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Qui suis-je ?

Hughel 2
 

Nom : Comeau-Montasse

 

Prénom : Thibault

 

Âge: 30 ans

 

Job: préparateur documentaire à la centrale nucléaire du Tricastin (prestataire pour EDF)

 

Localisation: Saint-Paul Trois Châteaux, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice

 

Passions: musique, jeux vidéos, jeux de rôle, lecture et, bien sûr, écriture

 

M'ECRIRE

 

LIEN VERS MON NOUVEAU BLOG

Citation du jour

  « On ne fait rien d’extraordinaire sans hommes extraordinaires,

  et les hommes ne sont extraordinaires que s’ils sont déterminés à l’être. »

 (Charles de Gaulle)

Ma Muse personnelle

 

rei.jpg

2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 12:01

CHAPITRE DIX-NEUF

 

1105 heures, 2  décembre 2613 (Calendrier militaire)/ navette de largage Pélican, région de Armida, colonie de Médusa V. 

 

            Sam vérifia une dernière fois son armement et les équipements de son armure. Il ne pouvait pas se permettre d’être en dessous de ses capacité maximale pour cette mission. Assis à l’arrière du Pélican, entouré uniquement des caisses de munitions et d’armes qu’il avait fait monter, le spartan se préparait au pire.

            Le destroyer covenant détecté par le drone espion avait pénétré l’atmosphère de Médusa V et s’était placé exactement aux antipodes du croiseur attaquant New Boston, dans une région désolée et aride à plusieurs centaines de kilomètres de toute installation humaine. Ses puissants brouilleurs avait empêché l’envoie de messages d’alerte le temps que ses chasseurs spatiaux détruisent les satellites de communication, et maintenant ils se croyaient à l’abris de toute attaque.

            Il aurait été simple d’avertir les forces de défenses planétaires du nouveau débarquement ennemi qui semblait représenter la véritable mission covenante. Mais Sam avait préférer profiter du sentiment de sécurité dans lequel devaient baigner les extraterrestres de ce côté de ce monde. Il avait ordonné au capitaine Welser de ne parler à personne de ce nouveau vaisseau avant la fin de la bataille, afin que son opération reste discrète, et il avait redonner la défense de New Boston au lieutenant Anderson qui semblait tout à fait capable de tenir la ville.

            La furtivité allait être l’atout le plus important pour le spartan, qui avait appris à épouser les ombres et incarner le silence, chose idéal pour progresser sur cette face non éclairé de la planète. C’est pourquoi il avait retiré ses plaques d’armures pour ne garder que sa combinaison de combat noir, afin d’éviter de briller comme un miroir de poche. Cependant, Sam n’avait pas vraiment de plan précis. Vu qu’on possède très peu d’informations, mieux vaut se préparer à tout. De toute façon, je n’ai pas l’intention de ma farcir l’intégralité de l’équipage d’un destroyer. Mais il faut absolument découvrir pourquoi les covenants ont prit autant de précaution pour que nous ignorions leur véritable objectif sur cette planète. 

            Sam choisit un équipement axé sur le combat rapproché, car s’il devait être détecté par les forces covenants, ce serait au beau milieu de leurs positions. Il prit donc un fusil d’assaut MA5B, dont les chargeurs contenant 60 balles de 7mm 62 pouvaient contenir les nombreux grognards qu’il n’allait pas manquer de rencontrer.  Un fusil a pompe lui sembla l’arme idéale pour pénétrer rapidement les boucliers énergétiques des élites et les éliminer rapidement. Dans un étui accroché à sa cuisse, il rangea un pistolet M6D qui pouvait s’avérer utile comme arme de dernier recourt, et il saisit également un couteau de combat pour l’éventualité d’un corps à corps. Sa ceinture pouvait accueillir huit grenades, et il ne se priva pas pour en emporter le maximum.

            Cet équipement lui permettait de faire face à un large éventail de dangers potentiels tout en l’encombrant au minimum, lui laissant l’agilité nécessaire pour se faufiler discrètement à travers les lignes ennemies. Maintenant, il faudrait juste que j’arrive à les atteindre, ces lignes. Dans le désert, ce ne sera pas forcément évident.

            Heureusement, la zone où s’était placé le destroyer covenant était un énorme canyon aux passages plus ou moins étroits et serpentés. Le Pélican fit bien attention à rester sous le plancher de détection radar, et déposa Sam à deux kilomètres à peine de sa cible. La spartan ordonna à l’appareil de rejoindre la base la plus proche et d’attendre ses ordres dans l’éventualité où le brouillage covenant ne serait plus en service. Puis il se mit en route.

            Il mit plusieurs minutes à atteindre son objectif, faisant bien attention de rester silencieux et indétectables par d’éventuels capteurs de mouvements. Contrairement à ce qu’il s’attendait, les troupes covenants ne s’étaient pas étendu autour de leur zone de débarquement. L’ascenseur gravitationnel du destroyer se trouvait au centre d’une large zone découverte en plein milieu du canyon. Bizarrement, il n’y avait que quelques élites qui gardaient l’ascenseur. Mais leurs armures argentées aussi brillantes que la pleine lune laissait présager qu’il s’agissait là de combattants très dangereux. Si je pouvais choisir, je préfèrerai éviter d’avoir des emmerdes avec ces gars là. 

            C’est alors que Sam vit plusieurs autres de ces élites argenté prêt de l’entrée d’une grotte. Ce canyon possédait de nombreuses galeries naturelles, et Sam en avait déjà vu quelques-uns durant son cheminement parmi les roches, mais celle-ci semblait avoir un grand intérêt pour les covenants. Ils doivent certainement chercher quelque chose ici. J’espère juste qu’ils ne vont pas libérer d’autres monstre comme la dernière fois. J’en ai eut assez d’une fois. 

            Sam chercha alors un moyen pour pénétrer dans la grotte. Apparemment, les sentinelles appartenaient à la même escouade, et il serait impossible d’en neutraliser une seule sans se mettre toutes les autres à dos. Il fallait donc éviter l’affrontement, surtout aussi tôt. Le spartan escala donc la paroi du canyon et contourna les élites par le haut. Le ciel nocturne était voilé d’un épais manteau nuageux qui obstruait totalement la lumière des deux lunes de Médusa V, camouflant l’humain dans un royaume d’ombres où il était maître. Sans un bruit, faisant bien attention à assurer ses prises sur la paroi rocheuse, il descendit lentement vers l’entrée de la grotte. Celle-ci commençait par un tunnel de plus de trois mètres de haut, et Sam s’y engouffra en s’agrippant au plafond afin de passer par-dessus les têtes des élites.

            Une fois à l’intérieur et suffisamment éloigné des sentinelles, il se laissa tomber sur le sol en ne faisant pas plus de bruit qu’une feuille morte. Les covenants n’avaient pas prit la peine de placer des torches pour éclairer le tunnel, probablement parce qu’ils ne comptaient pas s’éterniser ici, et Sam profita de ces ténèbres pour avancer sans retenu vers les tréfonds de cette caverne. Cependant, même ses yeux génétiquement modifier pour voir dix fois mieux dans l’obscurité ne pouvaient percevoir quoi que ce soit en l’absence totale de lumière, et il activa donc ses lunettes de vision nocturnes.

            Le tunnel descendait en pente forte vers les profondeurs géologiques de la région sur une longueur presque interminable. Sam se demanda un instant s’il n’avait pas loupé un embranchement avant de remarquer qu’un peu plus loin, les parois du tunnel étaient renforcées par des plaques de métal ornés de symboles étranges. Il observa un long moment cet alphabet extraterrestre, mais ne réussit pas à trouver la moindre ressemblance avec les inscriptions covenantes qu’il avait rencontré jusque là. Serait-ce possible que cela provienne d’une autre civilisation ? Ou serait-ce seulement le langage originel de l’une des races covenantes ? Si c’est cela, il s’agit probablement de celle des élites, vu la garde qu’il assigne à cet endroit.

            C’est alors qu’une explosion retentit dans les profondeurs du tunnel.

note: cette image n'est pas du tout représentative de la situation actuelle de notre pauvre Sam (déjà parce que sur l'image, il a son armure...). Je l'ai mise parce que je la trouve sympa et que certains éléments concordent avec ce qui est raconté (un spartan un tunnel, une explosion), et qu'il fallait bien que je mette quelque chose à la fin de ce chapitre (c'est pas toujours évident d'avoir quelque chose qui coïcide avec les faits). Et puis aussi, c'était une bonne occasion pour vous faire un peu peur...

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1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 17:59

CHAPITRE DIX-HUIT

 

1024 heures, 2  décembre 2613 (Calendrier militaire)/ ville de New Boston, colonie de Médusa V.

 

            Sam observait les marines qui parcouraient le champs de bataille pour ramasser les armes sur les cadavres covenants. Il y avait parmi ces innombrables corps un arsenal incroyable de haute technologie, qui pouvait être d’une très grande utilité aux défenseurs humains dans les prochaines heures. Cependant, Sam était certain que quelque chose n’allait pas. Pourquoi les covenants ont-ils agit comme ça ? Une telle stratégie n’a aucune explication. Ils savent parfaitement que les forces terrestres de toute la planètes sont en route pour les affronter, et même leur haute technologie ne pourra les préserver d’un tel nombre. Pourtant ils ont envoyé une énorme force militaire attaquer cette ville au lieu de défendre leur zone de débarquement. 
            C’est comme s’ils voulaient vraiment conquérir cette planète et qu’il commençaient par cette ville. Seulement, leurs effectifs seraient à peine capables d’occuper la région, sans compter les énormes pertes que nous venons de leurs causer. 
            Peut-être leur arrogance les aveuglait au point de leur faire croire que rien ne pourrait stopper leur armée ? Cette défaite devrait les obliger à reconsidérer la chose, voire à demander des renforts à leur flotte en orbite. Il y a de fortes chances que plusieurs de leurs vaisseaux ne tardent pas à débarquer dans le coin. Cela nous donne cependant suffisamment de temps pour mieux organiser notre défense. 
            Sam convoqua alors le lieutenant Anderson par radio. Lorsque l’officier arriva, il tenait fièrement son fusil de précision. Il avait eut la satisfaction d’éliminer un grand nombre de ces combattants d’élite covenant qu’il craignait tant, et un grand sourire parcourait son visage respirant l’espoir. Il est en bonne condition. Tout comme le reste des marines. Cette bataille est de celles qui marquent les esprits, que ce soit celui des vainqueurs ou des vaincus. Dommage qu’aucun covenant n’ai survécu. Il aurait eut le privilège d’annoncer à ses camarades la branlé qu’ils se sont prit. Espérons que les élites étaient en contact radio avec leurs supérieurs… 

     - Lieutenant, commença Sam. Je vous ai convoqué pour que nous discutions en profondeur de la défense de la ville.

     - Bien, chef. Mais les renforts commencent déjà à arriver et je doute que les covenants se risquent à nous attaquer de nouveau après avoir prit une telle raclée.

            En effet, de nombreuses navettes de largages Pélican provenant des plus proches bases militaires avaient finalement atteint la ville, et débarquaient dans les rues des centaines de marines tous prêts au combat. Certains appareils transportaient également des véhicules sous leurs attaches magnétiques, que ce soit des jeeps ou de nouveaux chars lourds. La ville commençait à devenir une véritable forteresse. Mais cela n’effaçait pas les craintes de Sam.

     -  Nous ne devons pas abaisser notre garde. Les covenants ont fait une erreur tactique, et nous leur avons fait payé cher, certes. Mais maintenant ils seront sur leurs gardes, et n’auront aucune pitié. Tout à l’heure, ils auraient très bien put massacrer notre ligne de défense avec leur artillerie, mais ils ont voulu nous prouver leur supériorité. C’est pour cela que nous avons prit l’avantage. La prochaine fois, ils n’auront aucune pitié. 

     -   Je comprends parfaitement, chef. Je vais demander aux hommes de ne pas se reposer sur leurs lauriers.

     -   Il nous faut établir un nouveau front à la sortie de la ville, afin de priver les covenants de tout couvert lorsqu’ils ré-attaqueront. Que toutes les troupes fassent mouvement vers la périphérie Est de New Boston. Laissez un bataillon complet en faction dans le centre-ville afin d’éviter que l’ennemi effectue un débarquement derrière nos lignes. Nous partons immédiatement.

     -    Bien comprit.

            Le lieutenant fit passer les ordres sans tarder, et l’armée humaine se mit en route avec l’énergie des vainqueurs. Ils étaient impatients de tuer d’autres covenants, et Sam pouvait voir dans leurs yeux ce sentiment de satisfaction issu de la bataille. Mais une trop grande confiance en eux pourrait les perdre. Nous devons nous assurer de garder leurs esprits sereins et attentifs. 

            Durant le déplacement vers la nouvelle ligne de front, Sam contacta le capitaine de l’Intrépide alors qu’il était assis dans le siège passager d’un warthog :

     -   Capitaine Welser ! Ici Spartan-034. J’ai besoin d’informations sur la bataille en orbite.

     -   La situation est assez tendu, chef. Nous avons perdu plus de la moitié de nos bâtiments de guerre, mais non sans détruite trois frégates covenants et endommagé leur croiseur.

     -   Ont-ils tenté de pénétré dans l’atmosphère de la planète ?

     -   Négatif, chef. Ils continuent de concentrer leurs efforts sur nous.

     -   Si jamais ils essayent, stoppez-les à tout prix. Nous avons déjà assez à faire avec un seul croiseur.

     -  Chef, je crois que vous ne saisissez pas bien la situation : nous sommes à plusieurs milliers de kilomètres de Médusa V. Un affrontement prolongé face aux vaisseaux covenants serait du suicide, et nous nous contentons d’effectuer de courts raids afin d’affaiblir progressivement leurs forces.

            Sam resta un moment muet, cherchant dans son esprit à visualiser la stratégie spatiale du capitaine, ainsi que celle des covenants.

     -   Et ils ne tentent pas de vous poursuivre ? demanda le spartan après de longues secondes.

     -   Négatif. Ils restent en position géostationnaire à neuf-cent kilomètres au-dessus de New Boston, et n’ont pas bougé depuis le début de la bataille.

            Sam comprenait de moins en moins ce qui se passait. Ils envoient un unique croiseur débarquer ses troupes à la périphérie d’une ville quelconque de Médusa V, alors qu’il pourrait parfaitement le faire en plein milieu de la ville, et gardent tous leurs autres vaisseaux en orbite simplement pour empêcher notre flotte d’approcher. S’ils faisaient débarquer toutes leurs troupes, ils nous faudrait des mois pour les déloger de la planète, même avec l’ensemble des soldats disponibles sur la planète et à bord de nos vaisseaux. 

            Pourtant, ils ne le font pas. Même après la terrible défaite qu’ils viennent de subir. Cela veut dire qu’ils ne se soucient absolument pas de prendre la ville ou non. Tout ceci… n’est qu’une diversion. 

            Ils doivent avoir un autre objectif, plus important à leurs yeux que la vie de milliers de soldats. Cette attaque de New Boston n’est destiné qu’à rassembler toutes nos forces terrestres au même endroit de la planète… ou plutôt du même côté. Cela expliquerait pourquoi ils cherchent à empêcher notre flotte d’approcher pour éviter qu’elle ne découvre la supercherie. Espérons qu’il n’est pas trop tard pour les arrêter… 

            -  Capitaine ! fit Sam dans la liaison COM. Envoyez immédiatement un drone espion explorer l’autre côté de Médusa V. Je veux un rapport aussi rapidement que possible.

            -   A vos ordres, chef.

            Les minutes qui suivirent cet ordre furent parmi les plus longues de la vie de Sam. Tandis que le warthog qui le transportait tressautait sur les nombreux débris qu’il traversait, l’esprit du spartan tentait d’entrevoir toutes les possibilités de cette terrible manœuvre de diversion. Malgré les efforts persistant de son mental pourtant surhumain, aucune hypothèse logique ne surgissait de son intense réflexion. Lorsque la voix du capitaine Welser se fit de nouveau entendre dans la liaison COM, Sam était sur le point d’exploser d’impatience.

      -   Chef ! Je ne comprends absolument pas. Nous avons un nouveau croiseur covenant dans le système !

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LA SUITE

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SOMMAIRE

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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 01:12

Vu que je n'ai pas encore réussi à continuer Le Premier Démon, j'en profite pour vous présenter un site excellent de la communauté de Halo. Il s'agit de The Halouvre, un site rassemblant tout un groupe de fans ayant de nombreuses compétences dans le domaine de l'image et du screenshot de jeu. Ils y postent toutes leurs créations qui vont du marrant au héroïque, sur Halo 1 et Halo 2, en mode multi ou mode solo, avec ou sans modding. Il y en a plus de 900 dans la base de donné du site, et encore beaucoup d'autres mises en liens sur les différents topics du forum (par contre, c'est un site américain, je vous préviens). C'est d'ailleurs là que j'ai trouvé toutes ces magnifiques images avec lesquelles j'illustres mes publications de Halo.

L'un des artistes de ce site viens de créer une vidéo de présentation du site, afin de le faire découvrir à un plus grand nombre, et je l'ai mis en libre visualisation sur Daily Motion. C'est une succession d'images agréablement animées sur une musique intitulée Hail 117 créée par Mothergoat, un autre fan de Halo. Je vous laisse juger du résultat:

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27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 18:03

Durant cette semaine, je n'ai malheureusement pas eut accès internet jusqu'à aujourd'hui. Cela m'a cependant permis de paufiner le chapitre 17 de ma fanstories Le Premier Démon. Il en est sorti un énorme passage de 4 pages word entière en écriture Time New Roman, taille 12. Et je n'arrive pas à me convaincre de couper se passage en deux, car il s'agit de rien de moins qu'une immense bataille, comme le chapitre 16 le laissait supposer. De ce fait, je me trouve dans l'obligation de vous délivrer, pour votre plus grande joie, cet énorme chapitre.

Cependant, il est tout à fait possible que Overblog, mon hébergeur, n'apprécie pas une telle longueure, et certains d'entre vous pourraient trés bien ne pas réussir à afficher correctement la page (j'ai déjà reçut des rapports de disfonctionnement du blog, mais malheureusement je ne peux pas y faire grand chose). C'est pourquoi j'ai décidé de vous mettre un liens direct vers le texte original en document word en plus de la publication habituelle, afin que vous puissiez le télécharger librement. Voici donc le liens.

Bonne lecture!

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27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 17:57

CHAPITRE DIX-SEPT

 

0948 heures, 2  décembre 2613 (Calendrier militaire)/ ville de New Boston, colonie de Médusa V.

            L’armée covenante avançait droit vers la ligne de front humaine, et Sam observait tranquillement les milliers de combattants ennemis à travers les macro-jumelles de son casque. Les élites étaient placés bien en retrait derrière la multitude de grognards servant de chair à canon, et se trouvaient juste avant les colonnes de chars. Ces véhicules étaient très étranges, car leurs canons étaient très courts et étonnamment gros. Ils étaient également équipés de deux fusils plasma de coque pour pouvoir s’occuper de l’infanterie, et leurs puissants aéroglisseurs les maintenaient constamment à une trentaine de centimètres au-dessus du sol. Leur forme massive laissait présager une grande résistance, ce qui n’était pas pour rassurer le spartan.

 

            Alors que l’ennemi approchait, un plan se dessina lentement dans l’esprit de Sam. L’armée covenante se base sur le principe de la double épée : leur force d’attaque est composée de deux partie bien distincte qui peuvent chacune se charger seule de l’ennemi. Nous avons donc le choix entre nous concentrer sur une partie précise de l’armée avant de s’attaquer au reste, ou répartir nos tirs sur l’ensemble de l’armée.

         Dans ce cas précis, la première épée covenante comporte tous les grognards, qui fonceront sur nous en masse pour nous faire gaspiller des munitions et nous avoir à l’usure grâce à leurs effectifs écrasants. La deuxième épée quant à elle, comporte les élites et les tanks, qui vont déchaîner un enfer de plasma sur nous tout en ayant une excellente garde rapprochée d’infanterie nous empêchant de les approcher. Le tout compose une machine de guerre terrible, mais qui doit bien avoir sa faiblesse.

         Notre seul espoir est soit de rapidement rendre inutile l’une de ces deux épées, soit de les diviser. Peut-être même que nous pouvons faire les deux… 

     -  Lieutenant ! fit le spartan. Voici le plan de bataille : Que vos équipes antichar placent des charges explosives dans les bâtiments des deux côtés de la rue à trois cent mètres de notre ligne, et attendent mon ordre pour les déclencher. Je veux que vos hommes déversent rapidement la moitié de vos réserves de carburant juste devant le front.

    -   Bien comprit, chef !

            Le lieutenant s’empressa de faire suivre les ordres. Malheureusement, l’ennemi n’étaient plus qu’à un kilomètre. Il fallait donc faire vite. Sam pria pour que les covenants ne voient pas ce que manigançait leur adversaire. C’est alors que l’armée ennemie arrêta soudainement sa progression. Qu’est-ce qu’ils font ? Peut-être qu’ils n’ont pas l’intention d’attaquer ? Pourtant leur stratégie n’a pas l’air d’être celle d’une guerre d’usure. Et de plus, je doute qu’ils aient le moindre scrupule à sacrifier tous leurs grognards. 

            Sam zooma alors sur les chars covenants, qui pointaient lentement leurs canons vers le ciel. Oh non ! Ne me dites pas que ce sont des… 

            Mais le spartan ne s’était pas tromper. D’énormes boules de plasma furent tirés par les chars covenants, et celles-ci commencèrent à décrire de longues courbes en direction des défenses humaines.

     -  Et merde ! Ce sont des pièces d’artilleries ! Tout le monde à couvert !

            Immédiatement, ce fut la débandade. Les centaines de marines tenant la position coururent s’abriter dans les ruines alentour. Heureusement, la première salve de l’artillerie ennemie n’était pas calibrée, et les tirs atterrirent plusieurs dizaines de mètres devant la ligne de front. Mais la satisfaction d’échapper au pilonnage s’effaça du visage de Sam lorsqu’il vit les énormes explosions plasmatiques qui pulvérisèrent littéralement les quelques véhicules traînant sur la route. Quelle puissance ! Même une base conventionnelle ne résisterait pas à une seule salve de cette artillerie. 

            Par chance, les explosions étaient trop loin des flaques de carburant pour les enflammer, et le piège était toujours en place. Et contrairement à ce que Sam s’attendait à voir, la seconde salve covenante tomba encore plus loin de la ligne défensive désormais abandonnée, continuant de nettoyer la rue en réduisant les décombres et carcasses de véhicules à l’état de cendre quand cela ne les vaporisait pas sur le champ. Ils jouent sur la psychologie : en même temps qu’ils dégagent le passage pour leur infanterie, ils font étalage de leur puissance de feu et épargnent notre ligne de front pour montrer qu’ils se moquent bien qu’on soit à couvert ou non. 

            Ils s’attendent certainement à nous écraser avec leur seule infanterie sans avoir à nous bombarder. Mais il se pourrait bien qu’ils changent d’avis. Nous devons donc nous occuper de leurs blindés avant de mettre en échec les fantassins. 

            -  Lieutenant ! fit Sam. Ordonnez à vos chars de contourner l’armée ennemie pour prendre leurs chars à revers. Qu’ils attendent mon ordre pour attaquer.

       Puis le spartan se tourna vers les marines qui étaient partis de l’Intrépide avec lui.

            -  Sergent Mallow ! Je veux que vous et vos hommes empruntiez les égouts pour vous placer derrière l’ennemi. Rejoignez notre détachement blindé et apportez-leur tout le soutient possible.

            -  A vos ordres, chef !

       Les marines partirent immédiatement à la recherche d’un accès aux souterrains. Et alors qu’il regardait ces braves soldats quitter le secteur pour une bien périlleuse mission, Sam s’aperçut que le pilonnage covenant avait cessé.

            -   Allez les gars ! On se replace sur le front !

       Le spartan sortie alors des ruines, suivit par les troupes de choc orbitales et plusieurs dizaines de marines. Le reste des forces de défense, voyant le super-combattant reprendre position, quittèrent la protection des bâtiments pour se replacer derrière les frêles couverts des carcasses de voitures civiles. Déjà, les milliers de grognards fonçaient vers les humains, courrant sur leurs courtes pattes. Ceux le plus en avant allaient aussi vite qu’ils le pouvaient pour éviter d’être piétiner par leurs camarades, hurlant pour faire monter leur adrénaline et contenir la douleur de leurs muscles en surchauffe. 

 

       Le sol tremblait sous les pas de ces innombrables combattants, et les marines qui se trouvaient à côté de Sam commençaient à succomber à la peur devant cette marée qui fonçait droit sur eux. Ils sont nerveux, c’est clair. Nous devons attendre avant de décimer l’infanterie, mais si nous ne tirons pas, les covenants vont se douter de quelque chose. Laissons donc nos troupes faire quelques tirs.

 

               -         A toutes les troupes sur la ligne de front, ouvrez le feu, mais modérez vos tirs.

       Les marines délivrèrent sans attendre une redoutable pluie de plomb qui faucha les grognards comme du blés. Les survivants piétinaient les cadavres ou trébuchaient dessus, se retrouvant parfois à terre et se faisant piétiner à leur tour par leurs congénères enragés. Les nombreux morts ne changeaient rien à la détermination des grognards, qui ne voyaient rien d’autre que les humains devant eux. Mais les armes de ces petits extraterrestres avaient une trop courte portée pour être efficace d’aussi loin. Il leur fallait avancer encore un peu avant de répliquer. Il faut juste que le piège soit en place au moment où ils seront capables de tirer.

            -    Chef ! fit le sergent Mallow dans la liaison COM. Notre équipe est en place avec le détachement, en attente d’ordres, chef.

            -     Reçut. A toutes les unités antichars, feu à volonté sur les blindés ennemis !

       Plusieurs dizaines de traînés de fumée filèrent depuis les bâtiments des deux côtés de la rue, pour percuter les chars covenants dans une série d’explosions flamboyantes. Les lourds véhicules étaient certes résistants, mais pas au point de résister à autant d’explosifs. Chaque cible nécessitait deux tirs de roquette bien placé afin de rendre l’âme, libérant une formidable quantité de plasma lorsque ses réserves étaient touchées. Mais les chars ennemis étaient nombreux, et seuls une vingtaine succomba avant que les équipes de démolitions tombent à court de munition. Il nous reste cependant nos propres chars, avec les marines postés derrière leurs lignes. Nous pourrions les utiliser tout de suite, mais ce serait les envoyer au massacre pour nous éviter le pilonnage. 

      Pendant ce temps, les grognards continuaient d’avancer implacablement, et les premiers d’entre eux se trouvèrent suffisamment près pour tirer. Leur avancée ne s’arrêta pas pour autant, la première ligne étant entraînée par le flux derrière eux. Ils poursuivirent alors leur progression acharnée vers les humains, délivrant en pleine course quelques rafales d’une pitoyable précision. Cependant, il ne leur restait plus qu’une dizaine de mètre à parcourir jusqu’aux humains…

       Sam saisit alors une fusée éclairante accrochée à sa ceinture et l’alluma d’un mouvement étrangement calme par rapport à la situation. Puis il attendit un long instant, avant de la lancer vers les flaques de carburant étalées devant les défenseurs. L’objet décrivit une courbe harmonieuse dans les airs pour apporter sa flamme au liquide incandescent qui créa instantanément un véritable mur de feu.

       L’obstacle aveugla les grognards les plus proches, qui eurent un bref mouvement de recule. Suffisant pour être rattrapés par leurs congénères et jetés à terre avant d’être écrasés sous des centaines de combattants enragés. Ceux-ci n’eurent pas le temps de voir les flammes et s’y jetèrent sans réfléchir, se transformant subitement en torches vivantes. Certains d’entre eux n’eurent pas beaucoup le temps de souffrire de leurs brûlures, leurs réservoirs de méthanes dorsaux explosant sous la chaleur, dispersant tripes et boyaux au quatre coins de la ligne de front.

            -   Snipers ! hurla Sam dans la liaison COM. Visez les élites ! Tirez pour tuer !

       Des une volée impressionnante de balles traçantes traversèrent les centaines de mètres séparant les tireurs des grands extraterrestres aux armures bleue, transperçant leurs boucliers corporels pour atteindre les chaires, perforant ces puissants guerriers de part en part. Certains d’entre eux, aux armures de couleurs plus vives, semblaient posséder des boucliers plus résistants, nécessitant plusieurs tirs pour être pénétrés, mais dans l’ensemble, ce fut un véritable carnage.

      Voyant leurs frères tomber par dizaines, le reste des élites se mit à couvert derrière les chars qui pointèrent de nouveau leurs canons vers le ciel. Et merde ! C’est bien ce que je craignais : ils vont passer au plan B et nous pilonner à mort. Mais on va tourner ça à notre avantage. 

            -   Equipes de démolition ! Activez les charges !

      Les bâtiments situés des deux côtés de la rue entre les chars et l’infanterie de grognards disparurent brusquement dans  une violente explosion qui souleva un énorme nuage de fumée. Une bruit assourdissant de fin du monde accompagna l’effondrement des hauts buildings, et lorsque l’écran de poussière de dissipa, un énorme barrage de ruines s’étendait sur toute la largeur de la rue. Il était tellement haut que les chars ennemis n’eurent plus aucun angle de vue sur la ligne de front humains. Malgré cela, ils firent feu quand même, tirant au jugé et se fiant au hasard.

       Et justement, cette trop grande confiance en la chance fut une grossière erreur. En effet, au lieu de toucher les défenses humaines qui ne s’étendaient que sur une mince ligne en travers de la rue, les obus plasmatiques se dispersaient un peu partout autour des soldats du CSNU. Les explosion parsemèrent le champ de bataille, touchant rarement les humains, dépassant parfois leurs position, et ravageant souvent les rangs des grognards. Les pauvres petits extraterrestre dont les effectifs étaient compactés devant le mur de feu furent décimés par les tirs de leurs alliés qui semblaient peu se soucier de leur sort.

       Pendant ce temps, les snipers continuaient de s’occuper des combattants d’élites covenants, leur position sur-élevée leur donnant un excellent angle de tir par-dessus le barrage de gravas. Il n’y avait pas assez de couvert pour tous les élites, et les feux croisés des tireurs humains eurent raison d’un grand nombre de ces redoutables guerriers, qui n’avaient pas l’équipement pour rivaliser avec des snipers. C’est le moment idéal pour refermer le piège. 

            -   A tous les chars ! Attaquez ! Escouades de marines en soutient. Ne gaspillez pas vos munitions. Snipers ! Ne laissez pas les élites interférer.

       C’est donc avec un effet de surprise total que les puissants chars scorpions déboulèrent d’une rue adjacente pour prendre les blindés covenants à revers, leurs canons ayant une superbe vue des blocs moteurs ennemis, ainsi que des nombreux élites qui se cachaient derrière les véhicules. Un déluge d’obus s’abattit, chaque tir détruisant un tank extraterrestre, tandis que les mitrailleuses lourdes en tourelle se chargeait d’éliminer l’infanterie. Celle-ci se dispersa aussitôt afin d’éviter d’être anéantie par les explosions, mais se retrouva dans la ligne de mire des snipers. Pris sous un feu nourris devant et derrière leurs positions, les élites covenants tombaient comme des mouches. Lorsqu’ils ne furent plus qu’une petite poignée de combattants, ils décidèrent de charger héroïquement les chars humains. Une action aussi héroïque que désespérée, et totalement suicidaire. Quant aux tanks ennemis, ils mirent trop de temps à effectuer leur demi-tour, leur lenteur les laissant à la merci des scorpions qui eurent rapidement raison de leurs homologues extraterrestre. Rapidement, il ne resta plus rien de l’arrière de l’armée covenante.

      De l’autre côté du barrage de ruines, le combat n’était pas encore fini, mais n’en était pas pour le moins déjà gagné. Les grognards, affolés par la perte de temps des leurs, ainsi que par l’effondrement derrière eux leur coupant toute retraite, les petits extraterrestres paniquèrent. Il courraient au hasard, respirant leurs réserves de méthanes par grandes bouffées qui les rendaient encore plus affolés. Mais le mur de feu s’était était par manque de carburant, et les plus courageux d’entre les grognards décidèrent de charger les humains. Quelques brefs échanges de tirs eurent rapidement raison de ces quelques téméraires.

      Sam voyait qu’il restait tout de même un grand nombre de ces petits êtres trouillards qui pouvaient reprendre leurs esprit et charger à nouveau. C’est pourquoi il quitta le couvert de la ligne de front et avança vers l’ennemi, se tournant un bref instant pour ordonner aux hommes derrière lui :

            -   Il est temps de les achever ! Soldats ! Avec moi !

      Poussant des cris de rage contre l’envahisseur extraterrestre, les centaines de marines suivirent le spartan au combat, courrant vers la multitude de grognards en débandade. Délivrant un tir nourris et précis de son fusil de combat, Sam se jeta sur les premiers ennemis qu’il rencontra, et engagea contre eux un corps à corps féroce. Sortant son large couteau de combat qu’il magnait avec virtuose, il entreprit de saigner à blanc les extraterrestres. Les troupes de choc de l’Intrépide suivirent son exemple et se mirent à combattre les grognards de toute la force de leurs poings. L’un d’eux brisa la nuque d’un ennemi d’un coup de crosse bien placé, ce qui ôta le masque respiratoire du grognards, laissant apparaître son horrible faciès à la mâchoire sans lèvres et aux dents pointues.

      Sam n’avait aucun mal à étriper ses adversaires qu’il dépassait d’au moins deux fois leur taille, et les covenants ne mirent pas longtemps à le fuir comme la peste, paniquant aussitôt que leur regard croisait la visière miroitante de ce combattant invincible. Tout le monde craint quelque chose. La défaite, la mort, l’oublie, cela dépend de ses convictions. Ces covenants n’ignorent pas la peur, mais désormais, ils craindront autre chose. Désormais, et par-dessus tout, ils craindront la colère des spartans.

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23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 12:00

Je ne sais plus si je vous en ai déjà parlé, mais pour les connaisseurs, j'aime beaucoup le manga Naruto (enfin, disons que je le connais surtout par l'animé). De ce fait, j'ai cherché de nombreuses vidéo d'AMV concernant cet univers fabuleux (j'adore le style ninja). La première que je vous propose aujourd'hui est de trés bonne qualité (d'un autre côté, c'est aussi pour cela que je vous la fait partager), et se centre sur l'intéraction entre le personnage de Naruto et celui de Hinata, qui est incontestablement le personnage féminin que je préfère dans ce manga (d'un autre côté, avec mon goût immodéré pour Rei Ayanami, mes sentiments étaient tout tracés...).

Mais je ne perd pas plus de temps et je vous livre cette superbe vidéo, basée sur une musique du groupe Negative, et intitulée Secret Forgiveness.

 Enjoy!

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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 19:01

CHAPITRE SEIZE

 

0947 heures, 2 décembre 2525 (Calendrier militaire)/ navette de largage Pélican en approche de New Boston, planète Médusa V. 

            Le lieutenant Anderson devenait de plus en plus nerveux. Tous les rapports d’éclaireurs faisaient état d’une importante force ennemie en marche vers cette partie précise de la ligne de front. Une force composer d’environ mille fantassins divers et une centaine de chars antigravs. De nombreux appareils volants aux formes étranges semblaient avoir été rassemblés dans un parc à un kilomètre d’ici, en attendant de venir harceler les marines avant l’assaut.

            Cela faisait maintenant quatre heures que les combats avait commencé sur Médusa V, et le lieutenant avait déjà eut quelques occasions de voir les combattants covenants. Il avait été surprit de voir cet amalgame de diverses races totalement différentes les unes des autres combattre côtes à côtes. Il avait également été surpris par leur puissance de feu. Les gilets de protection des marines ne servaient presque à rien contre le plasma surchauffé de ces étranges armes. De nombreux soldats étaient hors de combats pour cause de graves brûlures. Et il y avait aussi ces armes bizarres qui tiraient des cristaux violets semblant détecter les cibles pour se diriger automatiquement vers elles. Ces projectiles se fichaient dans la peau des victimes et explosaient une ou deux secondes après, causant de très graves hémorragies internes condamnant la cible à une mort lente et certaine. Ce sont de terribles armements. Et nous n’avons certainement eut qu’un aperçut de leur technologie… 

            Les troupes du lieutenant avaient aménagé une ligne de défense avec les carcasses de véhicules qui encombraient les rues. C’étaient des barricades de fortunes, mais elles étaient suffisamment résistantes pour encaisser les tirs d’infanterie. Par contre, Anderson doutaient que de si frêles protection puissent résister à des tirs de blindés.

            Le lieutenant savait que, sans renforts, lui et ses hommes étaient foutus. Au début de l’affrontement, il disposait de cinq cent marines forts et bien entraînés, mais plus de la moitié d’entre eux étaient morts ou incapables de se battre. Par contre, les dix tank scorpions que possédait sa compagnie étaient toujours intacts, mais ils n’allaient pas tarder à tomber à court de munition, et particulièrement au niveau des obus. Juste au moment où des munitions anti-char seraient le plus utiles… 

            Bien sûr, les troupes de défense de toutes la planètes convergeaient vers New Boston, mais ils ne pouvaient pas arriver directement ici. Et la plupart des navettes de transport qui atteignaient la ville préféraient renforcer le front Sud, croyant que le Nord était à l’épreuve de tout. Le seul espoir pour Anderson et ses troupes provenait de ce groupe de renfort qui s’était manifester sur la liaison COM il y a quelques minutes. Le lieutenant pria silencieusement pour qu’ils soient correctement équipés contre des chars.

            C’est alors qu’il aperçu de nombreuses silhouettes surgire des bâtiments situés derrière de la ligne de front. La fumée causée par le bombardement permanent l’empêchait de voir clairement les nouveaux arrivants, mais il repéra une silhouette beaucoup plus grande et beaucoup plus imposante que les autres. Qu’est-ce que c’est que ça ? 

       -   Soldats ! fit le lieutenant à ses hommes postés à ses côtés. Nous avons de la visite. J’espère que ce sont les renforts mais tenez-vous prêts à tirer quand même.

            Les marines se mirent alors en position, braquant leurs fusils vers les formes inconnues. Le lieutenant saisit son fusil de sniper et activa le zoom de sa lunette pour observer le géant qu’il avait aperçut. Il semblait porter une armure, car il n’était pas visible sur la vision thermique, mais les autres formes autour de lui étaient clairement humaines. Ils amènent un prisonniers ? 

            Soudain, un obus de plasma s’écrasa non loin du groupe en approche, et l’écran de fumée fut soufflé par l’explosion. Le lieutenant put alors voir très distinctement l’énorme combattant spartan qui avançait vers lui et ses hommes, appuyé par un groupe de troupes de chocs et deux escouades de marines. Nom de Dieu… alors les rumeurs sont vraies. Ils existent ! 

            Le spartan s’arrêta devant le lieutenant et le salua brièvement avant d’annoncer :

       -  Lieutenant, si vous ni voyez pas d’inconvénient, je prends le commandement de la défense de la ville.

            Anderson tenta de répondre, mais aucun son audible ne sortit de sa gorge. Il se contenta alors de hocher la tête en signe d’approbation.

       -   Parfait, fit le spartan avant de s’adresser aux marines qui se trouvaient sur la ligne de défense. Ecoutez-moi tous ! A partir de maintenant, je prends en charge cette opération. Obéissez à mes ordres sans discuter, et une plus grande part d’entre vous survivrons. Je veux des snipers postés sur les toits des bâtiments en retrait. Que les hommes équipés de lance-roquettes se postent en embuscade au niveau des étages inférieurs, accompagnés chacun d’une escorte de trois soldats. Les blindés, repliez-vous deux rues en arrière et attendez mes ordres. Le reste des troupes, tenez la position et renforcez au mieux vos barricades.

            Les hommes ne perdirent pas un instant et exécutèrent les ordres du super-combattant. La plupart d’entre eux savaient de quoi il était capable, et sa présence redonnait de l’espoir. Sans compter qu’il était accompagné par un bon groupe de soldats, dont les effectifs ne seraient pas de trop pour défendre le front. Les troupes de choc prirent place avec le spartan au milieu de la ligne, tandis que les deux escouades de marines se placèrent sur leurs flancs. En quelques minutes, tout le monde était en place.

            Le lieutenant Anderson, plus habile au fusil de sniper qu’à autre chose, s’était posté sur le toit d’un immeuble en ruine, qui offrait une vue parfaite sur presque toute la longueur de St Paul Street. Il tenta de contacter d’éventuelles navettes de largage en approche, mais aucun renfort ne semblait disponible. Ca ne fait rien. Maintenant, nous avons le plus puissant des tanks avec nous… 

            C’est alors que les premiers covenants apparurent au loin. Anderson pointa son sniper sur les arrivants, et vit alors la véritable marée de grognards qui courrait en direction de ses hommes. Il y avait au bas mot un millier de ces petits combattants, équipés de pistolets plasma et de ces lanceurs d’aiguilles. Derrière eux se trouvait un bon nombre d’autres extraterrestres à la forme humanoïde mais beaucoup plus grands qu’un humain, portant des armures complètes et éclatantes. Ils semblaient diriger les autres, leur hurlant des ordres de leurs bouche ornée de deux affreuses paires de mandibules.

            Anderson avait déjà eut l’occasion de voir en action plusieurs de ces grands salopards. Ils étaient équipés de boucliers corporels qu’il fallait d’abord affaiblir avant de pouvoir les blesser, et portaient des armes beaucoup plus destructrices que celles des grognards. Leurs terribles fusils à plasma déversaient de véritables pluies plasmatiques dont une seule décharge pouvait perforer un marine. Ils font sans doute partie de la race des élites des covenants. Un seul d’entre eux peut venir à bout d’une escouade complète de troupes régulières. Leurs équipements et leurs tactiques sont incroyablement développés. Ils sont capables de coordonner leurs troupes comme une meute de loup à la chasse. J’espère qu’ils ne sont pas aussi nombreux que ces grognards. Je préfèrerai nettement faire affronter un million de ces petites saletés à mon bataillon plutôt qu’une seule escouade de leur espèce. 

            Et derrière cette véritable armée qui avançait vers eux, Anderson pouvait déjà apercevoir les longues colonnes de blindés qui s’apprêtaient à les pulvériser.

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21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 22:47

Bon, je sais que mes lecteurs sont principalement issus de la communauté de Halo, un monde de brutes épaisses, de flingues de hautes technologies, d'extraterrestres béliqueux, de violence et de guerre (et que j'ai beaucoup, en conséquence de tout ce qui précède...). Mais j'aimerai ponctuer ce blog par quelques instants de douceur ou de détente, histoire de faire dans la diversité et l'agréable. De ce fait, il est possible que de nombreuses AMV (Anime Music Vidéo) issus de différents univers viennent mettre un petit peu de variété sur ce blog.

Et la première est une AMV qui m'a beaucoup ému en tant que fan du personnage de Rei Ayanami (du manga Evangélion). Elle est basée sur une musique que j'ai trouvée trés belle est totalement en accord avec le personnages: Damaged, du groupe Plummet.

Bonne visualisation!

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21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 19:10

CHAPITRE QUINZE

 

0942 heures, 2 décembre 2525 (Calendrier militaire)/ navette de largage Pélican en approche de New Boston, planète Médusa V. 

            L’entrée dans l’atmosphère s’était passé sans encombre. Les covenants ne semblaient pas considérer que trois seules barges de débarquement puissent compromettre leurs plans sur ce monde. Seulement, ils étaient bien loin de savoir ce que contenaient ces vaisseaux. L’escorte de chasseurs Longswords avaient reçu l’autorisation de Sam pour rejoindre l’orbite et aider la flotte. Ils seront certainement plus utiles là-haut… 

            Alors qu’ils traversaient l’épaisse couche nuageuse recouvrant cette partie de la planète, les Pélicans continuaient de trembler sous la pression causée par leur rapide descente quasi verticale. Une fois les nuages dépassés, Sam put observer la ville de New Boston qui subissait les assauts terribles des covenants sous une pluie torrentielle. Des explosions éclairaient la cité dont le courrant semblait avoir été coupé tandis qu’on pouvait déjà apercevoir les plus gros blindés des deux factions faire mouvement ça et là.

            A l’image de l’ancienne ville de Boston, située sur Terre, New Boston avait été construite au bord de la mer qui constituait la limite Ouest de la cité. Elle consistait en une métropole très développée au niveau du littoral, entouré d’une banlieue résidentielle à l’architecture très moderne, avec au Nord les imposants chantiers navals.

            Le croiseur covenant n’était pas exactement au-dessus de la ville, mais seulement à quelques kilomètres à l’Est de celle-ci, et on pouvait voir sous son énorme corps une véritable armée en train de se déployer pour encercler New Boston. De nombreuses pièces d’artilleries aux formes étranges étaient déjà étalées dans une grande plaine un peu plus au Sud, et déversait sur la ville une avalanche de plasma, abattant les buildings aussi facilement que de simples arbres. La cité était en ruine, et Sam doutait beaucoup qu’elle survive, mais il ne devait pas penser à l’échec. Imaginer que l’échec est possible, c’est accepter cette possibilité, et donc aller vers elle, et vers la mort. Nous défendrons cette ville quel qu’en soit le prix.

            L’espoir était toujours là. D’autant plus que les forces de défenses de toute la planète commençaient à affluer vers New Boston. Les premiers bataillons d’infanterie commençaient à harceler les troupes covenants, tandis que des navettes débarquaient déjà des renforts au milieu des ruines de la ville. Les assiégeants devenaient les assiégés. Seulement, cela ne nous explique pas ce qu’ils sont venu faire ici. Ils auraient put se contenter de vitrifier la planète, mais ils acceptent de sacrifier un nombre considérable de soldats dans un assaut terrestre. De plus, même avec leurs compétences et leurs équipements, je doute que le contenu de ce seul croiseur puisse éliminer toutes les troupes de marines postées sur ce monde. 

            En effet, Médusa V était un important centre de construction naval qui produisait une importante part des vaisseaux de guerre de ce secteur spatial. De ce fait, cette planète disposait d’une importante flotte de défense, mais aussi de nombreuses divisions d’infanteries et de blindés pour se défendre de toute attaque d’envergure de la part des rebelles. Seulement, les covenants disposaient de moyens beaucoup plus grands et de troupes de bien meilleures qualités, et ce monde n’était pas encore prêt à subir l’un de leurs assaut.

            Les Pélicans débarquèrent au milieu de New Coplay Square, l’un des derniers endroits où il y ait suffisamment d’espace pour atterrir. Sam descendit le premier de l’appareil et donna immédiatement ses instructions :

       -   OK, les gars ! Je veux de la discipline et de l’efficacité. Tout le monde reste groupé et en alerte. Troupes de chocs, vous prenez la tête avec moi. Marines, la première escouade reste au centre de la formation et la seconde ferme la marche. En avant !

            Les soldats se mirent alors en route, se dirigeant vers la partie Est de la cité, où les combats étaient les plus violents. Progressant lentement à travers les décombres, ils ne rencontrèrent presque aucune présence humaine, ne se heurtant qu’à de rares civils qui voulaient savoir ce qui se passait. Mais ces simples gens s’enfuirent tous à la vue de Sam, dont l’apparence était quelque peu effrayante, il faut bien l’avouer. De toute façon, je ne suis pas ici pour me faire des amis. 

            Tout en continuant de marcher vers l’ennemi, Sam testait toutes les fréquences radios pour contacter les forces des marines qui restaient dans la ville :

       -  Troupes de défense de New Boston, ici groupe de renfort Alpha, répondez !

       -  Ici compagnie D, groupe de renfort, fit une voix après quelques minutes. Quel est votre position ?

            Sam consulta son ordinateur intégré qui lui afficha une carte complète de la ville, ainsi qu’un marqueur indiquant sa position actuelle.

       -  Nous sommes à l’embranchement de Boylston Street et de Brookline Avenue. Quelle est la situation ?

      -  Nous avons établi une ligne de défense au niveau de St Paul Street avec la 121ème compagnie blindée. Si vous arrivez à nous rejoindre, ça pourrait nous être utile, car les covenants semblent déterminer à nous enfoncer. Ils sont en train d’acheminer des chars antigrav vers notre position, et ça risque de chauffer.

            Un deuxième marqueur apparut sur la carte digital de Sam. Les marines se trouvaient à peine à 1km200 à l’Est. Les rejoindre ne devrait pas poser de problème. C’est plutôt résister contre une compagnie de char covenants qui risque de poser quelques problèmes… 

       -  Compris, fit-il dans la radio. On arrive.

            Immédiatement, il se tourna vers les marines et troupes de choc qui le suivaient, et activa les haut-parleurs de son armure.

       -  Soldats ! Les troupes de cette ville ont établi un front défensif une dizaine de rue plus loin. Ils font état d’un grand nombre de blindés ennemis qui convergent vers eux. Nous devons les rejoindre avant ces chars afin de leur filer un coup de main. Alors on se dépêche !

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20 octobre 2006 5 20 /10 /octobre /2006 11:17

CHAPITRE QUATORZE

 

0934 heures, 2 décembre 2525 (Calendrier militaire)/ croiseur de combat du CSNU l’Intrépide, en approche de Médusa V. 

            La flotte venait tout juste de sortir du sous-espace, après 73 minutes de voyage. La situation de la planète ne semblait pas encore désespérée, car des combat se déroulaient toujours en orbite, de rares vaisseaux humains survivants donnant du fil à retordre aux covenants. Dès qu’ils furent à porté de communication des survivants, Harold lança immédiatement un appel :

            La puissante flotte humaine sortit du sous-espace à quelques dix-mille kilomètres à peine de la planète. On pouvait encore y voir en orbite des tirs zébrer l’espace, causant quelques explosions occasionnelles. Apparemment, les restes de la flotte de défense mettaient à mal des efforts des covenants. Le capitaine Welser s’empressa de demander une communication avec les survivants :

      -  Ici le capitaine Harold Welser, officier en charge de la mission d’exploration de Zakref III. Nous revenons renforcer la défense. Quelle est la situation ?

      -  Et bien c’est pas trop tôt ! s’exclama une voix affolée dans la radio. Il était temps que vous reveniez ! Ces salopards essayent de nous dézinguer depuis une heure !

      -   Veuillez vous identifier, monsieur, insista sévèrement Harold.

      -   Capitaine Codovan.

      -  Capitaine Conovan, j’ai besoin de savoir exactement ce qui se passe ici. Les effectifs ennemis, leurs armements et leur positionnement.

      -  Compris, monsieur. Nous avons deux croiseurs covenants dans le secteur. L’un est escorté par cinq frégates et s’occupe à nous traquer dans les débris de la bataille. L’autre a pénétré l’atmosphère et s’est positionné au-dessus de la ville de New Boston. Nos propres forces terrestres tente de résister à leur invasion, mais leurs troupes sont nombreuses et bien équipées.

     -   Merci de ces renseignements. Tenez bon le temps d’adopter une stratégie adaptée.

            Sur ces mots, Harold ordonna au lieutenant Patrics de couper la liaison avant de se tourner vers Sam. Celui-ci comprit que le capitaine attendait ses ordres. Cependant il n’était pas un stratège des combats spatiaux. Il était un fantassin, un combattant attaché à la terre ferme et aux affrontements en deux dimensions. Il me faut échapper à ce futur carnage. Apparemment, les autres spartans ne sont pas là. Ou pas encore… Cela vaudrait mieux pour moi que j’aille les attendre à la surface.  

      -   Capitaine, faites préparez un Pélican et une escorte de chasseurs Longswords afin de m’emmener à New Boston avec une escouade de TCAO. Je vous redonne pleine autorité sur votre flotte. Faites de votre mieux pour occuper les vaisseaux ennemis en orbite.

      -     A vos ordres, monsieur.

            Sam se dirigea alors vers le hangar à navette et fit signe de le suivre aux TCAO qui se trouvaient dans la salle. Ceux-ci s’exécutèrent, mais leurs visages n’exprimaient en rien une quelconque joie d’aller au combat. Et même si son ouïe améliorée permit au spartan d’entendre les marmonnement agressifs des soldats à son encontre, il ne prit pas la peine de les blâmer, et se contenta de leur imposer le silence d’un geste de la main. C’est clair, ils ne m’aiment pas. Mais ils restent tout de même de bons soldats sur lesquels je vais devoir compter pour m’occuper des covenants. Mieux vaut ne pas leur en vouloir…

            Lorsqu’ils arrivèrent au hangar, les pilotes étaient déjà rassemblés sur le pont et recevaient leurs ordres de mission. Il y avait là cinq chasseurs Longsword qui se prépaient à escorter la navette Pélican jusqu’à la surface. Deux autres vaisseaux de largage avaient été préparer afin d’y emmener également une vingtaine de marines supplémentaires. Sans doute une initiative du capitaine. J’aurais préféré qu’il garde ses troupes de défense pour résister à un éventuel abordage, mais s’il juge qu’il peut se passer de ces hommes, autant en profiter. 

            Sam s’avança vers les pilotes qui le remarquèrent aussitôt. Certains eurent du mal à cacher leur effroi en voyant son énorme armure, et durent accrocher leur regard aux yeux du spartan pour s’assurer de son humanité.

      -  Ecoutez-moi tous ! fit Sam de sa plus forte voix. A partir de maintenant et pour la durée de notre mission sur cette planète, vous êtes son mon commandement. Je ne tolèrerai aucune insubordination d’aucun d’entre vous, et je tiens à ce que ce soit bien clair.

            En lâchant ses mots, Sam se tourna légèrement vers les TCAO sans toutefois trop insister son ordre du regard. Ils doivent bien comprendre qui commande. Même s’il ne savent rien de moi, ils ont entendu suffisamment de rumeurs pour me craindre. Et de toute façon, une fois les combats commencés, ils verront par eux-même ce dont je suis capable. Espérons seulement qu’ils ne déconneront pas… 

       -   Allez ! On grimpe !

            Les soldats se dépêchèrent de monter dans les appareil et les pilotes prirent place à leurs commandes. Une première vague de Longsword quitta le hangar afin de sécuriser la zone, puis ce fut au tour des navettes de largage, suivie par une deuxième vague de chasseurs. Le convois se dirigea à pleine vitesse vers la surface de Médusa V, et la ville de New Boston. Même s’ils étaient bien loin de la flotte covenante, celle-ci ne tarderait certainement pas à les détecter. 

            Debout au milieu de la soute du Pélican, Sam observait les mines nerveuses des troupes de choc. Ils n’avaient encore jamais affronté les covenants dans un combat terrestre, et ne savaient probablement pas à quoi ils ressemblaient. Serrant leurs armes avec anxiété, ils se préparaient mentalement à affronter ce nouvel ennemi. Ces hommes ont surtout affronté des rebelles dans les abordages de vaisseaux et assaut de repères pirates. Des adversaires souvent peu entraînés et moyennement équipés. Et maintenant ils doivent combattre ces extraterrestre à la technologie si terrifiante. 

            Prenant conscience de l’importance de cette pensée, Sam se plaça au fond de la soute, juste à côté du poste de pilotage, et se tourna vers les TCAO. Enlevant son casque pour les laisser voir son visage humain, il leur annonça :

      -  Soldats ! Ce jour et un jour important pour vous. Car c’est le jour où vous allez affronter pour la première fois ce nouvel ennemi impitoyable et encore inconnu que sont les covenants. Ne vous méprenez pas sur eux : leurs troupes, composées d’une alliance de plusieurs races extraterrestre surprenantes, sont bien entraînées, et disposent d’une technologie redoutable. Les sous-estimer serait une erreur très grave pouvant entraîner la mort de vos camarades ainsi que l’échec de notre mission. C’est pourquoi une fois que nous serons sur le champ de bataille, vous ne tenterez rien sans mon ordre. Suivez mes conseils et tout se passera bien. Est-ce que c’est bien clair ?

      -   Chef ! Oui, chef ! répondirent les TCAO en cœur.

      -   A vos ordre, commandant connard, fit l’un des soldats.

            Sam s’attendait à ce qu’une forte tête apparaisse. Il y avait toujours des petits rigolos dans chaque escouade de combat, qu’il s’agisse de troupes de choc ou de simples marines. L’ordinateur de son armure, qui contenait la liste de tous les soldats du CSNU, l’identifia comme le première classe Jasson O’Brian. Celui-là, il va falloir que je le calme rapidement si je ne veux pas me retrouver avec une rébellion en plein combat. 

            Sam s’avança tranquillement du soldat, un léger sourire au coin des lèvres, et s’arrêta un instant devant lui. Le TCAO semblait défier le spartan d’un regard arrogant, les deux mains posées sur son arme. Sam resta de longue secondes immobile, ne laissant rien transparaître de ses sentiments, puis sans avertissements, il saisit d’une seule main le repose-tête du siège du soldat et l’arracha à la coque du vaisseau. Cette pièce était faite d’une épaisse plaque de métal surmontée d’un revêtement de cuir, permettant aux troupes de ne pas se cogner la tête contre la cloison de l’appareil lors d’une entrée dans l’atmosphère.

            Le spartan avait agit tellement vite que Jasson n’avait même pas eut le temps de lever son arme. Et maintenant, il était trop tard pour le faire.

      -  Eh ! fit Jasson. Rendez-moi ça !

            Sans sourcilier, Sam coupa en deux le repose-tête du tranchant de la main, protégée par son armure. Soudain, le première classe se mit à trembler, tandis que ses coéquipiers observaient avec stupéfaction la formidable puissance du spartan.

      -   Et comment je vais faire pour l’entrée dans l’atmosphère ? pleurnicha presque Jasson.

      -   Et bien tu fera comme les gamins quant ils ont la trouille durant un atterrissage forcé : la tête entre les genoux.

            Les autre TCAO s’esclaffèrent soudain en voyant leur camarade planquer sa tête entre ses genoux, tremblant de tout son corps. Sam échangea quelques regards amicaux avec eux, les TCAO le regardant désormais avec confiance et respect, puis il remit son casque sans toutefois laisser la visière baissée. C’est mieux. Ils ne me considèrent plus comme un ennemi, mais comme un chef. Et un chef sais se faire respecter par la crainte, mais aussi par les plaisanteries. Maintenant, ils sont prêts.

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