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Qui suis-je ?

Hughel 2
 

Nom : Comeau-Montasse

 

Prénom : Thibault

 

Âge: 30 ans

 

Job: préparateur documentaire à la centrale nucléaire du Tricastin (prestataire pour EDF)

 

Localisation: Saint-Paul Trois Châteaux, Drôme, Rhône-Alpes, France, Planète Terre, réalité n°246820 de la simulation créatrice

 

Passions: musique, jeux vidéos, jeux de rôle, lecture et, bien sûr, écriture

 

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  « On ne fait rien d’extraordinaire sans hommes extraordinaires,

  et les hommes ne sont extraordinaires que s’ils sont déterminés à l’être. »

 (Charles de Gaulle)

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 11:09

POLITESSE

 

 

« Celui dont la crainte et le respect sont conforme aux lois de la politesse éloigne de lui la honte »

Confucius

 

Pendant un certain temps après la rédaction de mes réflexions sur le Respect, je me suis posé la question « est-ce vraiment nécessaire de faire un article complet sur la politesse ? ». En effet, le Respect et la Politesse sont deux choses très étroitement liées de par le fait que la première est un état d’esprit qui amène plus ou moins inévitablement vers la deuxième. En quelque sorte, on peut dire que la politesse consiste en un comportement particulier né de pensées respectueuses envers quelqu’un ou quelque chose. C’est une conséquence directe et volontaire du Respect. Donc si l’on suit ce raisonnement, à partir du moment où nous savons faire preuve de respect, le plus dur serait déjà fait, n’est-ce pas ?


Malheureusement, la réalité n’est pas aussi simple dans notre monde actuel. Pour vous faire comprendre la difficulté que nous devons soulever ici, je vais prendre un exemple que j’aime beaucoup et qui est issu du livre Dune, de Franck Herbert. A un moment de cette histoire de science-fiction, un entretien se déroule entre la famille noble des Atréïdes originaire de Caladan, une planète aux vastes océans, et un chef du peuple indigène de Dune, qui est un monde totalement désertique où la pluie n’existe pas et encore moins les océans. Lors de cet entretien, le chef frémen crache par terre. Les Atréïdes réagissent aussitôt avec dégoût, pensant qu’il s’agit d’un geste d’offense, alors qu’en fait il s’agit d’une marque de très grand respect dans la culture frémen car l’homme fait don d’un peu de l’eau de son corps.


Comme nous venons de le voir au travers de cet exemple, la Politesse présente autant de formes différentes qu’il n’existe de séparations culturelles au sein de l’humanité, car elle découle directement de notre éducation culturelle à chacun. De ce fait, le communautarisme tend à multiplier la diversité des formes de politesse et rend d’autant plus difficile les relations entre des individus de communautés différentes. Les communautés les plus fermées ont d’ailleurs tendance à créer des codes plus ou moins complexes (et parfois même secrets) dans la manière de se saluer ou de s’adresser la parole pour limiter ou empêcher toute intrusion d’individus étrangers. Ce sont des différences qui sont utilisées par beaucoup pour se protéger et qui amènent à un sectarisme très dangereux lorsque cela est associé à de l’intolérance primaire.


A partir de là, il existe deux solutions : soit trouver des formes de politesses universelles qui conviennent à toutes les cultures, soit accepter nos différences culturelles et adapter notre comportement pour chaque interlocuteur. Personnellement, je pense que la première solution est totalement irréalisable à ce jour mais que, sur le long terme, il s’agit probablement de la meilleure possibilité en ce qui concerne l’évolution de notre société. La politesse nait donc du Respect mais doit être aidée par un sens profond de la Compréhension pour éviter les « incidents diplomatiques » du genre de celui des Atreïdes. Il est d’autant plus difficile de savoir comment se comporter face à une culture étrangère lorsqu’on en ignore les principes, et c’est ce qui provoque beaucoup des problèmes de société dans notre civilisation actuelle : les différentes cultures se sont mélangées bien plus vite qu’elles n’étaient capables de se comprendre, de s’apprécier et de se respecter mutuellement.


Je vais laisser ici l’aspect Compréhension pour plus tard, car un article complet lui sera accordé le temps venu. Pour en revenir plus précisément sur la Politesse, je souhaiterais faire remarquer que cette vertu présente un élément essentiel qui en fait un pilier extrêmement important de ma Voie : c’est la vertu qui, pour pouvoir être exprimée pleinement et le plus naturellement possible, nécessite de savoir effacer son égo en toute circonstance. Car l’égo ne cesse de nous hurler intérieurement que nous sommes meilleur ou plus important que les autres afin de justifier un comportement égoïste, et c’est en le faisant taire ou en n’y prenant plus attention que nous pouvons agir selon la plus grande politesse possible. Cet exercice est d’autant plus difficile que notre égo est grand, soit parce que nous présentons des qualités physiques ou mentales, soit parce que nous occupons une position importante dans la société. Il s’agit pourtant de l’épreuve qui, si elle est passée avec succès, nous fait gravir la plus grande et la plus importante marche vers la perfection morale. Le baron Goswin Joseph Augustin, homme politique et écrivain belge du 19ème siècle, disait d’ailleurs à ce sujet que « La beauté comme le talent, pour avoir toute sa perfection, a besoin que la politesse lui serve de verni ».


La Politesse est la clé des cœurs. Elle est la meilleure preuve de l’Eveil spirituel car cet éveil ne peut se faire que par l’effacement partiel ou total de l’égo, cette bête intérieure dont les orgueilleuses ambitions sont incompatibles avec la courtoisie sociale. Comme disait Montaigne, « La politesse coûte peu et achète tout », et ce concept est d’autant plus vrai dans un monde où cette vertu est d’une effarante rareté. Ceux parmi la population déçue des mœurs d’aujourd’hui, presque désespérés de recevoir un tant soit peu de civilité lorsque l’on s’adresse à eux, expriment généralement la plus grande reconnaissance envers les quelques personnes qui font preuve d’une telle noblesse d’âme. Et pour les sceptique je tiens à dire que ces mots ne proviennent nullement d’un espoir utopique ou d’une imagination naïve, mais de mes propres expériences personnelles : en de très nombreuse fois dans mon travail ou ailleurs, j’ai rencontré des gens qui ont été immensément ravis de rencontrer quelqu’un qui sache faire preuve de Respect, de Compréhension et de Politesse.


Malheureusement, tout comme la vraie Politesse est l’un des principaux piliers de ma Voie, son contraire en est l’un des pires ennemis. Car comme le dit si bien Jean-Jacques Rousseau, « Le plus malheureux effet de la politesse d’usage est d’enseigner l’art de se passer des vertus qu’elle imite. » Autrement dit, l’hypocrisie est le moyen parfait de dissimuler les pires immoralités derrière une image de façade plus ou moins respectable afin de faciliter les dissimulations, les mensonges et les trahisons. La chose malheureuse ici est qu’il n’existe aucune arme parfaite contre l’hypocrisie, aucun remède miracle, aucun outil révélateur capable de nous prémunir de ceux qui en font usage pour les forcer d’une manière ou d’une autre à changer. Ceux qui ont lu mon article sur la Loyauté savent à quel point j’exècre les traitres, dont l’hypocrisie et la dissimulation sont les deux meilleures protections dans leur ignoble arsenal. Ce sont des lâches, des profiteurs et des parasites qui exploitent les autres avec une politesse de façade pour mieux servir leurs intérêts ou ceux des individus dont ils dépendent. A défaut de pouvoir se prémunir d’eux, il faut savoir appliquer des sanctions les plus sévères dans la limite des moyens dont nous disposons en tant que simples citoyens, de manière à faire des exemples et montrer notre refus de ce vice parmi les plus honteux.


La Politesse véritable, lorsque l’on sait l’exprimer volontairement, est donc la plus évidente et la plus incontestable des marques de notre potentialité à l’Eveil. Elle est celle qui demande le plus grand sacrifice : celui de notre égo, de notre orgueil, de notre amour-propre. Cela consiste à ne plus nous considérer comme le centre du monde, à ne plus voir les autres comme des êtres inférieurs, et à ne pas chercher par tous les moyens à satisfaire d’abord notre plaisir personnel. J’ai le sentiment qu’aujourd’hui, les gens ne sont polis que pour trois raisons : soit par obligation (par exemple les vendeurs de magasins qui doivent parfois supporter des clients imbuvables), soit parce qu’ils attendent ou espèrent quelque chose en échange (la pseudo-séduction d’une certaine partie de la population masculine actuelle doit être une assez bonne illustration), soit pour se protéger d’attaques physiques ou morales. Bien que ce soit des raisons parfaitement compréhensibles dans le monde d’aujourd’hui, elles n’en deviennent pas pour autant des raisons acceptables et encore moins respectables. La politesse ne devrait pas être forcée, mais naturelle.


Cette vertu ne peut atteindre sa dimension réellement bénéfique et puissante qu’à partir du moment où elle n’est plus réfléchie ou calculée vis-à-vis d’un éventuel bénéfice personnel, et qu’au contraire elle devient un réflexe comportemental permanent appliqué en toute occasion selon notre définition de la Justice. A l’inverse du Courage qui demande souvent d’accomplir des actions difficiles, souvent épuisantes et parfois à la vue d’un grand nombre de personnes, la Politesse s’exprime avant tout dans des gestes ou des paroles très simples s’intégrant parfaitement dans la vie de tous les jours. Laisser une place assise à une personne âgée, faire attention au volume de sa voix lorsqu’on répond à un appel dans un lieu publique, aider quelqu’un qui peine à accomplir une tâche, s’adresser aux gens de manière courtoise et posée… les exemples sont extrêmement nombreux.


Mais aucun de ces gestes ne peuvent être accomplis par véritable politesse s’ils ne sont pas accompagnés de la marque la plus sincère de cette vertu spirituelle : le sourire. Pour ceux qui craignent que les gens se méprennent sur la signification de ce sourire et n’y voit une marque d’ironie, de mépris ou d’autre sentiment malsain, je leur propose de s’exercer dans la glace en faisant particulièrement attention à leur regard. Si vous parvenez à afficher un vrai sourire de politesse, franc et entier, un sourire de gentillesse profonde et de bienveillance universelle, vous constaterez que votre regard ne peut en aucun cas être pris pour autre chose. Ce regard, cette attitude, ce rayonnement de votre âme, tout cela vous apporte une dignité et une grandeur qui ne peut être contestée, en dehors des aveugles, que par les individus de mauvaise foi ou par certains de ceux qui n’ont jamais connu la politesse et qui sont donc effrayés par elle. Reste à savoir si cet état d’esprit pourra être changé un jour lorsque cette vertu aura suffisamment réapparu dans la vie de tous les jours.


Et avant de terminer cet article, je tiens à préciser que le prochain traitera d’une qualité qui est une forme de politesse particulièrement importante et utile dans nos relations avec les autres mais aussi dans notre cheminement vers l’éveille spirituel, ainsi que pour aider les autres à accomplir ce même éveille s’ils le souhaitent.

 

Prochain article : L’ECOUTE

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commentaires

Joelaindien 02/11/2012 16:44

Hello ! un passage et un petit coucou pour te signaler que suite à l'ouragan Sandy, et les debâts sur les conséquences du réchauffement climatique j'ai fait une carte des catastrophes naturelles
dans le monde depuis 2008, très instructif sur certains points ! @+