combat allait être rude, extrêmement rude. Et c'est pourquoi Fred sentait que ses frères et sœurs avaient besoin d'être encouragés s'il voulait les voir garder toute leur efficacité. Il se plaça donc sur le haut de la rampe qui menait vers la partie haute du pont et se tourna vers ses amis pour déclarer :

            - OK, spartans ! On y est. Il n'y a plus d'échappatoire. L'ennemi  sera là d'une minute à l'autre avec suffisamment de forces pour nous anéantir et il ne s'arrêtera pas avant de nous avoir tous vaincu jusqu'au dernier. Mais même si cela doit être notre dernière bataille, nous ne disparaîtrons pas aussi facilement ! Nous sommes des spartans, les meilleurs soldats de cette galaxie ! Aucun ennemi ne peut espérer nous vaincre sans en payer le prix ! Et le prix pour nous vaincre aujourd'hui sera colossal !

       Alors qu'il prononçait ces mots, Fred voyait ses compagnons passer de l'hésitation à la détermination, relevant haut la tête et serrant plus fort les armes dans leurs mains.

            -  Je veux que vous inondiez ce pont avec le sang de nos adversaires ! continua-t-il. Je veux que chacun d'entre vous abatte une armée entière de ces salopards qui veulent exterminer l'Humanité ! Que leurs cadavres forment une montagne sanglante qu'ils pourront voir depuis l'orbite dans leurs puissants vaisseaux, afin que la peur de nous affronter les possède tous !

       Même à travers leurs visières réfléchissantes, Fred pouvait ressentir la fureur brûler en chacun de ses compagnons. Il avait réussi à leur remonter le moral, mais ce n'était pas encore suffisant. Jusque là, ils avaient seulement l'impression de défendre un artéfact extraterrestre bizarre qui, pour une raison ou un autre, était la clé du destin de l'Humanité. Mais Fred avait une dernière chose à leur dire, une raison de se battre qui dépasserait tous les devoirs qu'ils avaient envers le CSNU et leur donnerait la force d'affronter toutes les armées de l'univers :

            -  Et même si nous disparaissons tous aujourd'hui, il restera toujours un spartan protéger la Terre et ses colonies. Car nous venons d'apprendre que John est en vie ! En se moment même, il se bat contre les covenants sur un autre anneau-monde comme celui-ci ! Faisons-lui honneur ! Que cette bataille montre à tous nos ennemis combien il est suicidaire de vouloir affronter un spartan, et qu'elle leur donne un avant-goût de l'enfer que John déchaînera sur eux ! Ils nous appellent Démons, hein ? Et bien donnons-leur une bonne raison pour cela !

       Tous les spartans approuvèrent en hochant la tête énergiquement. Plusieurs d'entre eux levèrent même le poing comme pour défier les ennemis qui étaient sur le point d'arriver. C'est alors que les premières navettes de transport surgirent des nuages et se rapprochèrent à grande vitesse. Il y en avait tellement que le ciel sembla s'assombrir. Alors que Fred observait ces appareils, il voyait déjà les cadavres en sursis qu'ils apportaient et sentait l'adrénaline du combat monter en lui. Juste avant que les Phantoms soient à portée de tir, il se tourna une dernière fois vers ses compagnons et leva le poing en criant :

-  Pour John !

            -  POUR JOHN !!! hurlèrent tous les spartans.

       Lorsque les premiers soldats covenants débarquèrent sur le pont, ils furent prit dans une tornade de tirs qui mit en charpie la plupart d'entre eux avant même d'atterrir sur la structure forerunner. Les rares survivants de ce massacre se rassemblèrent derrière les protections qu'offrait son architecture, terrorisés par l'idée de devoir avancer vers les humains. Peu à peu, les troupes covenants ayant prit pied sur la zone commencèrent à devenir suffisamment importantes pour un assaut, et plusieurs escouades de sangheilis atterrirent au milieu de ces troupes pour en prendre le commandement. Sous les ordres de ces puissants guerriers, l'attaque commença.

        Le flot de grognards n'était pas réellement un problème pour le moment, mais constituait déjà une perte non négligeable de munitions. Fred avait conscience que c'étaient leurs ressources en armement et la façon dont ils les utiliseraient qui détermineraient la durée de cette bataille. Même si chaque balle de leur modeste arsenal touchait sa cible, il resterait toujours assez d'ennemis pour les submerger. Mais il comptait bien récupérer les armes de l'ennemi pour pallier à ce problème, lorsque celui-ci se présenterai toutefois, et s'il avait l'occasion de se présenter. Son premier soucis en cet instant était de montrer aux covenants que ses spartans et lui ne plaisantaient pas.

         Des rafales de plomb et de plasma se croisèrent en masse sur le pont, et les cadavres commencèrent déjà à s'accumuler. Aux côtés de Fred, Franck et la Raven Squad tenaient en respect une marrée de grognards avec leurs armes automatiques, couvrant le sol du pont avec leur sang gélatineux. Depuis l'arrière des lignes, Linda et son équipe de snipers ciblaient les guerriers sangheilis alors même qu'ils descendaient le long des ascenseurs gravitationnels des navettes Phantoms, privant la plupart des troupes de base de leurs officiers. Joshua et Kelly, eux, étaient chargés de protéger le niveau inférieur du pont où l'ennemi commençait déjà à se déployer.

          L'un des SIS de la Raven Squad lâcha une roquette sur un Phantom en approche, anticipant sa vitesse et sa trajectoire pour toucher son réacteur gauche. Celui-ci cessa aussitôt de fonctionner, laissant la navette chuter vers les tréfonds du canyon pour aller y exploser. Cette action força les autres appareils de transports à déposer leurs troupes suffisamment loin de l'autre côté du pont, craignant une autre catastrophe de ce genre, mais cela n'empêcha pas les tireurs d'élite spartans de continuer l'élimination systématique des commandants ennemis. C'est lorsque les grognards commencèrent à jeter des grenades à plasma que les choses s'envenimèrent, car plusieurs spartans et SIS furent forcer de quitter leurs positions pour éviter d'être blessés. Ils faisaient de leur mieux pour reprendre immédiatement leur place sur la ligne de défense, mais cela donnait aux covenants quelques brefs instants d'accalmie pour attaquer de plus belle.

         Fred comprit cependant que les choses pouvaient devenir encore pire lorsque quatre couples de chasseurs furent débarqués au loin. Levant bien haut leurs énormes boucliers et dissimulant avec attention chaque point faible de leurs armures, ces mastodontes avancèrent lentement en délivrant des tirs dévastateurs avec leurs canons d'assaut. L'un des projectiles percuta le sol non loin de Fred, mais tandis que son bouclier énergétique encaissa l'essentiel des dégâts, un SIS vit sa jambe se volatiliser et un autre fut grièvement blessé à la cuisse. Des cris commencèrent à envahir les fréquences radios, diminuant la volonté des autres spartans.

        Fred ne pouvait se permettre de perdre des hommes de cette façon. Chaque blessé et chaque mort parmi ses troupes devait être durement ressentit chez l'ennemi, et c'est pourquoi il saisit le détonateur qu'il portait à la ceinture et l'activa. L'instant suivant, le pont tout entier fut envahi par les flammes de dizaines d'explosions provenant des charges que ses spartans avait soigneusement dissimulé. Ils y avaient même ajouté des mines antichar LOTUS auxquels ils avaient retiré les dispositifs de détection pour augmenter le pouvoir de destruction du dispositif. Des corps plus ou moins entiers ou reconnaissables furent projetés dans les airs tandis que de nombreux autres furent calcinés sur place, réduits à l'état de cendres et de métal fondu. Pendant un instant, les humains purent respirer un peu en profitant du spectacle.

        Mais soudain, Fred comprit qu'il avait fait une grosse erreur : dans les cieux, les Phantoms actuellement en approche changèrent de trajectoire et s'éloignèrent. Ils laissèrent ainsi la place à d'autres appareils apparemment identiques, mais dont les nombreuses décorations et les couleurs vives montraient clairement que leurs occupants n'étaient pas de la simple troupaille. C'est ce qu'ils attendaient, pensa-t-il. Ils savaient que nous avions piégé le pont avec nos explosifs et c'est pourquoi ils ne nous ont envoyé que des simples soldats jusque là. Maintenant que cette menace est écartée, ils vont se déchaîner sur nous avec leurs meilleurs troupes...

            -   OK les gars ! déclara-t-il dans la radio. Ils ont pigé qu'on ne plaisantaient pas chez les spartans et maintenant ils nous envoient de meilleurs cibles ! Ne baissez pas les bras ! Si on parvient à tenir face à ces gars-là, on a peut-être une chance de s'en tirer ! Alors donnez-leur tout ce que vous avez !

        Ayant retenu la leçon donnée par les snipers humains, quelques navettes Phantom standards se placèrent en écran entre les spartans et les troupes d'élite, qui purent alors prendre pied sur le pont en toute sécurité. Il y avait là tout ce que l'Alliance avait de mieux à offrir : des couples de chasseurs tous aussi effrayants les uns que les autres, bien entendu, mais surtout des sangheilis d'élite aux armures d'un blanc éclatant. Et alors que, même dans un engagement à grande échelle comme un assaut planétaire, les forces du CSNU pouvaient rencontrer au grand maximum une dizaine de ces terrifiants guerriers, il y en avait pourtant là une bonne cinquantaine. Quitte à choisir, je préfèrerais cent fois mieux un millions de grognards enragés plutôt que ça.

        Mais Fred n'avait pas le choix. Ces adversaires étaient là pour une raison, et il devait l'accepter. Mieux que cela, il devait l'affronter avec tout ce qu'il avait, lui et tous ses semblables. Les spartans se remirent aussitôt à tirer, mais leurs ennemis n'étaient pas de simples et stupides soldats comme les précédents : dès que leurs boucliers faiblissaient trop, ils se mettaient à couvert et attendait leur rechargement pour continuer. Linda et ses coéquipiers durent synchroniser leurs tirs pour pouvoir abattre quelques-uns des sangheilis, tirant quatre balles en même temps pour être sûrs de tuer instantanément leur cible. Ce travail n'était toutefois pas suffisant, et trop d'ennemis arrivèrent devant les lignes des spartans pour que le combat soit équilibré.

        Les quelques chasseurs qui essayèrent de former un mur de défense pour les sangheilis furent neutraliser avec les dernières roquettes qui restaient, forçant les autres à rester en arrière pour se contenter d'apporter un tir de soutient. Les guerriers en armure blanche, quant à eux, progressaient de couvert en couvert d'une manière experte tout en délivrant des salves précises, dont certaines arrachèrent la vie à plusieurs SIS. Le carnage commençait. Déjà, un grand nombre des extraterrestre activèrent leurs épées à plasma et se préparèrent pour un corps à corps sanglant.

 

 


 

        Au niveau inférieur, cependant, les sangheilis se frottaient à une opposition bien plus forte. En effet, Kelly avait décidé de les laisser approcher afin d'utiliser son atout le plus important : sa vitesse surréelle. Armée de son fusil à pompe, elle accueillit ses premiers adversaires avec quelques décharges bien placées tout en esquivant leurs coups, puis ramassa une épée d'énergie pour passer aux choses sérieuses. L'habilité et la rapidité dont elle faisait preuve avec une telle arme lui permit d'engager quatre sangheilis en même temps avant de les démembrer ou de les trancher en deux un par un. La vision d'un tel massacre stoppa les autres guerriers dans leur élan, ce qui permit à Kelly de se remettre à couvert pendant que ses coéquipiers la couvraient en abattant deux cibles de plus. C'est alors qu'elle remarqua un sangheili portant une armure violette avec des ornementations dorées, un genre d'armure qu'elle n'avait jamais vu auparavant. A la manière dont ses semblables s'écartaient au fur et à mesure qu'il approchait, l'extraterrestre devait être un officier très important, mais ce qui inquiétait encore plus Kelly, c'était que tout à coup plus aucun sangheili de semblait vouloir combattre. D'un simple geste de la main, elle ordonna aux autres spartans présent à cet étage du pont de cesser le feu, ce qu'ils firent sans se poser de question. 

            -   Peut-être que l'âge commence à affecter mes sens, déclara le chef sangheili, mais je pense avoir encore de bons yeux. Cette aura... cette lumière éclatante qui vous entoure, Démon. Je la connais. Comment se fait-il que vous la possédez ?


 


 

        Pendant ce temps, sur le niveau supérieur du pont, les choses devenaient de pire en pire. La première ligne de défense avait déjà été obligée de se replier une fois, et Fred craignait qu'ils n'aient à reculer encore bientôt. Plus de quinze SIS et deux spartans avait été tués ou sérieusement blessés par les fusils à plasma et les canons d'assaut des chasseurs, ce qui n'était certainement pas la fin de la liste pour cette bataille. Bien sûr, ils avaient pu éliminer une bonne vingtaine d'ennemis, mais déjà d'autres transporteurs approchaient pour renforcer leurs effectifs. Fred ne parvenait plus à conserver le moral de ses troupes, ce qui était peut-être la chose la plus importante chez les spartans. Et alors que les sangheilis gagnaient peu à peu du terrain, repoussant leurs proies vers le fond de la caverne, le destin sembla se sceller une fois pour toute. C'est foutu... on ne parviendra jamais à tous les tuer. Il ne reste plus qu'une seule chose à faire...

        Fred se dirigea alors vers la dernière salle du complexe où était gardé l'Index. Saisissant vivement l'objet lumineux, il revint vers la zone de combat et le leva bien haut dans les airs pour que tous les sangheilis puissent le voir.

            -  Hé les faces de poulpe ! C'est ça que vous voulez !

        Immédiatement, l'assaut des covenants cessa comme si le temps avait été figé.

            -  Si vous ne souhaitez pas que je le détruise, vous avez intérêt à vous casser d'ici tout de suite !

        Les sangheilis hésitèrent, se regardant les uns les autres en se demandant ce qu'ils devaient faire, ou si cet humains était réellement capable d'accomplir un tel sacrilège. Mais la question ne se posa pas très longtemps, car soudain, Fred sentit une force invisible tirer l'Index hors de sa main avec une violence inouïe. La surprise l'empêcha de retenir l'artéfact qui s'envola vers les troupes ennemis, survolant les guerriers en armure pour atteindre un puissant sangheili en armure dorée. Dans sa main se trouvait les deux cristaux des Régulateurs qui attiraient l'Index comme des aimants. Et lorsque les trois artéfacts furent réunis, ils produisirent une intense lumière blanche qui aveugla tous les soldats présents. 

         La lumière disparut après quelques secondes. A la place des cristaux, le sangheilis en armure doré tenait désormais un unique objet qui était la fusion parfaite de des deux Régulateurs et de l'Index.

            -  Nous avons ce que nous voulions, déclara-t-il à ses troupes en s'éloignant. Finissez-en avec ces démons ! Et profitez-en pour nous débarrasser de ce gêneur de Dalkos. Il est temps pour lui de quitter la scène...

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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 01:36

Chers lecteurs,

Après quatre semaines d'absences, je reprends enfin ma plume pour vous raconter mes histoires. Cette absence a été regrettable mais nécessaire, comme toutes celles qui ont frappé ce blog dans les temps passés, et aujourd'hui enfin, vous pouvez lire le nouveau chapitre de l'Arche de l'Alliance. L'histoire n'avance pas beaucoup pour l'instant, mais les choses vont se mettre à bouger rapidement, croyez-moi.

Mais ce n'est pas pour vous dire cela que je prends la peine d'écrire cet article. En effet, il y avait une raison tout à fait particulière pour le dernier passage à vide de Fanstories.net, et qui mérite toute l'attention des fans de Halo. En effet, j'ai passé les deux derniers mois à travailler sur un projet spécial qui est aujourd'hui suffisamment avancé pour pouvoir être dévoilé.

Au début, il ne s'agissait que d'un léger ajout sur mon forum de Halo-RP Adventure pour permettre aux personnages de factions ennemies de s'affronter. Cela incluait la création de fiches de personnage, la mise en place d'un système de jeu de rôle et d'une structure adaptée au forum pour surveiller les combats entre membres. Mais plus je travaillais dessus, plus je me rendais compte que rien de correcte ne pouvait être fait tant que je resterai à un niveau de conception aussi bas. J'ai donc porté ce projet au niveau supérieur, ou plutôt à trois ou quatres niveaux au-dessus de cela, et ce projet est devenu alors la création d'un jeu de rôle complet dans l'univers de Halo.

Son nom est Halo : Héros et Hérétiques. Grâce à lui, vous allez pouvoir incarner un soldat du CSNU ou de n'importe quelle race de l'Alliance (excepté les drones, qui ne sont pas exploitables), et accomplir des missions extraordinaires aux côtés d'autres personnages contrôlés par d'autres joueurs comme vous, sous la supervision d'un maître de jeu. J'ai fait en sorte que les règles soient extrêmement plus simples que la moyenne qu'on rencontre dans les jeux de rôles de ce type comme Dark Heresy, par exemple, et ce afin que même les plus jeunes et les néophytes puissent en profiter pleinement. De plus, toutes les races sont parfaitement jouables avec chacun leurs forces et leurs faiblesses, ce qui fait que même les pauvres petits grognards peuvent s'avérer de redoutables personnages-héros, tandis que les monstrueux chasseurs ont des règles particulièrement intéressantes mais aussi des points faibles. Et même si jusque là le livre de règle fait 47 pages à lui seul, je pense qu'il peut être relativement facile à comprendre.

Afin de vous montrer l'état d'avencement actuel de ce projet, je vous mets en libre accès le prototype du livre de règles. Il est encore incomplet car il lui manque les règles d'utilisation des véhicules et d'autres règles déjà écrites doivent être améliorées, mais il est parfaitement lisible dans son ensemble. Par contre, il est inutilisable sans le livre-complément du maître de jeu que je suis actuellement en train de concevoir. A l'intérieur se trouvent les règles relatives aux personnages non-joueurs que les héros devront affronter, ainsi que deux scénarios d'initiations préparés par mes soins, un pour le CSNU et un pour l'Alliance. Ce livre-là devrait être terminé d'ici la fin de la semaine prochaine, normalement.

Mais pourquoi est-ce que je vous présente tout ceci alors que ce n'est même pas terminé. Et bien c'est parce que, aussi passionné et acharné que je suis, je ne peux pas sérieusement créer quelque chose d'aussi gros sans aide et sans soutient de la part de la communauté Halo. A ce jour, j'estime donc qu'il va me falloir l'assistance de :

- Un spécialiste de Adobe Acrobat et des Fichiers .pdf afin de créer des fichiers présentables et faciles d'utilisation.
- Une équipe de bêta-testeurs pour vérifier que les règles sont équilibrées et jouables. Cela ne se fera néanmois qu'une fois que j'aurai fini le livre du maître de jeu.
- Un ou plusieurs compilateurs/traducteurs d'informations afin de constituer la partie Introduction à l'univers de Halo (voir le SOMMAIRE dans le fichier prototype ci-dessus)
- Halo.fr, parce que rien de sérieux dans la communauté francophone de Halo ne peut espérer se faire sans leur soutient. J'espère qu'ils répondront à cet appel.

Voilà donc tout ce que je peux vous dire pour le moment sur Halo : Héros et Hérétiques. D'autres informations arriveront sans doute ces prochains jours sur ce blog ou sur d'autres plate-forme de l'Internet, donc restez attentifs.

En attendant, je vous laisse avec
le dernier chapitre de l'Arche de l'Alliance. Bonne lecture à tous !

Jack-115
 

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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 23:47

CHAPITRE SEPT : L'ULTIME ŒUVRE DES DIEUX



0348 unités de temps du 6 novembre 2552 (calendrier militaire) / vaisseau forerunner inconnu, Afrique du Sud, planète Terre.


       Le groupe d'assaut du CSNU venait à peine de se mettre en route à l'intérieur du vaisseau forerunner lorsque l'immense artéfact sur lequel il était posé s'activa avec une violence telle qu'on aurait cru que la terre s'était ouverte en deux. Quelques instants plus tard, une faible secousse se fit ressentir et les soldats comprirent que le vaisseau avait décollé. Aussitôt, John activa sa radio et chercha à contacter ses supérieurs :

            -  FLEETCOM ! Ici Sierra 117 ! Que se passe-t-il ?

-  Major ! fit une voix à moitié couverte par les parasites. Vérité vient d'activer une sorte de portail et se dirige droit dessus ! J'ai bien peur que les communications avec votre équipe deviennent impossibles d'un moment à ...

       Et effectivement, la liaison COM fut brusquement coupée. A présent, ils étaient réellement seuls, sans aucun soutient pour les aider, mais de toute façon aucun plan de renfort n'avait été prévu depuis le départ.

            -  Qu'est-ce qu'on fait, alors ? demanda Jack en se tournant vers le Major. 

            -  On continue comme prévu : notre objectif principal est de capturer le prophète de la Vérité et l'utiliser comme otage pour obliger la flotte ennemie à se rendre. Prendre le contrôle de ce vaisseau est notre objectif secondaire si l'objectif principal est impossible ou ne permet pas d'arrêter la bataille. C'est bien clair ?

            -  Cinq sur cinq. 

        Sur ce, le groupe d'assaut se remit en route.



       Poussée par l'envie de contempler ce qui était probablement la plus grande création des forerunners, toute la flotte jiralhanae avait suivit le vaisseau de Vérité à travers le portail. Cela avait toutefois constitué une erreur stratégique immense, car au lieu de retenir l'armada sangheili sur Terre, cette décision permit aux fils de Sangheilos de les poursuivre jusqu'à l'Arche. Et même s'il possédait nettement moins de vaisseau que ses ennemis, Irul avait bien l'intention de stopper le prophète quel qu'en soit le prix.

       C'est pourquoi il s'élança avec sa flotte à travers le portail, avec comme seule aide humaine la frégate Forward Unto Dawn, sous les ordres du commandant Miranda Keyes. A son bord se trouvait également le sergent Avery Johnson et le spartan Sam-034 dont l'armure avait put être changée, tous prêts à se battre pour le salut de la galaxie. Toutes les autres forces humaines étaient restées sur Terre afin de défendre leur planète natale contre le Parasite. Une tentative désespérée et suicidaire, mais que Irul comprenait malgré tout : si Sangheilos elle-même était menacée, tous les frères guerriers sans exceptions se rassembleraient pour la protéger, même contre une armada de parasites.

       Lorsque le Shadow of Intent passa de l'autre côté du portail, se fut pour se trouver en orbite au-dessus de quelque chose de gigantesque, au-delà de toute imagination. Cette chose avait la forme d'une fleure à sept pétales et à la forme presque aplatie, dont les bordures étaient faites du métal hyper-dense caractéristique des créations forerunners. L'intérieur de sa surface, cependant, était identique à celle des anneaux-mondes : la reproduction parfaite de ce que pourrait être le monde idéal. Ca et là, on pouvait apercevoir les plus grosses structures artificielles, dont certaines étaient agglomérées en vastes villes.

       Et en orbite au-dessus de cette merveille se trouvait l'armada jiralhanaes englobant le précieux vaisseau forerunner de Vérité.

            -   Quelle est la situation ? demanda Irul à l'un de ses lieutenants-opérateurs.

            -  Le vaisseau du prophète se dirige vers la surface de l'Arche pour s'y poser, et les jiralhanaes positionnent leurs vaisseaux pour nous empêcher de le suivre. Ils sont trois fois plus nombreux que nous.

            -   Alors préparez les troupes pour un débarquement massif au sol. Je veux que toutes les navettes capables de voler soient chargées de nos guerriers et contournent le blocus ennemi pour établir une tête de pont sur l'Arche.

            -   Bien, commandeur.

            -  Je vais me rendre sur le front personnellement. Vous êtes désormais en charge de notre flotte. Faites en sorte de garder occupés les vaisseaux jiralhanaes le plus longtemps possible.

- Je m'acquitterai de cette tâche avec honneur, frère commandeur. Apportez à nos ennemis la juste fureur des guerriers de Sangheilos !

        Irul quitta alors son siège de commandement et se dirigea vers la sortie, suivi par Elda qui comptait bien se rendre sur le front avec lui.




      A l'intérieur du vaisseau forerunner, les brutes chargées de défendre leur prophète avaient vite fait de repérer les humains et d'organiser une solide défense. Ils avaient emmené avec eux des légions entières de grognards, de rapaces et de drones. Les trois spartans avaient même fait la rencontre de trois couples de chasseurs tous particulièrement gênants qui demandèrent une grande puissance de feu pour être neutralisés. Ce déploiement de force n'avait pas suffit à éliminer le groupe d'assaut ni à diminuer suffisamment ses effectifs, mais avait par contre réussit à le stopper dans son avancé au niveau d'une vaste salle très haut de plafond et remplie par des rangées de larges colonnes très espacées dans lesquelles circulait un étrange liquide d'un bleu fluo.

       L'ennemi était partout et ne lésinait pas sur les moyens pour tenter d'écraser les intrus qui menaçaient le prophète et le Grand Voyage. Heureusement, l'endroit était beaucoup trop exigu pour y faire manœuvrer des véhicules. Même John n'imaginait pas l'enfer que cela aurait été si les brutes avaient réussi à amener ne serait-ce qu'un seul char Apparition. La situation était déjà suffisamment compliquée comme ça. Il fallait pourtant qu'ils se sortent de là et continuent leur progression, sans quoi tout ceci n'aurait servi à rien.

       C'est alors que la radio de John se mit à gresiller.

            -  ... under Dawn à groupe d'assaut ! ...pondez, groupe d'ass... Est-ce que vous ...cevez !

            -  Ici Sierra 117 ! fit John. Je vous reçoit difficilement, Dawn ! Il semble y avoir des interférences.

            -  Quelle ...otre situation, Sierra 117 ?

            -  Nous avons été coincés par l'ennemi. Notre progression est stoppée pour le moment.

            -  Ecout... ... ituation...  ... combat en orb... ... ...bjectif...

            -  Répétez, Dawn ! Je perds votre signal !

      Mais personne ne répondit. Il y avait beaucoup trop d'interférences dans la zone, et le signal n'était plus assez fort pour atteindre la frégate du CSNU qui pouvait bien se trouver à des milliers de kilomètres, à présent. Encore une fois, John et ses troupes se retrouvaient tous seuls. La seule chose qui avait changée était qu'il savait désormais qu'il restait encore au moins un vaisseau du CSNU dans le secteur, mais cela ne leur était d'aucune utilité pour le moment. John se tourna alors vers ses deux coéquipiers spartans et lança :

            -  Jack ! Rei ! Amenez-vous un peu ici !

            -  Qu'est-ce qu'il y a ?

            -  J'ai besoin que vous utilisiez votre IA pour trouver un moyen de nous tirer de ce guêpier.

            -  Compris, répondit Rei.

       La spartan ouvrit la liaison interne de son armure sur la fréquence SquadCom afin que ses deux partenaires entendent sa discussion avec Athéna, l'Intelligence Artificielle que Jack et elle avaient reçu de la part du Dr Halsey lorsqu'ils avaient quitté le CSNU.

            -  Est-ce que tu as une solution à notre problème, Athéna ?

            -  D'après les données topographique que j'ai put établir à partir des senseurs de vos armures, le sol situé à trente-cinq mètres vingt-neuf à quatorze heure du spartan 114 est fait en verre. En dessous se trouve une autre salle haute de seulement trois mètres. Si vous arrivez à faire exploser la vitre au sol, vous pourrez sans difficulté sauter à l'étage inférieur et quitter cette zone.

            -  Merci, Athéna. On s'en charge.

       Jack s'était déjà tourner vers les plus proches marines et troupes de chocs afin de rassembler suffisamment d'explosifs pour ouvrir leur sortie. Le sol vitré n'était pas très loin, géographiquement parlant, mais avec toutes les troupes ennemies présentes dans la zone, chaque mètre pouvait aussi bien être un kilomètre. Il allait leur falloir une couverture d'enfer pour atteindre le point d'évacuation.

            -  J'ai besoin d'une équipe de sniper ici ! beugla Jack dans la radio. Couvrez-moi du mieux possible pendant que je me rapproche de cette zone ! Rei, tu te charge de les commander et tu me préviens des éventuels mouvements ennemis.

            -   Pas de problème. Je vais t'ouvrir un chemin, mais tâche de ne pas trébucher en route, d'accord ?  

      Jack ne répondit rien car ce n'était pas nécessaire. Mais au moment où il allait s'avancer, John le saisit par le bras et lui dit :

            -  Tu comptes quand même pas y aller seul ?

            -  Si tu tiens tant que ça à venir, te gênes pas, ça me déviera quelques tirs.

      Ils s'élancèrent alors tous deux vers leur objectifs tandis que derrière eux, Rei et cinq autres soldats équipés de fusils de précision abattait toute cible qui se présentait à eux ou que se trouvait sur le passage des spartans. Progressant à pas rapides entre les colonnes, ils se retrouvèrent vite sous le feu de nombreux ennemis. Les brutes semblaient avoir compris ce qu'ils comptaient faire, et commençaient à rassembler leurs troupes vers cette zone. John saisit alors une grenade fumigène qui pendait à sa ceinture et la dégoupilla avant de la faire rouler devant lui. L'écran de fumée recouvrait un très large angle de tir, mais pas encore suffisant pour leur éviter d'être pris pour cibles. Heureusement, leurs compagnons tinrent les brutes occupées le temps qu'ils se rapprochent du sol vitré.

       Celui-ci était situé au centre de cette immense salle et faisait environ cinquante mètres carrés. Il était impossible de ne pas le remarquer, ni de le manquer lorsque Jack y jeta une sacoche remplie de charges explosives C-9. Quelques instants plus tard, un soleil miniature apparut au milieu des colonnes dans un grand fracas de verre brisé et une ouverture béante apparut.

            -  Tout le monde ! fit John. Regroupez-vous sur ma position !

       Immédiatement, les membres du groupe d'assaut quittèrent leurs positions pour se diriger vers la sortie improvisée. Appuyés par une vingtaine de troupes de chocs, les trois spartans couvrirent la retraite des autres soldats qui s'accrochèrent au bord du trou ainsi créé avant de se laisser tomber en contrebas. Certains d'entre eux plantèrent des cordes à grappins magnétiques afin de descendre en rappel, et d'autres les suivirent ensuite. Il ne fallut en tout qu'une trentaine de secondes pour faire évacuer l'ensemble du groupe. Les spartans furent les derniers à descendre, sautant simplement depuis le rebord pour atterrir trois mètres plus bas comme si de rien n'était.

       Seulement, il ne fallait pas se leurrer : les brutes n'allaient pas tarder à les suivre par le même chemin. C'est pourquoi John ordonna à ses hommes d'installer toutes les mines antipersonnelle ANTLION dont ils disposaient afin de ralentir l'ennemi.

        Alors qu'ils reprenaient leur route à travers le vaisseau forerunner, ils entendirent une série d'explosions retentir derrière eux...

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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 14:58

CHAPITRE QUATORZE : POUR LE GRAND VOYAGE



2009 unités de temps du 87ème jour de la neuvième ère de la Reconquête, Marche du Silence/ croiseur de combat inquisitorial Warrior of Faith.


     Alors qu'il traversait d'un pas rapide les coursives sombres menant au pont de commandement du Warrior of Faith, le commandeur Urda rageait intérieurement. Même entouré de sa puissante garde d'élite personnelle aux armures argentées étincelantes et investi du pouvoir qui était le sien, il se sentait étrangement impuissant en ce moment précis. Je le savais ! se disait-il. Je le savais que l'Inquisition avait des agents dormants et des balises de localisation sur chaque vaisseau de l'Alliance. Je pensais juste qu'ils mettraient plus de temps à se rendre compte de ce que j'accomplissais. Ils devaient me surveiller depuis le début, accrochés à mes basques comme une meute de charognards attendant que je fasse un faux-pas, que je leur fasse faux-bond. Quelle bande d'ignorants ! Je hais ces chiens stupides ! 

     Mais le temps n'était pas à la colère. Pour le moment, il lui fallait faire profil bas. Et c'est donc avec une certaine humilité qu'il pénétra avec son escorte sur le pont principal, où se trouvait une seule personne assis sur le siège de commandement.

     Le légat Dalkos Irnomee était un sangheili impressionnant. Dès sa sortie de l'académie militaire de Grande Bonté, où il avait reçu la médaille des espoirs de l'Alliance, il avait été immédiatement recruté par l'Inquisition des prophètes. Cette institution, constituée d'à peine une douzaine des meilleurs éléments sangheilis, était totalement indépendante de la chaîne de commandement standard et ne recevait ses ordres que des trois grands prophètes en personne. Bien qu'il soit un tacticien assez doué, c'était grâce à ses capacités à décrypter les individus qu'il avait été remarqué par les hiérarques, ces derniers ayant aussitôt vu en lui un investigateur né. Son armure violacée aux insignes dorées était le symbole de son pouvoir si particulier, qui lui permettait d'enquêter n'importe où sur le territoire de l'Alliance, de réquisitionner n'importe quelles ressources militaires, et de destituer même les plus illustres commandants d'armée.

      C'est pour toutes ces raisons que, pour Urda, Dalkos était un gêneur, comme tous les onze autres légats de l'Inquisition. Sa venue ici risque grandement de compromettre mes plans, pensait-il. S'il venait à découvrir mon véritable objectif, tout serait définitivement perdu, et mon peuple resterait à jamais l'instrument des hiérarques. Inutile d'espérer faire de lui un allier : son esprit est totalement soumis à la volonté des prophètes. Des individus comme Dalkos et ses stupides membres de l'Inquisition ne peuvent pas comprendre la grandeurs d'actes tels que les miens. Je dois le tenir dans l'ombre. Et si jamais il me perce à jour, alors son sacrifice posera les bases du règne absolu des sangheilis sur toutes les races de la galaxie. 

            -   Commandeur ! fit Dalkos d'une voix grave. Vous savez sans doute pourquoi je vous ai fait venir à bord de mon vaisseau, n'est-ce pas ?

            -   Ce serai insulter votre intelligence que de vous dire non, répondit Urda afin de l'amadouer. Bien sûr que je sais : vous vous demandez comment j'ai fait pour découvrir l'un des anneaux sacrés, et pourquoi je n'en ai pas fait part aux hiérarques alors que j'étais en mission pour récupérer les Régulateurs.

            -   C'est exacte. Maintenant que vous connaissez la question, pouvez-vous me donner la réponse ?

      Il y avait quelque chose de terrifiant dans la façon de parler du légat. Le calme froid avec lequel il prononçait ces mots mettait à mal les nerfs de Urda qui faisait de son mieux pour ne pas laisser transparaître son malaise intérieur. Retenant la salive dans sa bouche, il répondit :

            -   J'ai trouvé les Régulateurs : ils sont aux mains des humains qui les ont utilisés pour trouver les coordonnées de Halo. Nous sommes parvenu à abattre leur vaisseau, mais plusieurs d'entre eux sont parvenu à se dissimuler quelque part à la surface de cette installation. En ce moment même, mes forces sont en train de les traquer.

     Dalkos fixa le commandeur dans les yeux durant un long moment, comme s'il y cherchait la vérité derrière les mots du sangheili. Il était très doué lorsqu'il s'agissait d'interroger ses semblables, mais Urda s'était préparé à cet instant. Car après tout, il était lui aussi l'un des éléments les plus brillants de l'Alliance. C'est pourquoi Dalkos resta indécis sur son jugement, et se contenta de répondre :

            -  Et depuis combien de temps avez-vous perdu leur trace ?

            -  Environ une demi-heure. Les retrouver ne nous prendra pas longtemps.

            -  Très bien, alors je pense que je peux vous laisser continuer d'agir à votre guise. Mes troupes et moi-même resterons en arrière en tant qu'observateurs, mais je tiens à être présent lors de l'assaut contre les humains afin de vérifier vos dires.

            -  Je n'ai aucune raison d'aller à l'encontre de la sainte Inquisition, mentit Urda en s'inclinant. Mes troupes récupèrerons les Régulateur d'ici peu, et nous pourrons alors activer Halo et entamer le Grand Voyage.  

            -  Votre tâche se limite uniquement à la récupération des Régulateur, commandant ! s'indigna Dalkos. Seul les prophètes ont le pouvoir d'utiliser Halo !

            -   Mais... votre honneur, le temps presse. Il faudrait plusieurs jours à Grande Bonté pour nous rejoindre. Je pense qu'il serait plus simple de...

            -   Les hiérarques n'ont pas besoin de cet anneau. Il y a un peu moins d'une heure, le prophète du Regret en a découvert un autre. Son activation se fera dès que vous aurez ramené les Régulateurs à Grande Bonté, une tâche que je remplirai moi-même si vous échouez à nouveau. Est-ce assez clair ?

       Urda ne trouva pas la force de répondre. S'il prononçait encore un seul mot, Dalkos se rendrait compte qu'il n'avait absolument pas l'intention de se plier à la volonté des prophètes. Peut-être serait-il plus simple de l'éliminer immédiatement ? pensa-t-il. S'il reste dans mes pattes, tout risquerait d'aller de travers. Seulement, je pense que Grande Bonté ne tarderait pas à se rendre compte qu'il lui est arrivé quelque chose, et enverrait aussitôt une flotte d'investigation beaucoup plus conséquente. Je dois trouver le bon moment pour le faire quitter l'échiquier. Et ce moment viendra très bientôt...

      Urda se contenta alors de s'incliner. Le légat l'autorisa alors à quitter le pont d'un signe de la main, et dans un silence, le commandeur et sa suite retournèrent à leur vaisseau. Alors que la porte principale se refermait derrière eux, Urda reçu un message de son commandant en second :

      Les humains avaient été découverts.


 



2027 heures, 18 septembre 2552 (calendrier militaire) / base secrète humain de l'installation 03.

      Lorsque les Pélicans furent de retour à la base après de nombreux détours pour leurrer les patrouilles ennemies, Joshua et Linda étaient déjà là pour accueillir leurs confrères. Bien que les combats menés à l'intérieur de la bibliothèque les aient quelque peu affaiblis, les membres de l'équipe de récupération de l'Index semblait toujours aussi prompte à se battre de nouveau. Après tout, ils étaient des spartans.

       Autour d'eux, les autres SIS finissaient d'installer les divers systèmes qu'ils avaient pu sauvé de l'Aegis Fate : un couple de tourelles auto-mitrailleuses, une station radio que Daneira utilisait pour espionner les transmissions covenantes et un grand nombre de lampes torches pour éclairer la zone, le tout alimenté par plusieurs groupes électrogènes. Ces appareils semblaient assez primitifs à côtés des gigantesques moniteurs et autres dispositifs inconnus qui meublaient cette gigantesque caverne de glace, mais ils étaient beaucoup plus utiles aux humains dans la situation présente.

            -  A ce que je vois, commença Joshua, ça s'est plutôt bien passé, non ?

            -  Nous avons ce que nous voulions, répondit simplement Kelly en montrant l'Index. Sans cet objet, les covenants ne pourront jamais utiliser l'arme de Halo contre nous.

            -   Maintenant nous devons trouver un moyen de repartir d'ici, fit Fred. L'ennemi finira forcément par nous retrouver à un moment, et alors il nous balancera toute la sauce sans nous laisser la moindre chance.

            -   On ne peut pas simplement... détruire ce truc ? demanda Joshua. Ca simplifierait pas mal les choses.

            -    Inconscient !!!

      Bien qu'il fut encore à l'intérieur d'un Pélican lorsqu'il lâcha ce mot, la voix artificielle de Shameful Anomaly résonna à travers toute la vaste grotte. Ce qui eut pour effet de faire sursauter plusieurs spartans qui bondirent sur leurs armes, Linda et Joshua inclus. En quelques secondes, le moniteurs fut la cible d'une bonne vingtaine de canons et sans l'intervention bienvenu de Daneira, les auto-mitrailleuses de calibre 50 auraient déjà fait feu sur lui.

            -  On se calme ! ordonna Fred de sa voix forte. Ce n'est pas un ennemi ! Il s'agit du moniteur de Halo, une IA faite pour gérer cet endroit.

            - Comment pouvez-vous seulement penser à l'éventualité de détruire l'Index ! s'exclama Anomaly sans attendre que la tension redescende. Pouvez-vous imaginer le temps qui serait nécessaire à la conception d'un autre ?

      Joshua était sur le point de répliquer, mais Fred lui fit discrètement signe de se taire.

            -   Excusez-nous pour avoir pensé une chose pareil, dit Kelly en essayant de paraître le plus sincère possible. Nous ignorons beaucoup de votre technologie, ce qui nous amène à faire des erreurs.

            -  Vos excuses sont acceptées, Dépositaire.

            -  Pouvez-vous maintenant nous dire s'il existe un moyen de nous faire quitter cette installation et rejoindre l'un de nos mondes ?

            - Je suis désolé, mais cette installation ne dispose d'aucun moyen de transport d'aucune sorte. Mes créateurs n'ont rien laissé qui puisse vous aider lorsqu'ils sont partis.

        Le silence s'installa subitement. Les spartans avaient l'habitude de ne jamais abandonner, même dans les moments les plus sombres et les combats les plus désespérés. Mais en cet instant précis, ils se sentaient terriblement impuissants. Halo était envahi par les covenants, une énorme flotte ennemie se trouvait en orbite, et ils étaient coincés là sans aucun soutient et pas le moindre appareil correctement équipé pour une transition dans le sous-espace.

            -  Il ne nous reste qu'une seule possibilité, déclara Kelly.

            -  Attend une minute, fit immédiatement Joshua. Je sais à quoi tu penses et je te le dis tout de suite : oublie ! Aucune chance qu'on s'en sorte comme ça.

            -  Les seuls vaisseaux capables de nous faire retourner dans l'espace contrôlé du CSNU sont tous covenants, appuya la spartan. Si nous n'en volons pas un, alors cela veut dire que nous devrons nous planquer ici jusqu'à tomber à court de vivres ou de munitions.

            -  Je suis d'accord avec elle, ajouta Linda. On n'a pas d'autres solutions.

       Soudain, l'image holographique de Daneira se matérialisa sur l'un des projecteurs miniatures installés dans un coin de la grotte. Son visage exprimait une certaine gêne doublée d'une grande inquiétude :

            -  J'ai peur d'avoir de mauvaises nouvelles : nous avons été repérés. Des transporteurs sont envoyés en masse vers notre position.

        Les spartans restèrent silencieux, mais chacun d'entre eux rageait intérieurement. Ils avaient été formés pour toujours attaquer les premier, déstabiliser l'adversaire et décapiter ses atouts majeurs, pas pour se défendre. Le désastre de Reach avait été un exemple suffisant, qu'ils n'avaient aucunement l'intention de revivre.

            -  Daneira ! fit Kelly en s'approchant de l'IA. Nous reste-t-il encore le temps d'évacuer la zone ?

            -  Négatif. L'ennemi converge vers nous de tous les côtés avec suffisamment d'appareils pour détruire nos Pélican en vol.

            -    Bien, alors je pense qu'il est temps pour nous de défendre chèrement notre peau. Spartans ! Préparez-vous pour une tempête de plasma imminente ! S'ils veulent vraiment cet Index, ils vont devoir en payer le prix...

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 22:37

CHAPITRE SIX : LE QUATRIEME CHEVALIER



      Il n'avait fallu qu'une dizaine de minutes pour que la flotte séparatiste des sangheilis vitrifie plus de quarante kilomètres carrés de terrains autour du site de crash du War Lord. De cette manière, le risque d'une propagation du Parasite avait été réduit à néant, bien que les officiers humains n'aient gèrent apprécié cet acte à sa juste valeur.

      Afin de faciliter la coordination de leurs forces et aussi pour protéger leurs personnes, les membres de l'amirauté du CSNU avaient été invités à prendre place dans la grande salle de réunion stratégique du Shadow of Intent. D'autant que la situation était extrêmement grave.

      Assis sur son siège de commandement, Irul cherchait à comprendre quel était le but des prophètes et comment ils comptaient l'atteindre. L'artéfact qu'ils avaient révélé sur cette planète était certes d'une taille gigantesque comparé aux oeuvres des humains ou de l'Alliance, mais ce n'était rien face aux mondes-anneaux des forerunners. Cela ne pouvait être l'Arche, cette pièce maîtresse qui contrôlerait les sept Halos de la galaxie. Il s'agissait sans doute d'autre chose. Peut-être une balise, un cartographe, une porte... tout était possible lorsqu'il était question des forerunners. Mais quelle que soit la nature de cette chose, le prophète de la Vérité en possédait la clé. Et cette clé, c'était son vaisseau.

      Alors que le commandant suprême réfléchissait ainsi, les spartans regardaient pour la cinquième fois le message laissé par Cortana dans l'objet qu'avaient récupéré Miranda et Johnson. C'était la seule chose que l'IA humaine avait réussi à télécharger dans cette banque de donnée, et à en juger par ce qu'elle disait, la fin était proche pour chacun d'entre eux : apparemment, le Parasite avait réussi à prendre le contrôle d'assez de vaisseaux pour briser le blocus sangheili, et se dirigeait désormais vers la Terre avec cet armada corrompu. De plus, la cité sainte de Grande Bonté se trouvait à la tête de cette flotte. Il était clair que rien ne pouvait plus sauver ce monde, à moins qu'un miracle n'arrive, et très rapidement.

-  Commandeur ! déclara l'amiral Hood. Mes troupes sont prêtes à lancer l'attaque dès que vous serez prêts.

            -  Vous êtes sûr de vouloir former le premier fer de lance ? demanda le jeune sangheili.

            -  Absolument ! Ceci est notre monde d'origine, le joyaux de notre civilisation, et nous le défendrons à n'importe quel prix !

      Irul eut du mal à ne pas montrer son incertitude quand à la réussite de ce plan. Il savait combien la fierté et l'orgueil pouvaient conduire les officiers à mener des actions suicidaires sans même s'en rendre compte. Selon lui, la stratégie choisie pour attaquer le prophète était bonne, mais aurait de plus fortes chances de réussite si elle était menée par les forces sangheilis au lieu des humains. Ces soldats étaient peut-être bien déterminés et parfois surprenants, mais ils étaient faibles, mal équipés. Ils ne feraient pas le poids face aux troupes d'élite jiralhanaes auxquelles ils devraient faire face.

       A vrai dire, les seuls humains capables de se mesurer au prophète se comptaient sur les doigts d'une seule main de sangheili. Leur participation dans ce conflit était d'une importance capitale. Aussi Irul demanda au commandant humain :

            -  Et qu'en pensent les spartans ?

      Lord Hood se tourna vers les trois guerriers géants. Ils préparaient leurs équipements tout en discutant sur les fréquences codées de leurs armures sans qu'on puisse les entendre. Ont aurait put croire qu'ils communiquaient par télépathie. Jamais Irul n'avait connu d'êtres qu'ils pourrait considérer comme l'égal des sangheilis, et il n'aurait jamais cru non plus qu'il aurait à les envoyer à la mort...

            -  Je pense qu'ils sont prêts à aller aussi loin qu'il le faudra pour sauver l'Humanité, répondit l'amiral. Ils savent parfaitement ce que l'on attend d'eux.

       Comme s'ils savaient que l'on parlait d'eux, les spartans tournèrent leurs regards vers les deux généraux et s'approchèrent à pas lourds. Leur marche silencieuse était d'autant plus impressionnante qu'elle créait une vague de vibrations aussi fortes qu'un bouclier de Lekgolo qui dévalerait un escalier. Lorsqu'ils arrivèrent devant Irul, ils s'immobilisèrent en croisant les bras, comme pour montrer qu'ils attendaient leurs ordres.

            -  Spartans ! déclara Lord Hood. Nous agirons suivant le plan que nous avons établi. Est-ce que vous êtes prêts ?

            -  Monsieur, oui monsieur !

       Seul John avait répondu à la demande de l'amiral, tout comme il fut le seul des trois à se mettre au garde-à-vous. Cela ne manqua pas de provoquer une certaine indignation parmi le corps des officiers humains présents. Plusieurs d'entre eux se levèrent de leurs sièges anti-gravitiques mais aucun n'osa prononcer le moindre mot, de peur de voir ces spartans se retourner contre eux. Après tout, Jack et Rei s'étaient fait une sacrée réputation au sein de la chaîne de commandement du CSNU depuis leur indépendance en 2543, où ils étaient devenus des soldats autonomes ne recevant d'ordres de personnes. A cause de l'aura de légende qui entourait ces guerriers et des terribles dégâts qu'ils causaient chez l'ennemi, cette soit-disante désertion avait été tolérée par l'amirauté. Mais aujourd'hui, cela pouvait devenir un problème. Ces deux-là avaient toujours été des soldats à problèmes...

            -  Qu'une chose soit bien claire, déclara Jack en s'efforçant d'employer un ton diplomate. Nous ne recevons d'ordres de personne, pas même de John. Lorsque le moment sera venu, nous déciderons du rôle que nous jouerons dans cette bataille, et nous le remplirons quel qu'il soit.

        L'amiral Hood était sur le point de s'emporter, mais quelque chose retint les mots dans sa bouche. Peut-être était-ce sa peur de subir la colère des spartans, peut-être son impression que ses paroles n'auraient absolument aucun effet, ou peut-être le geste presque imperceptible que John esquissa pour lui faire signe de garder son calme. En tout cas, le Lord se rassit durement sur son siège sans quitter des yeux les deux insubordonnés. Immédiatement, ces spartans devinrent assez sympathiques aux yeux d'Irul et d'Elda, qui comprenaient parfaitement de tels sentiments. Mais ils étaient probablement les seuls à partager cette impression...

        Afin d'éviter de faire encore monter la tension, Jack et Rei quittèrent la salle de réunion stratégique, non sans saluer leur major John d'un simple hochement de tête. Lorsque la porte se referma derrière eux, plusieurs soupirs de soulagement furent relâchés, tandis qu'Irul exprima ce que l'on pourrait considérer comme l'équivalent sangheili d'un sourire.

 

 



        Le soleil était en train de disparaître à l'horizon lorsque l'ordre d'attaque fut donné. Tous les vaisseaux disponibles de l'alliance humano-sangheili constituèrent un unique groupe d'assaut qui fila à tout allure vers les forces du prophète. Les élégants croiseurs extraterrestres formaient une sorte de bouclier protecteur autour des robustes bâtiments de guerres des humains. Ces derniers traversèrent le mur de défense de la flotte jiralhanae en dérivant toute leur puissance vers leurs moteurs, tandis que leurs alliés couvraient leur avance en concentrant l'attention ennemie sur eux. Des centaines de chasseurs et de bombardiers légers quittèrent leurs rampes de lancement pour apporter une véritable tempête de chaos et de destruction. Des escadrilles de Longsword traquaient les chasseurs banshees pour permettre à des groupes de Séraphins sangheilis de lâcher leurs chargements de bombes à plasma sur les points névralgiques des croiseurs jiralhanaes. Des salves de torpilles plasmatiques traçaient une toile de traits de fumée dans l'atmosphère avant de percuter les boucliers de protection des vaisseau ou d'aller se perdre à l'horizon. Quelques instants plus tard, plusieurs explosions retentirent contre les coques des bâtiments en les secouant violemment. Le carnage prenait rapidement une ampleur titanesque.

     Mais Irul ne cherchait pas ce genre de victoire. Tout ceci n'avait pour but que de permettre aux appareils humains d'atteindre le vaisseau forerunner de Vérité pour larguer une nuée d'appareils Pélicans. Les premières navettes étaient lancées en pilotages automatiques suivant des trajectoires pré-calculées et avaient à leur bords suffisamment d'explosifs pour pulvériser la moitié d'une lune. Ils s'écrasèrent sur la coque hyper-dense presque simultanément, et alors que le soleil de la Terre lançait ses derniers rayons, un nouveau apparu l'espace de quelques secondes. Lorsque la lumière disparut, un trou de sept mètres de diamètre était creusé dans le vaisseau forerunner.

     Les autres transporteurs de troupes humains s'engouffrèrent aussitôt par cette ouverture qui débouchait sur une immense salle presque totalement dénudée aux murs parcourus d'énormes conduits. C'est là qu'ils firent débarquer leur cargaison vivante, le groupe d'assaut le plus important de l'histoire de l'humanité, nom de code Groupe de Chasse. Il était constitué des meilleurs soldats du CSNU disponibles pour cette opération : plus de deux cent TCAO et une centaine de marines des troupes spéciales, avec à leur tête trois combattants spartans.

            -  Que les Pélicans retournent à leurs vaisseaux d'attache immédiatement ! ordonna John. A toutes les troupes, ce n'est pas le moment de traîner ! Nous allons progresser le plus vite possible jusqu'au centre de commandement du vaisseau ! Escouades Alpha-1 à Beta-5, vous venez en tête avec moi ! Et je veux toutes les escouades Gamma et Epsilon pour couvrir nos arrières pendant notre avance ! Les autres, placez-vous en soutient selon les positions ennemies !

     Alors que les soldats s'organisaient selon ses ordres, John se tourna vers ses deux compagnons pour leur demander :

            -   Et vous ? Qu'est-ce que vous comptez faire ?

-  On va te suivre, répondit Rei. Si on avance tous les trois en pointe, le groupe avancera suffisamment vite pour empêcher l'ennemi de nous enliser. De plus, je pense que notre IA te sera aussi très utile. Tu peux compter sur nous.

       Mais soudain, quelque chose secoua le vaisseau forerunner. Quelque chose d'énorme.


 


       Depuis le pont de commandement du Shadow of Intent, les généraux humains et sangheilis virent parfaitement le colossal artéfact forerunner revenir à la vie, déployant sur ses extrémités d'immenses plaques métalliques comme autant de pétales gris sombre. Des rayons de lumière blanche parcoururent la surface du dispositif en convergeant vers le centre, où était posé le vaisseau du prophète. Puis, ce dernier projeta un rayon aveuglant vers le ciel, et une formidable onde de choc balaya tout ce qui se trouvait dans les environs.

        La bataille s'arrêta instantanément. De nombreux vaisseaux furent projetés contre les falaises entourant l'artéfacts, leur coque percutant la pierre avec violence mais sans grands dommages. D'autres, comme le Shadow of Intent, furent seulement propulsés dans les airs en dérivant légèrement sous l'impulsion. Les vaisseaux jiralhanaes s'étaient apparemment préparé à cet évènement, car leurs équipages furent capables de reprendre rapidement le contrôle pour revenir vers l'artéfact, au-dessus duquel était apparu une étrange et gigantesque sphère d'un noir inquiétant.

         Sans hésiter, le vaisseau du prophète plongea au sein de cette sphère de ténèbres comme si elle était faite d'eau, suivit de toute la flotte jiralhanae pour disparaître... quelque part.

            -  Par les forerunners, lâcha Irul en voyant cela. Que s'est-t-il passé ?

-  On dirait que Vérité vient d'ouvrir une sorte de portail, fit Miranda Keyes. Il conduit sans doute à l'Arche.

            -  Alors nous devons le suivre et porter le combat de l'autre côté.

            - Attendez ! s'écria Lord Hood. Nous ne pouvons pas abandonner la Terre ! Le Parasite est sur le point de nous attaquer !

            - Que préférez-vous sacrifier, amiral ? Votre planète ou votre peuple ? Si Vérité parvient à activer les anneaux, nous seront tous anéantis. De plus, si seulement le quart de ce qu'a dit votre IA est vrai, votre monde est déjà condamné. Personne n'est jamais parvenu à vaincre le Parasite, pas même les forerunners, et vous pensez avoir la moindre chance de lui résister ?

            -  Je ne laisserai pas la Terre devenir un champ de ruine !

- Quelle que soit votre décision, j'emporte tous mes vaisseaux avec moi. Je ne sacrifierai pas un seul sangheili pour une cause perdue.

       Soudain, la détermination de Lord Hood disparut. Les combats avaient grandement affaibli les forces du CSNU, n'épargnant qu'une poignée de vaisseau sur la vaste flotte qui défendait autrefois la Terre. Il ne faisait aucun doute que lorsque le Parasite arriverait, ils se feraient tous mettre en pièce en un rien de temps.

      C'est alors qu'un bruit strident se fit entendre dans les haut-parleurs. L'instant suivant, un officier sangheili vint à Irul pour lui annoncer :

            -   Commandant suprême ! Une flotte humaine de trente-neuf vaisseaux vient de surgire du sous-espace à trois milliers de kilomètre d'ici. Ils se dirigent vers nous en ce moment.

            -   Etablissez-moi une liaison avec leur vaisseau-amiral !

      Sur l'écran principal, l'image d'un d'un officier humain assit dans un siège de commandement apparut. Il était vêtu de l'uniforme standard des officiers de la Navy et avait le visage extrêmement froid, sa dureté étant encore renforcé par la longue cicatrice qui traversait sa joue gauche.

-  Ici le vice-amiral Daric Halgar, commandant de la flotte de réserve des chantiers navals de Medusa V. Au nom des forces du CSNU, je vous ordonne de quitter cette planète immédiatement ou nous devrons vous détruire jusqu'au dernier.

            -   Vice-amiral Halgar ! fit Lord Hood. Nous sommes heureux que vous soyez arrivé jusqu'à nous. Cependant, notre situation a changé : nous sommes désormais alliés à la race des sangheilis. Inutile de vous montrez agressifs, il n'y a aucun ennemi ici.

            -   Quoi ?! fit une voix railleuse de l'autre côté de la liaison. On ne combat plus ces faces-de-poulpe, désormais ?

       Soudain, l'image d'un spartan apparut sur l'écran principal. Son ancienne armure Mark-V était extrêmement endommagée, mais fit quand même sérieusement grincer le siège de l'officier lorsqu'il s'appuya dessus pour se placer dans le champs de la caméra. Bien que son casque soit cabossé et sa visière quelque peu fissurée, il restait aussi impressionnant que tout autre spartan. Son attitude était cependant bien moins protocolaire que les autres super-soldats du CSNU, même par rapport à Jack et Rei qui n'appartenaient officieusement plus à l'armée, lui donnant l'allure d'un gamin sur-excité en armure. Lord Hood fut le premier à en être indigné :

            -  Qu'est-ce que c'est que ce comportement, soldat ?  Identifiez-vous immédiatement !

            -  Spartan Sam-034, monsieur ! De nouveau en service et prêt à botter quelques culs !
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LA SUITE
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SOMMAIRE
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note de l'auteur : Pour les connaisseurs comme pour les néophytes, il est absolument nécessaire d'avoir lu la fanstorie Le Premier Démon pour comprendre l'arrivée du spartan Sam-034 et de la flotte de Medusa-V. 

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 19:15

CHAPITRE VINGT-ET-UN : RENDEZ-VOUS



      Bien qu'Ouragos soit un monde extrêmement bien protégé et par conséquent très calme, il disposait d'un imposant centre de détention de l'Adeptus Arbites où étaient conduits ceux qui osaient mettre en danger la sécurité de son peuple. Cette installation avait été bâtie au sommet d'une montagne dans la région la plus reculée du pôle Sud, un lieu où le climat glacial constituait la meilleur contrainte à tout plan d'évasion. A moitié enfoncée dans la roche, le centre d'Exilios renfermait à la fois une prison de classe trois et une forteresse des forces de défense planétaires.

      Le Phœnix se posa avec grâce sur l'une des plate-forme d'atterrissage au sommet du centre, et aussitôt plusieurs soldats en arme vinrent s'assurer de notre identité. Ces troupes, comme toutes les forces de la garde impériales postées sur Ouragos, étaient originaires des Légions Argentées d'Eridios dont j'avais fait partie avant ma rencontre avec maître Kantores. En effet, j'avais fait l'école des officiers sur ma planète natale, et avait joint la garde impériale comme sous-lieutenant, un grade que je n'avais porté que quelques mois avant de devenir un acolyte de l'Inquisition.

       C'est pourquoi j'avais accroché à mon uniforme mon ancienne insigne ainsi que le médaillon d'argent qui indiquait mon appartenance à la famille des Silversteins. Lorsque je descendit de la navette, le sergent qui s'avançait à ma rencontre me salua immédiatement :

            -  Monsieur ! Bienvenu au centre de détention Exilios, monsieur ! Sergent-chef Olger à votre service !

            -  Détendez-vous, sergent, lui fis-je calmement avant de lui présenter mon insigne d'inquisiteur. Je suis un membre de l'Inquisition en mission pour l'Ordo Hereticus. Je viens chercher un prisonnier que je vous ai récemment envoyé, nommé Thlénor Volirius.

            -  Oh... bien entendu, seigneur. Suivez-moi !

      Les soldats s'écartèrent aussitôt, et mon équipe pu descendre de l'appareil pour me rejoindre, mais Franck préféra rester à l'intérieur et garder l'œil sur son Phœnix adoré. Yarn avait récupéré sa paire de pistolets et mon maître avait revêtu son armure énergétique mais ne portait aucune arme, probablement pour me montrer qu'il se fiait totalement à moi. Alors que nous pénétrâmes à l'intérieur de la prison, le sergent devenait de plus en plus serviable, bien plus que si je lui avait d'abord présenté ma rosette inquisitoriale. Nous franchîmes ainsi rapidement les nombreux systèmes de sécurités de l'installation jusqu'à atteindre le secteur des détentions de haute sécurité anti-psy, où se trouvait mon prisonnier.

      Thlénor Volirius avait toujours son air froid mais confiant, comme si son visage meurtri n'était pas capable d'exprimer autre chose. Même simplement vêtu des légers habits de détenu, et bien que son corps soit extrêmement frêle, il était impressionnant. Les tests psy pratiqués sur lui l'avaient classé comme un psyker de niveau Beta inférieur, particulièrement spécialisé dans la télépathie et la perception mentale. Cependant, pas une seule fois il n'avait employé ses capacités psychiques depuis son arrestation. Il n'avait d'ailleurs pas fait grand-chose, et le nombre de mots qu'il avait prononcés depuis se comptaient sur les doigts de la main.

      De toute façon, il était inutile de chercher à discuter avec lui dans un tel endroit. Il n'y avait qu'un seul lieu où Voliriul accepterait de me parler des illuminatis, le seul endroit qu'il savait être sûr, et c'était le Spear of Illumination. Seulement il y avait un autre problème de taille qu'il me faudrait contourner : cet homme était un psyker. Au-delà de ses puissantes capacités qui ne présentaient strictement aucune menace pour moi, je doutai qu'il puisse supporter de ressentir ma présence dans la même pièce que lui. Et j'avais cruellement besoin de savoir.

            -   Faites-le sortir, ordonnai-je.

      Immédiatement, le sergent Olger interpella l'agent de l'Arbites qui se trouvait là et lui demanda d'ouvrir la cellule. Quelques instants plus tard, Volirius était remis entre mes mains. Je me retournai alors vers les soldats et annonçai :

            -   Je vais l'emmener sur mon vaisseau afin de traiter son cas. J'aimerai que son incarcération soit supprimée des archives et que vous oubliez qu'il a été votre détenu. Merci de votre collaboration.

        Sans attendre la réponse du sous-officier, je donnai à mon équipe le signe du départ et nous repartîmes vers la navette. Je restai loin en retrait derrière Volirius afin que ma sphère de négation ne le perturbe pas, et lorsque nous montâmes à bord du Phœnix, il prit la cabine la plus à l'arrière et entra dans une sorte de transe d'isolement. Afin de m'éloigner le plus possible de lui, je m'installai dans le cockpit, mais Franck ne s'y trouvai pas. 

            -    Quelqu'un à vu Franck ? demandai-je d'une voix forte.

            -  Je suis là, patron ! me répondit le pilote. Dans la cabine de Claire ! Elle est réveillée !

       Immédiatement, je sorti du poste de pilotage et rejoins Franck et Claire d'un pas rapide. La sœur de bataille était assise sur le bord de sa couchette, immobile, tenant sa tête entre ses mains. Seulement, ses bras tremblaient continuellement, et son corps était d'une raideur anormale. On aurait dit qu'elle était terrorisée. Elle ne réagit pas à ma présence, ce qui me rassura car cela signifiait que ses capacités psychiques ne s'étaient toujours pas éveillées. Seulement, qu'elle soit ou non devenu une psyker, j'avais de nombreuses choses à lui demander. Me tournant vers Franck, je lui demandai dans un chuchotement :

            -   Est-ce qu'elle a parlé ?

            -   Non, elle n'a pas prononcé un seul mot. Par contre, je l'ai entendu hurler avant de la trouvé comme ça, et depuis elle n'a pas fait le moindre geste. Je ne pense même pas qu'elle soit consciente de notre présence.

            -   Elle est en état de choc. Laissons-là reprendre ses esprits tranquillement. Tant que ses pouvoirs n'ont pas fait surface, il n'y a aucune raison de s'inquiéter. Pendant ce temps, ramène-nous au Spear.

            -    Bien, patron.




        Installée dans l'une des nombreuses cabines du vaisseau de mon maître, Claire Ophelias n'était plus que l'ombre d'elle-même, un esprit marqué par une expérience qu'elle avait cherché à oublier par tous les moyens. Et la seule manière qu'elle avait trouvé était d'entrer dans un état semi-végétatif, où sa conscience se limitait au maintient des systèmes vitaux de son corps. On pouvait comparer cela à une sorte de coma éveillé. C'était cependant bien suffisant pour que Thlenor Volirius use de ses pouvoirs psychiques pour sonder l'esprit de la jeune femme.

        En tant qu'Intouchable, il était préférable pour moi d'être le plus loin possible de cette cabine durant le temps de l'examen mental. Je m'étais donc réfugié dans l'une des salles de maintenance dans la section des moteurs du vaisseau, un endroit étouffant la chaleur et les vapeur d'huile. L'attente me parut durer une éternité alors que je repassait devant le tableau noir de mon esprit tous les évènements depuis le début de mon enquête. Cette première enquête qui avait pris des proportions que je n'aurais jamais imaginé. Tant de choses me restaient inconnues, et la plupart d'entre elles étaient pourtant de première importance : quel était le rôle des artefacts chaotiques récupérés par Meldios ? Quels étaient les contacts grâce auxquels ils comptait les introduire dans les structures cibles dont Xan leur avait donné les plans ? Et quelle était la véritable nature de ces objets ? Je devais le découvrir avant qu'il ne soit trop tard...

       Soudain, Thlénor Volirius pénétra dans la salle et se dirigea droit vers moi. Il était à nouveau vêtu de sa riche tenue de maître de guilde au parures dorés et argentées, qui faisait honneur à sa noblesse d'esprit. Voyant l'étonnement sur mon visage, il me dit tout de suite de sa voix grave :

            -  Ne vous inquiétez pas, Asphar. Bien que nous soyons loin d'être compatibles, je possède assez de force mentale pour supporter votre proximité durant un certain temps.

            -   Combien de temps exactement ?

            -   Ca n'a pas d'importance. Je viens d'examiner l'esprit de votre acolyte, et je crains d'avoir de mauvaises nouvelles pour vous.

            -   Je m'y étais attendu. Allez-y.

       L'homme s'adossa contre l'un des murs crasseux de la salle et porta son regard sur les consoles qui géraient l'alimentation de cette partie du vaisseau, d'un regard qui portait cependant bien plus loin que ces simples consoles. Son visage imperturbable ne me permettait pas d'anticiper sur ces paroles, et ma surprise fut grande lorsqu'il m'annonça finalement :

            -  Son esprit a été contrôlé pendant quelques instant par un psyker xenos, une grande prophétesse eldar pour être plus précis.

            -  Par l'Empereur...

            -  Je pensais bien que vous réagiriez ainsi, fit Thlénor. Cependant vous devez savoir que les illuminatis doivent beaucoup à la race des eldars. Sans leur aide, nous n'aurions jamais eut la moindre chance d'accomplir notre grande oeuvre.

        J'étais sur le point de m'emporter lorsque, sans même tourner son regard vers moi, Volirius me fit signe de rester calme.

            -  Je sais, dit-il. L'Inquisition n'est pas supposée traiter avec les xenos. De leur côté aussi, d'ailleurs, les eldars ne sont pas supposés traiter avec n'importe quel humain. Mais les illuminatis sont une exception.

            -   Pourquoi ?

            -  Parce que nous combattons le chaos, la Grande Ennemie comme ils l'appellent. Nous sommes les meilleurs alliés qu'ils possèdent dans cette guerre éternelle contre les Dieux Sombres, et c'est pourquoi ils nous accordent certains privilèges dont aucun homme ne peut imaginer l'importance.

            -  Quel genre de privilèges ?

        En guise de réponse, Thlenor sortit de sous son col un petit objet qui pendait à son coup : une sorte de grosse gemme brillante incroyablement lisse et de couleur rouge. Il se rapprocha de moi et la teinte vira lentement au violet, jusqu'à ce qu'il recule et que la pierre redevienne rouge. Je compris alors que cet objet avait un lien avec l'énergie Warp. Cela devait être un genre de relais psychique, ou peut-être un catalyseur...

            -  Voici ce que les psykers eldars nomment une pierre-esprit, expliqua Thlenor. C'est une pierre qui renferme l'âme d'un mort eldar dont l'énergie psychique permet d'amplifier leurs pouvoirs. Et je peux l'utiliser de la même manière. Mais ce n'est qu'un échantillon de ce que cette race peu nous offrir.

            -  Etes-vous sûr qu'il ne s'agisse pas plutôt de cadeaux empoisonnés ? Des boîtes de Pandore qui se retourneront contre nous lorsqu'ils le désireront ?

        Volirius sourit à cette remarque. C'était la première fois que je voyais un sourire franc sur son visage, et cela me perturba profondément.

            -  Savez-vous depuis combien de temps existe l'alliance secrète entre les illuminatis et les eldars, Asphar ? Cela remonte à des millénaires, depuis l'apparition du premier illuminati. Plusieurs fois nos intérêts ont divergés mais, contrairement au reste de l'Humanité, jamais ils ne se sont montrés hostiles à notre égard. Ils nous ont ouvert les portes de la Bibliothèque Interdite, le lieu le mieux dissimulé de la galaxie qui renferme les connaissances les plus précieuses de leur civilisation.

        Une fois de plus, je devais admettre une bien terrible réalité. C'était comme si l'Imperium tout entier était en train de changer autour de moi. Ses bases étaient transformées, ses lois modifiées, des sociétés secrètes se créant même au sein de ses institutions les plus sacrées pour contourner les règles instaurées par les représentants de l'Empereur. J'avais l'impression de découvrir un tout autre univers, ou plutôt une nouvelle dimension de celui que je connaissais déjà. Une dimension enveloppée de mystères et de secrets où ma conscience ne voulait pas aller, de peur d'être corrompue.

            -  Je sais que c'est dur à admettre, fit Volirius, mais vous aurez bientôt l'occasion d'observer cette alliance à l'œuvre : la prophétesse eldar qui s'est introduit dans l'esprit de votre acolyte a laissé un message à l'intérieur de son subconscient. Elle nous donne rendez-vous sur la seconde lune d'Ouragos.

            -   Quand, exactement ?

            -   Il y a une chose que tu dois savoir, Asphar : les eldars savent toujours quant-est-ce que l'on arrive à l'un de leurs rendez-vous. Et ils ne sont jamais en retard.
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SOMMAIRE
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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 23:20

CHAPITRE CINQ : POUR NOS ALLIES



0049 unités de temps du 2ème jour de l'Ere de la Révolte / vaisseau-amiral de la flotte sangheili Shadow of Intent. En orbite au-dessus de Halo 05.


       Depuis le pont de commandement du Shadow of Intent qui commençait à pénétrer dans l'atmosphère de la Terre, Irul observait l'épave du croiseur qui venait de s'écraser au milieu de la savane. Toute tentative de communication avec son équipage n'avait abouti à rien, ce qui inquiétait grandement le commandant suprême. Tous les senseurs étaient dirigés vers ce qui ressemblait désormais plus à un amas de métal à moitié fondu, afin d'essayer de découvrir son identité et son affiliation, mais les dommages qu'il avait subi dépassaient l'entendement. Si violent qu'il avait pu être, le crash seul n'avait pas pu causer autant de dégâts, surtout à certaines structures internes du vaisseau. Cela prit plusieurs minutes pour l'identifier comme étant le War Lord, un croiseur appartenant à la flotte jiralhanae de Grande Bonté, réputé pour être l'un des plus rapide de sa catégorie.

       L'analyse structurelle indiquait que sa coque portait les marques de plusieurs impacts de torpilles plasmatiques, probablement tirées par les vaisseaux sangheilis chargés de contenir le Parasite sur la cité sainte. Mais lorsque le Shadow of Intent finit de traverser la couche nuageuse et put utiliser les appareils d'observation longue distance, l'image qui en résultat pétrifia tous les sangheilis présents sur le pont de commandement. Irul lui-même ressenti une pointe d'effroi lui transpercer les poumons quand il vit les horribles tentacules organiques qui dépassaient des trous percés dans la coque. Ainsi, se dit-il, cette chose est parvenu à percer notre blocus avec ce vaisseau. Nous devons purger cette planète de sa présence au plus vite, où les conséquence seront catastrophiques...

            -  Commandant suprême à tous les vaisseaux ! Enclenchez le protocole de purification au niveau de cette épave immédiatement ! Je veux deux bataillons de troupes d'assaut pour encercler la zone cible afin de s'assurer que le Parasite n'en sorte pas !

            -   Commandant ! annonça l'un des officiers sangheilis. Nous recevons un faible signal en provenance de la cible. Son encodage correspond à celui d'un Intelligence Artificielle humaine.

      Immédiatement, le commandant Miranda Keyes et le sergent Johnson, qui étaient restés là à observer la situation, se précipitèrent vers la console que tenait le sangheili. D'un simple geste, Irul ordonna à ce dernier de laisser sa place aux humains. L'aisance avec laquelle ils manipulaient le matériel de l'Alliance était surprenant, et leur permis de décrypter le message du signal en quelques instants seulement. Aussitôt, leurs visages prirent une expression de surprise et d'enthousiasme :

            -  C'est le code d'identification de Cortana ! annonça Miranda. Elle est revenue !

-  Je suis navré, fit Irul, mais nous ne pouvons pas risquer une expansion de l'infection simplement pour vous permettre de récupérer cette IA. La destruction de cette menace est prioritaire.

            - Mais elle possède des informations cruciales qui peuvent nous aider ! insista Miranda.

            -   Cela m'importe peu ! La seule chose qui m'importe est que ce vaisseau doit être...

            -  Attendez ! intervint Orna Fulsamee en posant la main sur l'épaulière du commandant suprême.

       Depuis sa première rencontre avec le Parasite, Irul avait craint de se retrouver dans une telle situation. Pour lui, il n'y avait rien de plus important que l'éradication de ce fléau qui avait vaincu les tout-puissants forerunners, mais malheureusement, d'autres pouvaient penser différemment. Lentement, il se tourna vers son mentor et attendit qu'il s'explique :

            -  Quelle genre d'information contient votre IA, demanda l'Arbiteur aux humains.

            -  Et bien, répondit Johnson, avant qu'on explose le premier anneau, Cortana a enregistré toutes les données informatiques forerunners de la salle de contrôle. Mais si ça vous intéresse pas...

            -  C'est elle ! s'écria soudain Guilty Spark en s'agitant dans les airs. C'est cette IA qui a volé l'index d'activation de mon installation ! Je dois à tout prix récupérer ces données !

       Irul serra les dents un long moment. La situation vient soudain de prendre une nouvelle dimension. Il ne fait aucun doute que le prophète de la Vérité est sur le point d'activer l'Arche, du moins si la structure forerunner sur laquelle son vaisseau se trouve est effectivement l'Arche. Il a une avance sur nous, au niveau des informations et du positionnement de ses pions. Et si notre réaction doit être puissante et rapide, elle doit également être efficace. Avancer à l'aveuglette ne nous servirait à rien.

      Je pense donc que nous n'avons pas le choix.

            -   Commandant suprême à tous les vaisseaux ! Annulez l'ordre précédent ! Que l'on prépare une force d'intervention rapide pour investir l'épave. Et que l'on prépare ma garde d'honneur.

            -   Si vous y allez, fit Orna, je vous accompagne.

            -   Moi aussi, ajouta Miranda.

            -   Moi aussi, fit Johnson. J'ai besoin de me dérouiller les articulations.

       Irul sourit intérieurement en entendant ces mots. Il savait que le sergent avait déjà affronté le Parasite par le passé, deux fois, et qu'il y avait perdu de nombreux hommes. Peut-être que l'ironie contenue dans ses paroles lui servait à dissimuler sa peur, mais Irul reconnaissait en lui l'âme d'un vrai combattant, quelqu'un qui ne reculait devant aucun danger si grand soit-il. Il aurait fait un excellent meneur s'il avait été un sangheili. Mais ce qui est étrange, c'est que le commandant Keyes semble elle aussi posséder cette détermination combattive, alors qu'elle est un officier. Je pensais que tous les hauts gradés humains restaient constamment à l'arrière-garde ou dans un vaisseau en orbite loin des combats. J'espère juste que sa fougue ne la mettra pas en danger...

-  Parfait, dit-il simplement. Alors allons-y.



       Le War Lord s'était écrasé en bordure d'une large ville nommée Voi, que les humains avaient été forcés d'abandonner aux jiralhanaes. Cette cité était alors devenu un avant-poste pour les troupes du prophète, mais il n'avait pas fallut longtemps au Parasite pour balayer leurs défenses, transformant leurs troupes en monstres de combat. A part en quelques endroits où les dernières poches de résistance étaient encerclées et massacrées, Voi était devenu le domaine du Parasite, un lieu de cauchemar sans nom et sans espoir. Le prophète de la Vérité n'avait fait envoyé aucun renfort, ni le moindre vaisseau pour vitrifier la zone, car le sort de cette planète lui était totalement indifférent.

         Mais ce n'était pas le cas des humains et de leurs nouveaux alliés sangheilis : un cordon de sécurité constitué de deux mille guerriers parmi les meilleurs et épaulés par un grand nombre de véhicules lourds contenait l'infection à l'intérieur de la zone de quarantaine. Pendant ce temps, une demi-douzaine de navettes Phantom traversa la ville jusqu'au site du crash pour une toute autre mission.

       Le croiseur avait d'abord percuté plusieurs bâtiments avant de finir sa course contre un entrepôt du secteur industriel, laissant dans son sillage une traînée de destruction. Les flammes avaient envahi plus de la moitié des structures à cause d'une réserve de carburant qui avait prit feu et d'un réacteur qui avait explosé, tandis que plusieurs substances dangereuses avaient réussi à quitter leurs caissons d'isolement dans la foulée. Cette zone était devenu un enfer. Mais c'était là que Irul et ses compagnons devaient mener leur premier combat sur cette planète.

         Les artilleurs chargés de manipuler les tourelles des navettes prirent pour cible tout ce qui bougeait, brûlant les cadavres ambulants de jiralhanaes et d'humains qui rôdaient là. Puis les troupes d'assaut débarquèrent.

            -  Que les Phantoms restent en position ici ! ordonna Irul. Prenez une altitude de soutient lourd et éliminez tout intrus à portée !

            -    Bien compris, commandant ! Bonne chance dans votre mission !

         Pénétrer à l'intérieur de l'épave ne fut pas difficile, considérant les nombreuses perforations dans sa coque. D'après les capteurs embarqués des armures sangheilis, la source du signal se trouvait au niveau de la baie d'embarquement bâbord, aussi les troupes d'Irul choisirent le point d'accès le plus proche de cette section. Cependant, leurs ennemis les attendaient patiemment à l'intérieur.

          Ils n'eurent pas marché plus de dix mètres dans la première coursive qu'une horde de créatures hideuse surgit de nulle part et se jeta sur eux. En un éclair, Irul et sa garde d'honneur activèrent leurs épées à plasma et engagèrent un corps à corps furieux. Les lames de lumières traversaient la chair putréfiée comme un rien, mais les griffes démesurées des organismes combattants frappaient avec la force des Lekgolos, mettant à mal les boucliers des sangheilis. Irul se retrouva devant trois jiralhanaes possédés qui l'attaquèrent de concert. Il esquiva le premier coup, para le second avec sa lame qui découpa les griffes de son assaillant, mais le troisième parvint à le frapper sur son bras droit. Ignorant la douleur, il empoigna cet inconscient de sa main blessée et le tira vers lui avant de couper son corps en deux dans le sens de la hauteur. Tenant toujours une moitié de ce monstre par les tentacules, il l'utilisa comme un fléau géant pour frapper son dernier adversaire qui fut distrait suffisamment longtemps pour recevoir une lame de plasma au milieu du front.

       Lorsque la créature s'effondra dans une répugnante flasque de liquides corporels et d'organes décomposées, le combat était terminé. Aucune perte n'était à signaler, mais Irul savait que ce n'était encore rien. Le Parasite cherche à nous tester, avant de nous annihiler d'une attaque massive et implacable. Ne perdons pas de temps.

       L'équipe reprit sa route à travers les salles en ruines et les coursives endommagées, pataugeant dans des flaques de liquide de refroidissement s'écoulant des nombreuses rupture dans le système d'entretient du vaisseau. La marque du Parasite était partout, d'énormes masses corporels inqualifiables s'étalant sur les surfaces de métal comme les organe d'une entité gigantesque. Une entité qu'on ne pouvait pas blesser, et qu'on ne pouvait peut-être même pas vaincre.

       Tout se passa relativement bien jusqu'à ce que le groupe atteigne la baie d'embarquement bâbord, qui était devenue une véritable déchetterie remplie de navettes détruites et de caissons renversés, leurs contenu éparpillés sur le sol. Une foret de câbles pendaient au plafond, s'agitant au rythme des décharges électriques qu'ils libéraient de temps à autre pour évacuer le surplus d'énergie des réacteurs. Alors que les sangheilis et les humains traversaient ces décombres, cherchant à localiser la source du signal, ils aperçurent des ombres rôder autour d'eux, observant leurs mouvements comme une meute de prédateurs à l'affût.

            -  Formation de combat, ordonna calmement Irul. Préparez-vous à défendre chèrement votre vie, mes frères.

       Les guerriers de Sangheilos préparèrent aussitôt leurs armes, tendirent leurs muscles et affûtèrent leurs sens en attendant l'assaut. Celui-ci ne fut pas long à venir : de tous côtés, l'ennemi était innombrable. Irul avait peine à croire que le Parasite ait garder autant de corps ici et cependant conquérir la ville à l'extérieur. Mais le temps n'était pas à la réflexion. Les gardes d'honneur et les meilleurs combattants formèrent un cercle autour des autres soldats, afin de leur permettre d'utiliser leurs armes de tirs sans se soucier de leurs ennemis. Cependant, le Parasite était bien plus malin que cela : rapidement, plusieurs organismes bondirent dans les airs, s'élevant de plusieurs mètres avant de retomber au milieu des soldats de l'Alliance Nouvelle pour désorganiser leurs rangs. A partir de ce moment, le carnage empira.

       Irul et Orna étaient probablement les deux seuls guerriers qui ne souffraient pas de la situation. Il n'y avait pas assez d'espace au milieu de tous ces débris pour voir venir l'ennemi. Les autres sangheilis étaient incapables de combattre de façon efficace, et même les gardes d'honneur se sentaient dépassés par cet ennemi féroce et omniprésent. Les deux humains, quant à eux, s'étaient retranchés dans l'épave d'une navette Phantom depuis l'intérieur de laquelle ils tiraient sur tout ennemi qui se montrait. Des frères commencèrent à mourir, devenant les prémices d'une prochaine menace encore plus dangereuse et sournoise.

        Irul faisait de son mieux pour porter assistance à ses compagnons, parcourant la mêlée en abattant chaque ennemi qui osait porter la main sur eux. Ses coups devenaient de plus en plus rageurs au fur et à mesure que le combat avançait et que l'esprit de vengeance l'envahissait. A ses côtés, Orna frappait toujours avec la même vigueur, hurlant des cris de guerre afin de redonner espoir à ses guerriers, massacrant l'horreur du Parasite avec la volonté de faire disparaître à jamais ce fléau de la galaxie. Et lorsque enfin le combat s'arrêta, ce fut pour laisser place à un bien triste spectacle.

        Le sol était jonché de cadavres, et bien que la plupart soient ceux des organismes parasites, beaucoup d'entre eux étaient également des sangheilis. Ce fut avec une peine doublée d'une rage démesurée que les survivants furent obligés de détruire les corps de leurs frères tombés. Pendant ce temps, Miranda et Johnson continuèrent de chercher leur IA. Ils revinrent quelques instants plus tard, avec un objet ovale qu'Irul identifia comme un système de stockage de données de l'Alliance. Ces appareils étaient utilisés pour transmettre d'énorme quantités d'informations sans passer par les réseaux de communication standard, lorsque ces derniers n'étaient pas capables d'envoyer une telle masse de données ou qu'on souhaitait garder ces données confidentielles. L'IA aurait-elle réussi à se télécharger dans cet appareil ?

            -  Vous l'avez trouvez ? dit-il en désignant l'objet.

            -  Oui et non, répondit Miranda.

            -  Bien. Alors je pense que nous n'avons plus rien à faire ici. Partons, et réduisons cet endroit en cendre.

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